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Prenez conscience de l'état de santé de notre planète

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14.10.09

Le Citarum, étouffé par les rejets industriels et les déchets domestiques

La rapide urbanisation et l'industrialisation ont transformé le fleuve Citarum en véritable poubelle. C'est en Indonésie, à l'ouest de l'île de Java que se trouve le fleuve le plus contaminé du monde. Mais combien de temps encore la Terre va t-elle pouvoir supporter notre évolution, notre croissance, notre inconscience et notre négligence ?


‹‹ Plus de 500 usines, beaucoup d'entre elles produisant des textiles qui requièrent des traitements chimiques, s'alignent sur les presque 300 kilomètres de rives de la rivière, la plus large voie d'eau dans l'Ouest de Java, et y recrachent leurs déchets. A ces produits chimiques s'ajoutent toutes les autres sortes de détritus humains des usines et des gens qui y travaillent.

Ici, le luxe d'un service de collecte des ordures n'existe pas. Pas plus que des toilettes modernes. Tout se retrouve dans la rivière. L'eau putride est pompée dans les rizières, et des familles entières mettent leur santé en péril en y collectant l'eau destinée à la boisson, à la cuisson et à la toilette. ›› Air de Terre


green citarum


1.10.09

Les fourberies d'Arias

L'émouvant discours (si bien rédigé) du président costaricien Oscar Arias sur le changement climatique le 22 septembre dernier face aux représentants de l'ONU, a provoqué des réactions au Costa Rica. Si le Président tient des discours pro-environnement à l'extérieur de son pays, il reste cependant l'ennemi nº1 de l'environnement à l'intérieur de son pays. Préserver les forêts, créer plus d'aires protégées et impulser un développement durable sont les recommandations d'Arias mais pas les priorités de son gouvernement.


Rodrigo Cabezas, un docteur de la banlieue d'Alajuela, s'est rendu à New-York, durant la visite du Président Arias, pour protester devant l'ONU contre la politique internationale et nationale du Président.

"Président Arias : Faites dans votre propre pays ce que vous prêchez dans le monde"


Grettel Ortiz, députée à la Commission Permanente de l'Environnement à l'Assemblée Législative costaricienne, a récemment fait savoir au journal La Nación que les déclarations d'Arias en matière de protection environnementale étaient en totale contradiction avec la politique environnementale actuelle du gouvernement ; La députée a rappelé que la campagne "Paz con la Naturaleza" s'était traduite jusqu'à présent par l'impulsion d'exploitations pétrolières et de mines d'or à ciel ouvert provoquant la destruction de centaines d'hectares de forêt, et par un développement immobilier sur la frange côtière pourtant protégée.  La députée a de plus souligné le manque de gestion des ressources hydriques du pays, certaines régions seront confrontées, dans un futur proche, à une pénurie d'eau potable si le gouvernement ne réagit pas. J'ai cru bon de traduire un extrait du commentaire de Grettel Ortiz :


‹‹ Mais dans cette trame de mauvaise télé-nouvelle, il manque l'épilogue. L'épilogue est d'informer la communauté environnementale internationale que le ministre de l'environnement de l'époque, Roberto Dobles, a dû abandonner son poste pour avoir enfreint la loi en autorisant l'exploitation du fleuve Aranjuez, permis qu'il a octroyé à une entreprise dirigée en partie par des membres de sa famille. Ce cas, toujours sous investigation par le Ministère Public qui axe l'enquête sur la résolution R-428-2006, a permis à la société Agricultura Mecanizada Chapernal d'exploiter gravier, sable et pierres du fleuve Aranjuez. Le principal actionnaire de cette entreprise est Jorge Dobles Sánchez, l'oncle de l'ex-ministre et cousin du président Óscar Arias Sánchez.

L'ex-ministre a été le protagoniste de la diminution des parcs nationaux, comme le démontre le projet de loi qui affecte le Parc Marin Las Baulas, en opposition aux discours du président Arias.

