Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et états d'âme.

19.10.08

Diminution des stocks disponibles dans le plus grand magasin du monde

La pêche en mer perd 50 milliards de dollars par an


‹‹ Témoignant de la crise qui touche le secteur, le dernier rapport de la Banque Mondiale et de la FAO a évalué à 50 milliards de dollars les pertes économiques annuelles de la pêche en mer. La surpêche ainsi qu’une mauvaise gestion des pêcheries mondiales représenteraient les principaux facteurs à l’origine de ce manque à gagner.


Intitulé « Les milliards engloutis : justification économique pour une réforme des pêches », ce dossier a étudié les mécanismes qui ont amené le secteur de la pêche à enregistrer de tels déficits. Pointant du doigt l’extrême surcapacité de la flotte mondiale, il dénonce une concurrence accrue qui, combinée à la raréfaction des ressources halieutiques, conduit à une stagnation de la productivité et à l’inefficacité économique. Ainsi, alors que les prises mondiales en mer stagnent autour de 85 millions de tonnes par an depuis plus d’une décennie, le rendement des pêcheries (prises par pêcheur ou par bateau) a baissé. D’après le rapport, "si les stocks mondiaux étaient recomposés, environ la moitié de l’effort de pêche existant suffirait à atteindre les prises actuelles".›› Lire la suite


"pertes économiques", "manque à gagner", "stagnation de la productivité", "stocks mondiaux"... les océans sont vraiment considérés comme de vulgaires entrepôts ou sont stockées les provisions alimentaires. La biodiversité marine se résume en quotas, les forêts en stères, au bout du compte, je me demande pourquoi les Etats adoptent des politiques de développement durable alors qu'ils ne laissent aucun répit à la nature. Tout le monde se fiche bien de l'environnement et les océans sont les premiers victimes de cette humanité exterminatrice.

Jusqu’à ce que tous les poissons aient disparu...

Surpêche, la mort des océans

L’érosion des ressources halieutiques

Pêchez-les tous (Dieu reconnaîtra les siens)

Les oiseaux de mer victimes de la pêche industrielle

Un premier guide pour consommer des poissons ''durables''


15.10.08

La célèbre pêcheuse d'espadon du Maine hors-la-loi

Vous vous souvenez du film En pleine tempête (The Perfect Storm) de Wolfgang Petersen ? une histoire vraie dans laquelle Mary Elizabeth Mastrantonio interprète le rôle de Linda Greenlaw. Survivante de l'ouragan Bob qui a frappé le Massachusetts et le Maine en 1991, Linda Greenlaw est la dernière personne à avoir été en contact avec le bateau Andrea Gail. Considérée comme l'une des meilleurs capitaines par l'industrie de pêche de la côte Est, ses best-sellers l'ont depuis, rendu célèbre (The Perfect Storm s'est vendu à des millions d'exemplaires).


En septembre dernier, à peine rentrée d'une tournée de promotion pour ses livres, Linda enfilait ses bottes et son imperméable pour la NBC-TV qui souhaitait produire une série, en 8 épisodes, sur la pêche à l'espadon. Selon ses parents, Linda avait accepté de faire ce voyage éprouvant physiquement et mentalement parce qu'elle pensait que ce travail allait propulser sa carrière d'écrivain. Mais elle n'aura pas eu le temps de s'épuiser entièrement puisqu'elle a finalement été arrêtée par les autorités canadiennes pour pêcher illégalement dans les eaux territoriales du Canada. Le comique de l'histoire est que l'activité pirate a été filmée par la NBC. Linda a été conduite à Terre-Neuve en menottes suivie d'une ordre de reporters et caméras tandis que les espadons de la région fêtaient la nouvelle.

The Ellsworth American

Linda Greenlaw arrested in Canada on fishing boat - Boston.com

14.10.08

Sundari au secours des derniers rhinocéros de Bardia

Le parc national de Bardia, situé au sud-ouest du Nepal dans la région du Teraï, est célèbre pour ses tigres royaux du Bengale, ses dauphins du Gange, ses crocodiles géants, ses éléphants sauvages et ses rhinocéros. Mais ces espèces menacées ne sont pas les seules habitantes de Bardia, plus de 30 espèces de mammifères, 250 espèces d'oiseaux et de nombreux reptiles et poissons ont été répertoriés dans les forêts, prairies et rivières du parc, vestige des anciens territoires de chasse de la famille royale népalaise.



