Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.

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5.8.08

Les skieurs ne pourront pas glisser sur le territoire du grand Tétras

Le juge administratif de Toulouse vient de suspendre le défrichement de Mijanès qui avait été autorisé par le Ministre de l'Agriculture pour développer la station de ski de Mijanès-Donezan. Celui-ci a estimé que les impacts en forêt seraient trop importants et nuiraient au grand Tetras, ce grand coq de bruyère menacé de disparaître. Les skieurs devront aller se faire cuire un oeuf et chercher d'autres pentes. Cette fois-ci, la Justice ne permettra pas de se divertir sur le territoire d'une espèce qui doit survivre.


Un grand merci au Juge pour rappeler aux politiciens que la prise de conscience doit être collective.


Mijanès : Le grand Tétras sauvé, le défrichement n’aura pas lieu !


La température augmente au Costa Rica

Le Refuge de Vie Silvestre Gandoca Manzanillo souffre du réchauffement économique. Le développement touristique déforeste, assèche, brüle sans se préoccuper le moins du monde de ce qui lui servira d'enseigne, une exubérante biodiversité aujourd'hui menacée.


Brûlis à Punta Uva - février 2008

4.8.08

Arnaques au Congo


Greenpeace vient de publier un nouveau rapport d’investigation Arnaques au Congo dénonçant l’évasion fiscale orchestrée par le groupe Danzer, une importante compagnie forestière de la région. Le rapport démontre que cette multinationale allemande blanchit ses profits à l'étranger pour échapper à la fiscalité locale.


La République Démocratique du Congo est l'un des pays les plus pauvres de la planète. Ses ressources naturelles sont pillées par des sociétés européennes laissant derrière elles toujours plus de misère.

Et qui retrouvons-nous tout au bout de la chaîne ? Toujours le même, ce consommateur nombriliste, sans aucun soupçon de fraternité.


Greenpeace dénonce l'évasion fiscale orchestrée par les compagnies forestières européennes


« prendre le problème de la corruption à bras-le-corps

et mettre fin au pillage » 

3.8.08

"Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours"

Ces crises économiques, guerres pétrolières, crises énergétiques par ci, catastrophes financières par là, toutes ces informations modérées, dédramatisées, reformulées et aseptisées nous échappent. Et pourtant ces informations économiques sont intimement liées à la protection de l'environnement. Mais qui se préoccupe de penser que sa consommation est le moteur de ce désordre mondial ? Les médias désinforment ou distraient pendant que les transnationales bombardent le monde de leurs publicités.


Mais quelles sont ces voix qui annoncent la fin des jours heureux ? Qui osent affirmer que nos modes de vie vont être frappés durement lorsque nous aurons épuisé tout le pétrole ? Que notre consommation augmente en toute insouciance malgré quelques alertes... 


Mais bien sûr, il fallait y penser ! Qu'allons-nous faire sans pétrole ? Lamentablement, les gouvernements manquent cruellement de bon sens et doivent supporter des personnages comme Yves Cochet (député vert et ex-ministre de l'environnement) qui apporte des solutions inévitables pour sauver le monde de cette crise mais qui visent à neutraliser les industries énergétiques par une diminution de la consommation... Des solutions qui n'arrangeraient pas les affaires d'une poignée de magnats et seraient, de plus, interprétées comme des restrictions de liberté publique.


"Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c’est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n’est pas un simple choc pétrolier - comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 - c’est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits : 1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ; 2) l’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre de pétrole (économie) ; 3) l’intensification des guerres et du terrorisme pour l’accès aux ressources non renouvelables (géopolitique). Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d’abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l’énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains - la plus importante du monde à cette époque - allait croître jusqu’en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l’ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd’hui - en 2008 - le maximum de la production mondiale de pétrole. Ceci est un évènement exceptionnel dans l’histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l’ensemble de l’économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L’image mentale de la « croissance » - du PIB, de la population, du nombre d’automobiles… - se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu’aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d’évitement ou d’adaptation n’auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l’offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu’à présent. Aujourd’hui, la demande dépasse l’offre. Cette nouvelle situation d’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L’inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l’agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens(*) - croyants en une corne d’abondance éternelle - estiment tranquillement que le croisement des courbes de l’offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l’ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier. La consommation d’énergie ne peut que croître. L’avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l’énergie doit tendre vers le coût marginal. J’estime, au contraire, que le prix d’une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n’est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d’intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d’achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c’est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n’en possèdent pas, ou n’en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l’Allemagne n’en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd’hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l’Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31% de la production, ne contribuent qu’à 6% de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11% ; consommation : 3%) et en Amérique latine (production : 10% ; consommation : 6%). À l’opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l’Amérique du Nord (production : 18% ; consommation : 30%), l’Europe (production : 9% ; consommation : 22%) et l’Asie-Océanie (production : 10% ; consommation : 28%).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l’accès à l’abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C’est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l’intermédiaire de leurs compagnies transnationales. Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l’accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s’annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés - du bois au charbon, du charbon au pétrole - étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité (c’est LE problème). Afin d’en repousser un peu la date et d’en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l’apprentissage de la sobriété (c’est LA solution). C’est-à-dire, politiquement, une perspective d’autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d’énergie, une mobilisation générale de la société autour d’une sorte d’économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l’immensément complexe cycle du carbone, l’aval du cycle, désormais connu sous l’appellation de « changement climatique », est aujourd’hui l’objet d’une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l’environnement) destinées à réduire ou à s’adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l’amont du cycle du carbone, c’est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours." source : Yves Cochet : La fin du monde tel que nous le connaissons