Lamentablement, le Président est tombé une fois de plus dans ses propres incongruités en citant Monsieur Dobles comme ambassadeur du changement climatique au Costa Rica. ››


Les dirigeants politiques veulent nous faire croire que leur conscience surpasse la politique économique mondiale même si leur train de vie ne correspond pas toujours à l'économie de leur pays (n'est-ce pas Oscar). De toute évidence, les conférences internationales se succèdent depuis des décennies et les débats se multiplient sans pour autant apporter de solutions concrètes.


Le discours d'Arias est disponible en espagnol et en anglais ici

L'opinion de Randall Arauz, président de l'association Pretoma ici (en espagnol)

Alternatives écologiques : Sortons de la logique du profit !


Polémiques à propos du Parc National Las Baulas


En 1990, lors de son premier mandat présidentiel, Arias reçut l'appui de plus de 150 experts internationaux de tortues marines pour protéger la plage de nidification du Parc National actuel afin d'empêcher un développement d'infrastructures côtier. Cinq ans plus tard, grâce à des fonds privés et internationaux, le parc national Las Baulas voyait le jour afin de protéger la tortue Luth (Baulas en espagnol). Depuis, l'UICN a identifié cette plage comme le site le plus important de nidification des tortues Luth dans le Pacifique Oriental.


Malgré plusieurs conventions internationales signées par le Costa Rica pour protéger cette espèce, dont la convention interaméricaine pour la conservation et protection de la tortue marine (CIT), le 14 mai dernier, un groupe de députés présentait un projet de loi visant à modifier les limites du Parc et le convertir en Refuge National de Vie Sylvestre Las Baulas. Cette réforme propose la création d'un refuge de propriétés mixtes (publiques et privées) afin de permettre la construction d'infrastructures touristiques sur la côte ainsi que des constructions privées. La réforme, qui a pour but de satisfaire des intérêts privés, provoque de nombreuses protestations dans le pays car si elle était adoptée, elle mettrait en péril l'une des dernières populations de tortues Luth du Pacifique. Paradoxalement, le Costa Rica a formellement sollicité le poste de Secrétaire Permanent de la CIT...


Government proposes refuge of mixed ownership for Las Baulas Park

Alerta por Parque Las Baulas y recurso hídrico de la zona

Masivo apoyo al Parque Nacional Marino Las Baulas

Campaña "¡Arias, deje a las Baulas en Paz!"

Expertos piden al presidente Óscar Arias Sánchez, salvar a las tortugas Baula

Tribunal Ambiental critica venta de tierras en Parque Las Baulas

En Austria condenan reducción de Parque Marino Baulas : Michael Schnitzler critica doble discurso ecologista de Oscar Arias


Lettre de Todd Steiner, directeur et fondateur du Sea Turtle Resotration Project à San Francisco en Californie, adressée au Président Oscar Arias en réponse à son discours du 22 septembre dernier à l'ONU :

Climate Change Affects Sea Turtle Nesting Sites

traducción en español (pdf)



5.8.09

Pas de trêve pour la forêt nationale de Tongass


La forêt de Tongass en Alaska s'étend sur 7 millions d'hectares, elle est la plus grande forêt pluviale tempérée au monde (elle représente, à elle seule, près d'un tiers de la surface mondiale des forêts pluviales tempérées). Contrairement aux forêts pluviales tropicales, les forêts pluviales tempérées, plus fraîches, abritent un nombre moins important de variétés de plantes et d'espèces animales, mais la biodiversité de ces forêts est très nettement compensée par la biomasse. Située sur le littoral, la forêt nationale de Tongass s'étend sur plus de 1000 îles, elle est aussi constituée de forêts d'algues et de glaciers. Elle possède un écosystème exceptionnellement riche et est, de surcroît, la plus importante réserve de grands arbres des Etats-Unis, l'âge de certains spécimens variant entre 200 et 700 ans.