En 1973, le WWF entreprit de réintroduire une centaine de rhinocéros dans ce parc (l'espèce avait totalement disparu à Bardia) : ‹‹En collaboration avec le gouvernement du Népal, le WWF protège le rhinocéros indien. Au programme : capture d'animaux pour les réintroduire dans d'autres réserves, renforcement de la lutte anti-braconnage, amélioration de la gestion des parcs nationaux où vivent des rhinocéros ou encore un programme visant à faire bénéficier les populations locales des revenus du tourisme.›› WWF - Nos succès


En 2003, le WWF annonçait le succès de l'Opération Rhino : ‹‹Grâce à cette opération, la population de rhinos du Parc National Royal de Bardia compte maintenant près de 100 individus, c’est-à-dire le nombre minimal recommandé par le Groupe des Spécialistes des Rhinos d’Asie, qui est un panel d’experts scientifiques, pour constituer une population viable. Les translocations de dix rhinos qui auront lieu cette année seront donc les dernières à Bardia, pour le moment. Mais cela ne veut pas dire que le travail est terminé. « Il est essentiel de contrôler les rhinos de façon continue au moyen des colliers-radio dont on les a équipés au moment de leur capture, pour mesurer le succès — ou l’échec — du programme de translocation, » dit Gopal Upadhyai, Conservateur en chef du Parc National Royal de Bardia›› WWF - Opération Rhino


Quatre ans plus tard, l'échec de l'opération était confirmé. En juin 2007, le WWF organisa un comptage des rhinocéros dans le parc et seulement 31 individus ont pu être localisés (WWF - Rhino numbers plummet in Bardia).


Nous sommes en 2008 et il semblerait que le WWF ait totalement abandonné les derniers survivants de Bardia. Aujourd'hui, c'est au tour de Sundari Wildlife Project d'intervenir en dénonçant le massacre de rhinocéros dans le parc.


L'histoire de Sundari-Wildlife Project est touchante, une petite association née d'une passion qui lutte avec conviction. Ses années d'expérience sur le terrain lui auront permis aujourd'hui d'accuser publiquement, preuves à l'appui, les autorités du braconnage qui sévit sur Bardia.


‹‹(...) les commanditaires de ces massacre répétitifs sont en fait les autorités et les pouvoirs en place (le personnel du parc, l'armée,...) qui considèrent que ce parc national, ce joyau, est leur petite entreprise très lucrative, dont ils peuvent jouir à leur aise...

Ils s'octroient le droit de vie et de mort sur des espèces en voie d'extinction, des merveilles de la nature, qui tombent tour à tour sous le poids des balles meurtrillères des fusils mitrailleurs SLR, que seules l'armée et la police peuvent posséder.››


Les ONG internationales ont continuellement besoin de renouveler leurs campagnes pour atteindre leurs objectifs financiers... Mais aujourd'hui, qui a le plus besoin d'être aidé ? Le WWF pour entreprendre une réintroduction dans un autre parc ou Sundari pour tenter de sauver les derniers rhinocéros de Bardia ?


Des rhinocéros braconnés au Népal

Parc national de Bardia au Népal, Sundari révèle un massacre de rhinocéros

Le travail du WWF pour les rhinocéros

Le site du WWF au Nepal (en anglais)

Department of National Parks and Wildlife Conservation - Nepal


Voici une liste (que j'ai pu trouver sur la toile anglo-saxonne) répertoriant la riche biodiversité du parc de Bardia :


ENDANGERED ANIMALS : Rhinoceros, Wild elephant, Tiger, Swamp deer, Black buck, Gharial crocodile, Marsh mugger crocodile, Gangetic dolphin.

ENDANGERED BIRDS : Bengal florican, Sliver-eared mesia, Sarus crane, Lesser florican.

COMMONLY MAMMALS : Langur monkey, Rhesus monkey, Common leopard, Jungle cat, Fishing cat, Large and small Indian civets, Palm civet, Hyena, Wild dog, Jackal, Sloth bear, Otter, Porcupine, Bandicoots, Blue bull (Nilgi), Sambar deer, Hog deer, Barking deer and Wild boar.

COMMONLY BIRDS : Flycatchers, Babblers, Sunbirds, Drongols (7 species), Eurasian thicknee ruddy, Shelduck, Warblers, Bulbuls (5 species), Woodpeckers (10 species), Barbets (4 species), Bee-eaters (4 species), Kingfishers (4 species), Parakeets (4 species), Doves (5 species), Pigeons (3 species), Red-wattled lapwing, Common peafowl, Red jungle fowl , Merganser duck, Black-necked stork, White-necked stork, Painted stork, Egrets (4 species), Herons (5 species) and Cormorants.