Conférence d'Yves Cochet en mai 2008 pour le Collectif Parisien

 pour la Décroissance (en 6 parties)



« Il y a une opposition majeure entre deux modèles, deux visions d’avenir. Les cornucopiens , les espèces d’optimistes béats, qui sont des théologiens de la croissance, qui pensent que la croissance c’est pour toujours, et ceux qui pensent qu’il faut regarder les faits les plus durs, et que ça va décroître. » Yves Cochet : La plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité


(*) cornucopien vient de "cornucopia", terme de la mythologie grecque qui signifie corne d'abondance.

Le WWF participe à l’escroquerie des Jeux ‘neutres en carbone’

Les Jeux olympiques devraient libérer plus d'un million de tonnes de carbone dans l'atmosphère. Pourtant la Chine affirme qu'ils seront pratiquement neutres en carbone. Ce qu'en pense le WRM (Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales) :


"Le problème est que beaucoup de personnes croient honnêtement à la possibilité d’être « neutres en carbone », surtout parce que, comme on dit, il suffit de répéter un mensonge assez souvent pour qu’il devienne une vérité. Et ce mensonge en particulier est répété à satiété par de nombreux « experts » qui ont beaucoup à gagner dans le commerce du carbone, et même par certaines organisations prétendument « vertes ».


 Tel est le cas du célèbre WWF (dont le logo montre un panda). Sa section chinoise a créé une page web spéciale pour faciliter les paiements permettant de devenir « neutre en carbone ». Le site explique que « À travers sa campagne mondiale ‘Go for Gold’, le WWF exhorte aussi les athlètes olympiques à se rendre aux Jeux de Beijing de façon neutre en carbone en donnant l’équivalent du coût en carbone de leur vol à un projet de compensation du changement climatique Gold Standard »." lire l'article : Beijing : l'escroquerie des Jeux "neutres en carbone"


Le sprint du désert

Les JO pompent l’eau de la Chine

JO : la pollution à Pékin atteint le double des normes de l'OMS

Pékin annonce une baisse de la pollution pourtant au double des normes internationales

Jeux Olympiques : Les bars de Pékin interdits aux Noirs !

Quel est l’impact réel des Jeux olympiques sur l’environnement ?

Pollution : JO Pékin 2008

Les JO, prétexte à une répression accrue en Chine

Amnesty International : Jeux olympiques et droits humains

COBOP - Collectif pour le boycott des JO de Pékin 2008

La CIPFG (Coalition pour l'investigation de la persécution du Falun Gong) vient de publier un guide sur les camps de travaux forcés installés à proximité des installations olylmpiques. Ce guide fournit les plans pour se rendre aux camps, les photos des devantures, les produits confectionnés et des cas de personnes torturées. Espérons que sur le grand nombre de journalistes présents aux Jeux, certains auront la flamme du reporteur.


Guide en anglais :

Labour Camp Guide pdf (812 kb)

Labour Camp Guide pdf (7,5 MB)

1.8.08

Le busard cendré n'a pas que des amis

Le busard cendré, ce merveilleux rapace migrateur qui passe ses hivers dans la savane africaine et vient nidifier dans nos marais, a dû progressivement changer ses habitudes du fait de la dégradation de ses sites de nidification. Les marais asséchés ont conduit le rapace à se replier dans les champs. Nichant au sol, il doit depuis affronter les moissonneuses batteuses. Grâce à des programmes de protection et au soutien des agriculteurs, ce merveilleux rapace a survécu jusqu'à présent. Chaque année avant la moisson, des centaines de bénévoles parcourent les champs afin que les progénitures prennent leur envol et échappent ainsi au fauchage. Malheureusement, même si le busard bénéficie de la compassion de certains humains, il reste à la merci de la bêtise des autres. Des actes de barbarie sont répertoriés, des individus s'attaquent aux nids, allant jusqu'à piétiner les oisillons, anéantissant d'un coup de pied les efforts de préservation de cette espèce. source