Au début du 20e siècle, la création des forêts nationales de Tongass et de Chugach n'a pas suffi à assurer la protection de ces merveilles naturelles qui, après la deuxième guerre mondiale, ont été victimes des premières exploitations à grande échelle. En 1955, deux contrats d'exploitation forestière d'une durée de 50 ans étaient signés. En 1958, le président Eisenhower signait l'Acte étatique d'Alaska (Alaska Statehood Act) qui permit en 1959, de convertir l'Alaska en 49ème état de l'union. Cette région riche en pétrole, était enfin entièrement sous l'emprise du Congrès américain. En 1980, la loi "Alaska National Interest Lands Conservation Act" modifiait l'usage des terres fournissant le bois commercial et allouait d'importants droits sur les terres forestières. La superficie des forêts diminua dramatiquement, mais n'a pas inquiété les gouvernements successifs qui satisfont, encore aujourd'hui, leurs industries capitalistes.


Guerre secrète contre l'environnement 

(extraits d'un article paru en septembre 2003)

‹‹ Le gouvernement Bush déploie tout un éventail de stratégies pour contourner le Congrès et revenir sur les lois de protection de l'eau et de l'air datant des années 70. Au mépris de l'environnement et de la démocratie, mais pour le plus grand bien des industriels. Après avoir autorisé les forages pétroliers dans une zone protégée en Alaska, Bush va livrer les séquoias géants à l'exploitation forestière. ››

‹‹ Même quand le gouvernement semble se soumettre aux exigences des écologistes, il n'en oublie pas pour autant le secteur de l'industrie. Cet été, le ministère de l'Agriculture a finalement accepté de mettre en place une réglementation datant de l'époque Clinton protégeant plus de 20 millions d'hectares de forêts nationales de la construction de routes (et donc de l'exploitation forestière). Mais il a ménagé des portes de sortie: premièrement, les gouverneurs pourront obtenir des dérogations pour les forêts fédérales à l'intérieur de leurs frontières (comme ils sont déjà nombreux à l'avoir fait) et, deuxièmement, cette réglementation ne s'appliquera pas à la majeure partie de l'Alaska, là où se trouvent pourtant les plus grandes étendues de forêts vierges. En juin, le sous-secrétaire d'Etat à l'Agriculture, Mark Rey - vétéran du lobby du bois qui s'occupe désormais de l'avenir de nos forêts -, a annoncé que plus de 1 million d'hectares de terres pourraient être ouvertes à l'exploitation dans la forêt nationale Tongass, en Alaska, l'une des plus grandes forêts vierges en zone tempérée qui abrite plusieurs espèces d'animaux très rares. ››


En 2004, l'administration Bush accordait l'exploitation de 150.000 hectares de la forêt nationale de Tongass, s'ajoutant aux 4.350.000 hectares déjà exploités (source Le Nouvel Observateur). Aujourd'hui, cet au tour de l'administration Obama de saccager cette forêt. Celle-ci vient d'approuver l'exploitation de 154 hectares, qui prévoit la construction d'une route de 11 km ainsi que la rénovation de 3 km d'anciennes routes.


Les protestations des défenseurs de la nature sauront-elles persuader l'industrie forestière d'épargner ces forêts et les espèces menacées d'extinction qui y habitent ? J'en doute mais il est de notre devoir d'apporter notre soutien à ceux qui revendiquent la préservation des dernières forêts. Une pétition (en anglais) est en ligne :


PETITION : Reverse Obama Administration's Approval of Tongass Logging


forêt nationale de tongass : Banque d'images

U.S. approves logging of 381 acres of primary rainforest in Alaska

Obama administration green lights logging in Tongass National Forest

The Tongass Rainforest: Alaska's Crown Jewel | Greenpeace USA - 2004

Tongass National Forest - US Forest Service

Alaska in Pictures : Tongass National Forest


L'association Sitka Conservation Society traque les exploitants forestiers et recense tous les développements de routes et d'exploitations forestières à l'intérieur de la forêt nationale de Tongass. Son centre d'information, qui met à disposition les informations des projets passés et futurs, a répertorié 50 projets d'exploitation forestière durant ces 10 dernières années.