12.10.08

Le nucléaire, une énergie durablement mortelle

Deux barres d'uranium sont actuellement suspendues au couvercle de la cuve du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Tricastin. Cet incident est survenu lors d'une récente opération de maintenance qui a été immédiatement interrompue et le bâtiment rapidement évacué. Ces deux assemblages, pesant chacun quelques centaines de kilos, risquent à tout moment de se décrocher et déclencher une réaction nucléaire.


‹‹une éventuelle chute des deux assemblages pourrait avoir deux conséquences : un risque de criticité, à savoir le déclenchement d’une réaction en chaîne incontrôlée, et un risque de relâchement à l’intérieur et à l’extérieur de la centrale de produits de fission gazeux, selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire›› univers-nature.com


Cet "incident" semble contrarier sérieusement les experts qui connaissent les risques d'une telle intervention pour décrocher les deux assemblages. J'ai bien l'impression que le pays de la haute technologie va avoir besoin du facteur chance... Mais les français sont-ils au courant de la situation ?

Agoravox - Tricastin : vers une évacuation des populations ?

dissident-media.org / Infos nucléaire : Tricastin

VillesurTerre.com - Tricastin / Impacts

Sortir du Nucléaire - Tricastin : danger nucléaire

Comment peut-on qualifier l'énergie nucléaire de "durable" et "propre" alors que ses déchets sont une calamité pour notre santé et l'environnement et qu'elle nous fait encourir des risques incommensurables. D'ailleurs, l'Autorité de Sûreté Nucléaire s'est donnée pour mission d'améliorer la gestion de la phase post-accidentelle d'un accident nucléaire afin d'assurer aux citoyens français une vie durablement contaminée au cas où... :

La démarche PAREX (Post-Accidentel / Retour d'Expérience) / Rapport (pdf)

CODIRPA (Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle)


Le saviez-vous ?


Autorité de Sûreté Nucléaire : L'échelle INES de classement des incidents et accidents nucleaires (pdf)


‹‹Niveau 1. En France : une centaine environ d'événements sont classés chaque année au niveau 1. Il s'agit d'anomalie, de sortie du régime de fonctionnement autorisé des installations ou du déroulement normal des transports en raison de défaillance de matériel, d'erreur humaine ou d'insuffisance dans l'application des procédures.››



Edito du Réseau 19/09/2008 - L'Europe frappée de plein fouet par des accidents nucléaires


‹‹La France, qui a passé un été très radioactif avec de multiples évènements en particulier au Tricastin, n’est pas le seul pays d'Europe – loin de là - frappé par les incidents et accidents nucléaires. Des scandales à répétition qui ont fait la une de l’actualité dans plusieurs pays.


En Belgique, un grave accident s'est produit le 24 août 2008 à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. L'alerte a été donnée avec une semaine de retard : la fuite radioactive s’est révélée plus importante qu'annoncée au départ. La consommation des légumes et fruits du jardin a été interdite pendant plusieurs jours. Il s’agit du plus grave accident nucléaire qu’ait connu la Belgique.


En Espagne, un important incendie s'est déclaré, le 24 août aussi, à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une trentaine d'incidents ont eu lieu depuis le début de l'année dans les centrales espagnoles. En avril dernier, on a appris qu'une fuite radioactive avait eu lieu 6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l'exploitant encourt de lourdes sanctions.


En Allemagne à Asse, la population a appris fin juin qu'une contamination de grande ampleur était en cours depuis des années dans une mine de sel où ont été stockés 126 000 fûts de déchets nucléaires. La mine était présentée comme "stable depuis 70 millions d'années" et "quasi-imperméable", mais les déchets baignent aujourd'hui dans un véritable lac souterrain dont la contamination menace de grandes nappes phréatiques.


En Autriche, un incident s'est produit dans la nuit du 2 au 3 août dans les laboratoires de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n'est que par chance qu'un accident grave n'a pas eu lieu.


En Ukraine, une fuite d'eau radioactive a provoqué l'arrêt d'un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l'Ukraine) le 10 juin.


En Slovénie, une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne avant que la gravité de la situation ne soit minimisée et sans que personne ne sache vraiment ce qui s'était passé.