L'ours polaire, une espèce menacée convertie en trophée de chasse


La fonte rapide des glaces met en péril la survie des ours polaires. Ainsi, en 2008, les Etats-Unis classait ce majestueux prédateur de l'Arctique parmi les espèces menacées. Les exportations des trophées de chasse vers les Etats-Unis ont alors été interdites. Seulement le Canada abrite deux tiers de la population d'ours polaires et est le seul pays au monde où sa chasse est encore autorisée. Ainsi, au grand désespoir des défenseurs de la nature, d'influentes associations de chasseurs américaines s'acharnent pour obtenir le retrait de l'ours de la liste des espèces menacées.


‹‹ Conservation Force est l'une de ces associations, c'est elle qui avait obtenu en 1994 la réouverture des frontières américaines aux peaux et têtes d'ours blancs, les trophées les plus généralement ramenés de cette chasse. En plus de faire pression sur le Congrès, Conservation Force combat aussi devant différents tribunaux l'interdiction d'importer vers les Etats-Unis les quelque 39 trophées aujourd'hui bloqués à la frontière. ›› source : Courrier international


La communauté internationale s'est fixée pour objectif de freiner le recul de la biodiversité, non pas de le stopper. Même cet objectif insuffisant n'est pas mené à terme. Mais comment préserver la biodiversité si les espèces menacées ne bénéficient pas d'une protection dans tous les pays ? Espérons que l'ours polaire ne rejoigne pas la liste des objectifs manqués, faudrait-il encore que le Canada interdise la chasse de cet emblème de l'Arctique...


Les ours polaires ne seront pas mieux protégés par l'administration Obama


Polar Bear Hunting in Canada, Alaska, and Kamchatka

Northwoods Adventures Worldwide Safaris - Polar Bear Hunt

Polar Bear Hunting with Adventure Northwest 

Bear Hunting Magazine

Film Hunting : Loaded for polar bears

Bear Hunting Trophy Photo

Bear Hunting Videos

USA Lists Polar Bear as a Threatened Animal


des images qui se passent de commentaire...


24.7.09

Industrie pétrolière et environnement, 10 ans plus tard

J'ai trouvé sur le site internet de l'Assemblée Nationale un rapport d'information datant de 1999, sur le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et leurs impacts sociaux et environnementaux. Nous pourrions penser que ce rapport appartient au passé et bien non ! Les lobbies pétroliers n'ont pas évolués.


Ce rapport traite du respect aléatoire des normes éthiques par les compagnies pétrolières et des conventions internationales bafouées (protection internationale des droits de l'homme, organisation internationale du travail, conventions antipollution et anti-corruption). Le modèle français est cité : le jeu trouble d'Elf au Congo, l'implantation controversée de Total en Birmanie, l'intervention de la justice dans les affaires Elf-Aquitaine et l'Etat, le défenseur des intérêts économiques des compagnies pétrolières françaises et quasiment inexistant dans l'application des normes internationales. Un chapitre est aussi consacré au lien entre rente pétrolière et guerre : "Une guerre pour le pétrole : la guerre du Golfe", "Pétrole et conflits dans la zone caspienne", "La guerre civile en Angola et au Congo-Brazzaville", "L'insécurité chronique dans le delta du Niger", "Rente pétrolière et délitement des Etats", "Les effets pervers de la rente pétrolière en Afrique du Nord et au Moyen-Orient"...


‹‹ "L'industrie pétrolière n'offre pas l'exemple d'une activité s'ouvrant spontanément aux investigations. C'est toujours avec une grande amabilité que les compagnies communiquent les renseignements demandés, mais l'on s'aperçoit très vite que le contexte permettant de juger ces informations, ou bien est tronqué, ou bien est faussé, ou bien fait défaut. Votre Rapporteur a été bien souvent fasciné par des déclarations présentées comme des évidences, des raisonnements donnant tout à fait l'impression d'être l'expression du pur bon sens, des affirmations la main sur le coeur ébranlant le plus sceptique des auditeurs, et qui se révèlent en fin de compte autant de fausses pistes, autant de traquenards intellectuels, autant d'inexactitudes. Avançant dans un labyrinthe dont il ne peut jamais avoir une vue d'ensemble, l'enquêteur ne sort de l'enlisement que pour se retrouver à son point de départ. On pourrait dresser une sorte d'itinéraire initiatique de l'industrie du pétrole au cours duquel il s'agirait d'échapper au lac des idées reçues, éviter de tomber dans la fosse du prix Rotterdam, maîtriser le dragon des degrés API, tenter de sortir intact de la Villa des rabais ; après avoir donné la bonne réponse au sphinx interrogeant tous les passants sur le montant du prix de transfert, parviendrait-on enfin à la Salle de vérité ? Rien n'est moins sûr." Tel était le sentiment exprimé au nom de la commission d'enquête sur les sociétés pétrolières opérant en France par Julien Schvartz dans un rapport célèbre déposé le 6 novembre 1974. Vingt-cinq ans plus tard, qu'en est-il ? La nature de leurs relations avec les Etats a-t-elle évolué ? Comment les grands groupes pétroliers influencent-ils les relations internationales ? Quelle est leur stratégie face à la mondialisation de l'économie et de l'information ? Perçoivent-ils de la même façon les exigences toujours plus fortes de leurs clients quant au respect de l'environnement ? Sont-ils plus sensibles à la situation des droits de l'Homme dans les pays où ils opèrent ? ››


‹‹ Malgré leur lien étroit avec leurs Etats d'origine lorsqu'il s'agit de défendre âprement leurs intérêts économiques, les grands groupes pétroliers ont une tendance fâcheuse à relativiser, voire à s'affranchir du respect des conventions internationales. Peu importe que l'Etat de leur siège social en ait été le promoteur et les ait ratifiées. Quand elles opèrent dans des pays peu soucieux du respect des normes éthiques édictées par la communauté internationale, les compagnies pétrolières tendent à agir en fonction des règles minimales propres à ces pays. Cette attitude cynique et contre-productive en termes d'image, encore largement répandue, tend à s'assouplir. Certains groupes pétroliers ont évolué sous la pression des ONG relayées par l'opinion publique, rarement sous celle de l'Etat de leur siège social. Ces Etats (pays membres de l'Union européenne et Etats-Unis) s'érigent volontiers en modèle dans les enceintes internationales quand il s'agit d'édicter et de faire respecter les droits de l'Homme et les normes sociales et environnementales. Capables de combattre pour défendre ces valeurs - ce fut le cas au Kosovo et récemment au Timor oriental - ces Etats semblent atteint de schizophrénie tant ils montrent peu d'empressement à exercer un contrôle sur les agissements des compagnies pétrolières dans les pays où elles opèrent, même si elles sont par leur simple présence complices de régimes politiques détestables (Birmanie, Congo) et directement ou indirectement de désastres sociaux et environnementaux (Nigeria). ››