La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d'uranium le 7 juillet), à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet) et à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).


Le Réseau "Sortir du nucléaire " appelle l'opinion publique à prendre conscience de la gravité des contaminations déjà occasionnées par l'industrie nucléaire et de la possible imminence d'une véritable catastrophe nucléaire dont les conséquences seraient incommensurables. Vassili Nesterenko, éminent physicien biélorusse qui vient de nous quitter, avait douloureusement mesuré ce risque avec la catastrophe de Tchernobyl et luttait désespérément auprès des enfants pour qu’on en tire les leçons. Arrêtons la fuite en avant du nucléaire avant qu’il ne soit trop tard !››



Alerte déchets nucléaires


‹‹L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires, et a mandaté l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) pour trouver ce site. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.


Mais la liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés, tant par le Ministère de l'écologie que par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et l'Andra, parlent d'un projet mené "dans la plus grande transparence" !››



Incident du 25 juillet 2006 en Suède


‹‹L’Europe est passée à deux doigts de la catastrophe nucléaire le 25 juillet à cause d’un court-circuit qui a provoqué le black-out d’un réacteur à Forsmark en Suède. Deux générateurs de secours ayant refusé de démarrer pendant plus de 20 minutes, le cœur du réacteur nucléaire n’a plus été refroidi suffisamment. Selon un ancien responsable de cette centrale, "c’est l’événement le plus dangereux depuis Harrisburg et Tchernobyl".››


CRIIAD - actualité / information

nucléaire - HNS-info

Liste des accidents nucléaires - Wikipédia

Liste des réacteurs nucléaires en France - Wikipédia

Nucléaire, qui est In qui est Out ? Enquête Eurobaromètre

Centrale nucléaire de Chinon : pollution dans la Loire

Les fuites d’uranium se multiplient en France

Nucléaire Non Merci - Danger et risque nucléaire expliqués en toute simplicité

ATOMICS ARCHIVES : La presse et le nucléaire

Info Nucléaire sommaire

Tchernoblues

Qui pense encore que l'accident nucléaire est impossible en France alors que les autorités s'y préparent ?


Croyez-vous au nucléaire sans risque ou êtes-vous prêt à faire face à une version Tchernobyl améliorée ? Connaissez-vous les sites où sont enfouis les déchets nucléaires ? Imaginez-vous la quantité de ces déchets à l'échelle mondiale ? Saviez-vous que les accidents aériens sont une crainte permanente pour les centrales nucléaires ? Pensez-vous que les normes de sécurité des centrales sont rigoureusement respectées ? Vous n'avez pas peur ?

7.10.08

Guyane Française, une représentation du savoir-faire occidental


Tristement, l'orpaillage en Guyane française est toujours d'actualité. Le WWF a récemment dénoncé cette activité illégale, responsable de graves impacts environnementaux. Les communautés amérindiennes vivant dans le Parc Amazonien de Guyane réclament une intervention urgente des autorités. Mais l'objectif de la création de ce parc n'était-il pas de protéger la forêt et ses habitants ? Si nous y avons cru un instant,  nous voilà à nouveau les pieds sur Terre. Le Plateau des Guyanes, merveilleuse forêt tropicale humide encore à l'état primaire, renferme une richissime biodiversité, 40 % des espèces végétales seraient endémiques. La France a le privilège d'en posséder une partie, la Guyane française, mais si celle-ci captive les biologistes et scientifiques du monde entier, elle n'intéresse pas le moindre du monde le gouvernement français.


Celui-ci a fait croire qu'en s'agitant quelques mois, grâce à ses opérations "Harpie", l'orpaillage illégal en Guyane ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Il fallait s'en douter, les ordonnances "Harpie" n'auront pas suffit à traiter la fièvre de l'or... Si elles ont effectivement été efficaces sur le terrain, leurs interruptions ont rendu vains tous les efforts. Les orpailleurs se sont déplacer vers le Parc Amazonien, accentuant les activités déjà existantes au coeur du parc, et vers le Surinam, déjà gravement touché par ce phénomène. Quelques mois après la fin des opérations, les chantiers illégaux reprenaient leurs activités.


Mais rassurons-nous, le thème de l'orpaillage en Guyane sera tout de même abordé au prochain Grenelle de l'environnement, nos têtes pensantes n'ont pas dit leur dernier mot. Mais j'y pense, nous auraient-elles avouer leur échec si une association écologique n'était pas intervenue ?