Pour finir, en annexe, un questionnaire qui parait sortir tout droit de chez Greenpeace : Quelle est la proportion de cadres issus des grands corps de l'Etat dans les compagnies pétrolières françaises ? Les compagnies pétrolières disposent-elles d'une influence décisive sur la politique intérieure des pays concernés qu'ils soient producteurs ou consommateurs ? Comment traitent-elles avec les Etats non-démocratiques ? Quel rôle jouent-elles dans les conflits inter-étatiques et les guerres civiles ? Quels rapports entretiennent-elles avec les forces de sécurité et l'armée des Etats en guerre civile ou politiquement instables ? Comment répondent-elles aux accusations de financement occulte de partis politiques et de corruption de certains gouvernements ? Pourquoi les revenus du pétrole profitent-ils si peu aux populations des pays producteurs en Afrique notamment ? Des compagnies pétrolières ont-elles été poursuivies ou condamnées pour des infractions économiques ? Comment les conventions internationales en matière de respect des droits économiques et sociaux sont-elles appliquées ? Comment les compagnies pétrolières respectent-elles les normes internationales sur le respect de droits humains à l'égard des populations autochtones notamment dans les Etats qui n'ont pas souscrit aux conventions internationales de protection des droits humains ? Comment les conventions internationales sur le respect de l'environnement sont-elles appliquées par les compagnies pétrolières ? Comment les compagnies pétrolières gèrent-elles leurs relations avec les populations habitant dans les zones de prospection et d'exploration ? Comment l'impact d'une exploitation pétrolière sur l'environnement est-il évalué avant, pendant et après ? Quelles sont les précautions prises par les compagnies pétrolières pour éviter des accidents : incendies, propagations de pétrole, marées noires, etc. ? Quels sont les effets produits par le démantèlement des plates-formes pétrolières ? Comment les compagnies pétrolières assurent-elles la dépollution des sites de raffinage et de distribution de leurs produits ? Quelles sont les mesures prises pour éviter la pollution de la mer par les navires transportant du pétrole ?...


Lire le rapport d'information


Dix ans plus tard, les points évoqués sont toujours d'actualité : guerres, pollutions, violation des normes et des conventions internationales. L'industrie pétrolière n'a pas souhaité obtempéré, ni même se conformer aux  normes élémentaires. Sa course aux profits restera meurtrière jusqu'à épuisement de cette ressource.


Galerie photos de Paul Taggart : Nigeria : Oil

Projet Sakhaline 2 en Russie qui comprend un gazoduc, un oléoduc de

800 km, une usine de gaz naturel liquéfié, deux plateformes pétrolières

et un terminal pétrolier

Accidents sur des sites Total : la loi des séries continue mais était prévisible

Amnesty International dénonce la pollution pétrolière au Nigéria

Russie : Accord à l'amiable autour de Sakhaline-2

L'industrie pétrolière a apporté la pauvreté et la pollution au delta du Niger

Nigeria: la pollution causée par l'exploitation pétrolière a des effets désastreux

Nigeria: Shell sur le banc des accusés

Combien Total rapporte à la junte birmane

Pollution à Ath Mansour

Congo-Brazzaville: Pointe-Noire et environs victimes de la pollution pétrolière

Russie : Les bois grandissent malgré la pollution due aux hydrocarbures

Fuite importante sur un gisement pétrolier en Alaska

Total frôle les 11 milliards d'euros de profits sur 9 mois

Pollution petroliere sous-marine par Perenco Gabon a Etimbwe

Sexe, drogue et pétrole - Scandale aux Etats-Unis

Pollution pétrolière au Tchad - La terrible pollution pétrolière !

Kashagan : pharaonique et dévastateur

Bas-Congo : alerte à la pollution pétrolière à Moanda

BP : pollution au pétrole en Alaska

USA-Alaska : pollution suite à rupture d'un oléoduc

Un pétrolier s'échoue en Alaska

L’Alaska en Danger. Forage petrolier dans une reserve protegee

Le pétrole et la criminalité d'Etat

Le Congo desarmé face à la pollution pétrolière


Vidéo - Perenco Les tribulations d'un pétrolier français en Equateur

Vidéos - Des tribus de l’Amazonie contre un géant du pétrole

Vidéo sur les dégâts de Texaco en Amazonie (en anglais et espagnol)


Perenco et les forces armées démantèlent un barrage érigé par les Indiens

Pérou : Perenco investit en masse dans le pétrole

« Marée noire » en pleine forêt Amazonienne

Une compagnie française sur le point d'envahir le territoire d’Indiens isolés

Les derniers peuples libres sont harcelés par les entreprises pétrolière et forestières

Perenco, l'or noir français en Amazonie

L'entreprise Perenco en Amazonie équatoriale : pollution, maladies et mort


Chevron Texaco en Equateur, "le procès environnemental du siècle" :


Pour la première fois, en 2003, un lobby pétrolier comparaissait devant la justice d'un pays du "tiers monde" suite à une plainte déposée par des communautés en 1993 devant la Cour fédérale de New-York qui aura attendu 10 ans pour renvoyer l'affaire devant les tribunaux équatoriens.


Texaco pollueur : des Indiens d'Amazonie accusent

Poursuites judiciaires contre une compagnie pétrolière pour dommages à l’environnement

Procès contre Chevron Texaco en Equateur

Equateur : Les marais noirs de Texaco

Le pire désastre pétrolier du monde : Texaco en Amazonie Equatorienne

L'Equateur accuse Texaco de «crime contre l'humanité»

Equateur : peuples indigènes & pétrole

Amazonie : la compagnie chevron texaco dans le box des accusés

Frente de Defensa de la Amazonía - texacotoxico.org


Les sables bitumineux, un désastre écologique :


‹‹ L’extraction des sables bitumineux est ce qui se passe actuellement et constitue un scandale écologique dont la plus grande partie reste d’ailleurs à venir. Le principe est facile sur le papier : on enlève la couche de surface (jusqu’à 75 m), puis on ramasse le sable bitumineux pour l’emmener aux unités de traitement pour séparer le sable du bitume. La pollution est infernale et les conditions d’extraction abominables. L’exposition à l’air et à l’eau des mines à ciel ouvert provoque la formation de gaz sulfureux (nauséabonds à l’extrême en faible concentration et mortels à plus forte concentration) et d’acide sulfurique hautement corrosif, sans compter la destruction du site de la mine. Le chauffage de l’eau pour l’extraction nécessite de l’eau qu’on ne peut pas recycler du fait de la présence d’acide corrosif après utilisation, et de l’énergie qui fait grandement baisser le taux de récupération par rapport aux réserves. Le sable une fois traité ne peut pas être utilisé pour un autre usage car contenant toujours une part de bitume et de soufre et donc doit être stocké en attendant de pouvoir être remis dans la mine. Enfin, le bitume récupéré doit passer par un process lourd (cracking et hydrogénation) pour pouvoir être commercialisé aux raffineries (le résultat est un "pétrole de synthèse" qu’on appelle "syncrude", bien que ce nom soit une marque, un peu ce qui s’est passé avec "frigidaire" dans le monde de l’électroménager). ›› Le scandale incontournable de l’exploitation des hydrocarbures


‹‹ La détérioration environnementale majeure que subit le Nord de l’Alberta ne fait pas les premières pages de nos valeureux médias. À croire l’information, on pourrait penser que la pollution incroyable causée par l’exploitation des sables bitumineux n’existe pas. Cette semaine, il aura fallu un reportage du réputé National Geographic pour que cette réalité soit, un peu, même très peu dénoncée. D’ailleurs, je me demande si les lecteurs de cette page ont même vu passer la nouvelle. Le texte qui suit a été soumis aux journaux "officiels" mais l’article n’a pas été retenu pour publication. ›› Les sables bitumineux de l'Alberta