Espérons que le pays des droits de l'homme offrira un peu plus de moyens et de volonté à cet inestimable territoire et saura respecter ses habitants.


auteur : Axel May

son blog : Guyane Orpaillage

Orpaillage - Écho de Guyane

Les verts de Guyane : l'orpaillage

Orpaillage en Guyane - Wikipédia

WWF - L’orpaillage clandestin détruit la biodiversité en Guyane

FNE - Pour un schéma minier en Guyane

La télédétection au service de la Guyane - CIRAD


L'environnement, condamné par l'indifférence générale

Je souhaiterais réagir au commentaire posté récemment par P. Nativelle sur Une humanité kamikaze.


Voulant comprendre sa colère, j'ai parcouru ses sites internet. Tous dénoncent une situation intolérable : une aire naturelle saccagée en toute impunité, une grave contamination démentie par les autorités, un désintérêt total de la part des associations écologiques, des élus politiques et des médias.


La Normandie et la pollution

varaville.ifrance.com

nativelle.over-blog.com

anarchiland.ifrance.com

Le blog de anarchiland

cabourg.varaville.site.voila.fr/

Le voila le marais de Cabourg Varaville

cabourgeais.ifrance.com

Le marais de Varaville agonise. Cette zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) se convertit en décharge publique sans même préoccuper l'une des 35 associations agréées "protection de l'environnement" sur les 70 recensées par la Direction Régionale de l'Environnement (DIREN) de Basse Normandie.


P. Nativelle aura tenter de protéger ce marais mais face aux élus incapables de remplir leur fonction mais doués pour menacer, il n'aura pas eu d'autres choix que de renoncer à se battre pour ce petit bout de nature condamné par l'indifférence générale.


Protection de l'environnement, développement durable, association à but non lucratif, autant de termes qui m'exaspèrent... Et pendant que le marais de Varaville se meurt, la DIREN de Basse Normandie nous rappelle sa mission sur son beau site internet : "La DIREN a ainsi pour mission générale de veiller dans chaque région à la mise en oeuvre d’un développement durable, à la valorisation des ressources et richesses naturelles comme l’eau, la biodiversité, le paysage, à la connaissance des données environnementales et au développement de l’écocitoyenneté."


Personnellement, je trouve la DIREN Haute Normandie plus motivée : "Il nous appartient à tous, élus, administratifs, associatifs et habitants, de préserver et de valoriser ce cadre de vie unique et reconnu, à la fois témoignage et source de savoir-vivre et de savoir-faire régionaux d’une richesse inestimable."


Sérieusement, à quoi bon s'obstiner à lutter contre le changement climatique si nous sommes incapables de protéger les aires naturelles ? Je dis "nous" parce qu'à tolérer les bavures administratives et laisser faire quelques élus à notre place, nous sommes tout autant responsable de la destruction de notre environnement.


A 8000 km de la Normandie, sur la côte caraïbe, la situation est identique, l'environnement a droit à la même indifférence, les administrations sont incompétentes, les associations inexistantes et les politiciens trop occupés à satisfaire les multinationales.


En septembre dernier, un ferry est venu dériver dans les eaux protégées du refuge où je vis. Ces eaux étant d'une extrême richesse aquatique, la vue de cette pollution flottante est rapidement devenue insupportable. Et bien malgré sa présence polluante et illégale dans cette aire marine protégée, il aura fallu supporter ce ferry durant deux semaines (le temps que soit réparé son moteur) sans aucune intervention du Ministère de l'Environnement, du Système National des Aires de Conservation ou encore de la Direction Régionale responsable des Aires de la côte caraïbe, ni même du comité de vigilance et des multiples associations du Refuge. Malgré l'aide de l'éminent océanographe costaricien Guillermo Quiros et du député Madrigal, nous n'avons pu attirer l'attention des administrations, toutes sont restées passives, hormis les gardes côtes qui ont daigné faire un contrôle anti-drogue 5 jours après l'arrivée du bateau... Bien sûr, nous avons approchés les médias qui préfèrent s'attarder sur Britney Spears en quad sur une plage du pacifique plutôt que sur un ferry en panne dans les eaux protégées d'un refuge.


Et pourtant, le gouvernement costaricien a récemment adopté une loi de protection des mammifères marins en eaux costariciennes, une loi qui n'aura pas bénéficié au Refuge Gandoca-Manzanillo...


Il est triste de constater que l'indifférence est une tare universelle.