En janvier 2007, le Parti Communiste du Québec dénonçait la scandaleuse exploitation du sable bitumineux à Alberta. :  ‹‹ "Non seulement, le Canada ne pourra jamais remplir ses objectifs, tels que fixés par l'Accord de Kyoto, mais le Canada pourrait également se retrouver avec un désastre écologique, sur une échelle encore jamais vue, si rien n'est fait pour corriger le tir. Le pire dans tout cela réside dans le fait que la production de pétrole découlant de cette exploitation des sables bitumineux est, à 100%, destinée au marché américain et n'est donc pas essentielle.  Pas une goutte de ce pétrole n'est envoyée ailleurs au Canada; tout ce pétrole est envoyé via différents oléoducs vers les USA.  Ici même, au Québec, c'est à l'étranger qu'il faut acheter notre propre pétrole.  Et c'est d'ailleurs à la suite des pressions américaines qu'on parle maintenant d'aller encore plus loin dans l'exploitation de ces sables.  Encore une fois, nos politiciens, en Alberta comme à Ottawa, semblent plus préoccuper à faire plaisir aux maîtres de la Maison-Blanche à Washington qu'à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Pendant ce temps, les sables bitumineux sont devenus le théâtre du plus important chantier de construction au monde.  On parle là-bas d'une des plus grandes réserves de la planète, encore très peu exploitée." ›› Un désastre sur une échelle encore jamais vue


‹‹ L’extraction d’un seul baril de pétrole par ce procédé nécessite 4 tonnes de sable bitumineux et génère quelques 125 kg de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. De surcroît, la production d’un baril de pétrole entraîne le rejet d’environ 5 barils d’eaux usées. Ces eaux usées, d’une extrême toxicité, sont acheminées vers des énormes bassins de décantation et de rétention. Un désastre en attente, ces bassins, très acides, contaminés par des substances toxiques comme le titane de zirconium, sont situés, dans certains cas, tout à côté de la rivière Athabasca. ›› Ombres au paradis


Sables pétrolifères de l’Alberta, un désastre environnemental

Sables bitumineux : Shell condamné pour greenwashing

Sables bitumineux du Canada: du pétrole à n’importe quel prix

Catastrophe écologique au Canada - le pétrole en cause

Enquête Radio Canada : Alberta, sables bitumineux : La plus grave menace

Projet Sincor (Venezuela) de Total Fina Elf : bitumes de l'Orénoque

Halte aux sables bitumineux | Greenpeace Canada

La pollution de l’eau | Greenpeace Canada

Les sables bitumineux en images | Greenpeace Canada

Classic Canadian Tours : Alberta Oil Sands Tour


Actu Pétrole - mondialisation.ca

Actu Pétrole - lesmotsontunsens.com

Pétrole - Livres : Les renseignements généreux

Liste des marées noires et pollutions répertoriées par date

Liste des raffineries de pétrole dans le monde (en anglais)


23.7.09

Littérature : environnement et mondialisation

Voici une sélection de livres pour mieux comprendre la domination du monde.


          


  (1) Le Marché de la faim de Erwin Wangenhofer et Max Annas (la vidéo)

  (2) Le climat otage de la finance ou comment le marché boursicote avec les

       droits à polluer de Aurélien Bernier

  (3) Quand les multinationales gouvernent le monde de David C. Korten

  (4) L'empire de la honte de Jean Ziegler (autre lien) - (interview)

  (5) Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial de

        Michel Chossudovsky

  (6) L'eau de Vivendi, les vérités inavouables de Jean-Luc Touly et

        Roger Lenglet (autre lien)

  (7) Le piège ! Les Esclaves d’aujourd’hui de Binka Le Breton

  (8) Conscience et environnement de Pierre Rabhi

  (9) L'or africain - Pillages, trafics & commerce international de Gilles Labarthe

       et François-Xavier Verschave

(10) Le grand secret de l'industrie pharmaceutique de Philippe Pignarre

(11) Comment les riches détruisent la planète de Hervé Kempf (autre lien) 

       (son site Reporterre)

 

autres ouvrages d'Hervé Kempf :

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme (2009)

La guerre secrète des OGM (2003)

Coup de chaud sur la planète : Les dérèglements climatiques (2001)

La révolution biolithique : humains artificiels et machines animées (1998)

La baleine qui cache la forêt : enquêtes sur les pièges de l'écologie (1994)

L'économie à l'épreuve de l'écologie (1991)


Livres - Les renseignements généreux


Dailymotion : L'empire de la honte - Jean Ziegler