Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.
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14.5.12
29.4.10
Plus de requin dans nos assiettes !
Ils consomment en effet prioritairement les proies faibles, malades ou âgées ce qui, à l'intérieur d'une population, privilégie les animaux les plus sains et les mieux adaptés à leur environnement.
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Sophie
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Rubriques : coups de gueule, espèces menacées, océans, vidéos
18.2.10
Les obsèques annoncées d'un majestueux félin
‹‹ Alors qu’il ne subsiste que quelques centaines d’individus vivant à l’état sauvage, les échoppes indonésiennes continuent de vendre moustaches, griffes et autres parties de cet animal. Ce commerce illégal risque d’entraîner la disparition de l’espèce. ››
Destination Thailande : un temple à boycotter
Wildlife Alliance travaille en collaboration avec les gouvernements locaux, les communautés et les ONG dans le but d'arrêter le commerce illégal de la faune sauvage mais aussi d'apporter des alternatives aux communautés. Apprécié des services secrets américains pour ses nombreuses recherches à travers le monde sur des opérations de marché noir (trafic humain, trafic d'armes...), Steve Galster a également mené des recherches sur le trafic des espèces en voie d'extinction en Amérique du Nord et du Sud, en Afrique, mais aussi en Asie et en Russie où il a organisé des programmes de protection, dont l' "Operation Amba" consacrée au tigre de Sibérie.
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Sophie
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Rubriques : actu, coups de gueule, espèces menacées, mes héros
5.2.10
Costa Rica : hôtel respectueux de l'environnement mais en zone interdite
Une fois de plus, je reviens sur la campagne costaricienne Paz con la naturaleza (Paix avec la nature), une ‹‹ initiative présidentielle lancée officiellement par le Président Oscar Arias Sanchez, le 6 juillet 2007 avec le fort compromis politique de lutter contre les processus de dégradation de l'environnement ››. L'un les objectifs de cette campagne est de promouvoir l'augmentation de la couverture forestière et des aires protégées. Mais alors pourquoi le président Arias a t-il inauguré l'hôtel Le Caméléon en 2009 ?
Cet hôtel appartenant au Groupe hôtelier international Fashion Hotels, s'est emparé d'un bout de plage pour accommoder au mieux les heures de bronzette de ses clients. Le hic ? Cette parcelle se trouve à l'intérieur du Refuge National de Vie Sylvestre Gandoca Manzanillo dans les 50 premiers mètres côtiers, une zone totalement protégée. Avant l'arrivée du Caméléon, cette parcelle était une forêt (de même que l'endroit où se trouve l'hôtel), mais quelques permis douteux ont autorisé la dégradation de l'endroit, déforestation et assèchement du sol par drainage. Certes, cette extension abusée du Caméléon reste illégale au regard de nombreuses lois de protection de l'environnement mais elle n'aura pas empêché le président costaricien d'inaugurer cet hôtel.
Sur le site gouvernemental de la maison présidentielle, un article a même été consacré au Caméléon, indiquant que ce projet touristique avait respecté pleinement l'environnement, comme facteur déterminant de son offre publicitaire qui est de mélanger confort et nature. C'est à vomir...

Comme je l'ai rappelé dans mon message précédent, en matière de protection environnementale, le gouvernement costaricien a adopté une politique d'une hypocrisie la plus totale. Les frères Arias (Arias président et Arias ministre de la présidence) n'en finissent plus d'organiser des crimes contre l'environnement, ridiculisant sans retenue Paz con la Naturaleza. Depuis leur arrivée au pouvoir, lois et décrets sont venus clouer le bec des défenseurs de l'environnement, une législation modelée pour assurer un développement économique, mais quel développement ! Celui dont tous les pays rêvent, un développement industriel... seulement quelle industrie respecte l'environnement ? Je n'en connais pas.
La côte du Refuge lorsqu'elle est respectée

La côte du Refuge vs Le Caméléon

Le Beach Club après le passage du bulldozer et la pause de carrés de pelouse

cet endroit abritait autrefois crustacés, amphibiens, reptiles, insectes, oiseaux...
et ne recevra plus aujourd'hui que des humains privilégiés
(200 à 500 USD la nuit, profiter de la destruction de l'environnement a un prix)

Vidéo (en espagnol) d'un ami filmant discrètement les étapes de la destruction
(utilisation d'une tronçonneuse, bulldozer sur la plage - totalement interdit)
Autre objectif de Paz con la Naturaleza est d'inclure l'éducation environnementale pour le développement durable au programme de l'Education Publique. Il est à regretter qu'aucune éducation ne soit prévue pour les élus du peuple.
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Sophie
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Rubriques : actu costa rica, aires protégées, coups de gueule, déforestation, vidéos
23.1.10
Le capitalisme est une ordure
Le capitalisme se veut envahissant, il empiète sur tous les continents sans pour autant escompter les enrichir. Il manipule ses conquêtes afin de mieux les saigner. C'est une économie destructrice qui n'est programmée que pour quelques pays en marge de toute dignité humaine où flotte parfois un soupçon de générosité qui se traduit par des donations financières.
Valentin Mbougueng, Président de la Ligue internationale des journalistes pour l’Afrique et rédacteur en chef de la revue Afrique-Asie, pense avoir trouvé la solution pour survivre du côté des opprimés. Son message, créer une ONG pour vivre.
Humeur par Valentin Mbougueng
‹‹ Frères africains, au cours des cinquante dernières années, nous avons suffisamment enrichi l’Europe. Par notre travail, par nos ressources naturelles pillées, par nos argents publics détournés et planqués dans des banques du Vieux Continent. Il est à présent temps que nous songions à nous enrichir nous-mêmes.
Beaucoup d’entre nous partagent cette ambition légitime, mais bien peu nombreux sont ceux qui parviennent à sortir de la camisole de force de la pauvreté que les Européens nous ont enfilée. Pourquoi ? Entre autres, parce que nous pensons pouvoir utiliser le système de prédation ultra-capitaliste qu’ils ont mis en place pour nous en sortir à notre tour.
Par exemple, nombre de nos frères montent de prodigieux projets d’entreprise ou de PME et font par la suite la manche devant les guichets de banques pour obtenir un crédit. Ce qu’ils oublient, c’est que ces banques, essentiellement des succursales de banques européennes, ne sont pas là pour financer l’économie des pays africains, mais presque exclusivement, pour pomper les épargnes africaines et les orienter vers le financement des PME-PMI européennes installées en Afrique, tandis que les bénéfices mirobolants retirés de ces épargnes placées ailleurs sont rapatriés en métropoles.
De même, inutile de compter sur les gouvernements africains. La plupart d’entre eux comptent aussi sur les soutiens financiers européens, y compris pour payer leurs fonctionnaires. Que faire ? S’installer dans l’informel ? Cela servirait juste à survivre, car les travailleurs du secteur informel sont depuis longtemps plus nombreux que ceux du secteur formel. La concurrence y est, de surcroît, plus vive.
Créer une PME et faire les yeux doux à l’administration pour obtenir des marchés publics de gré à gré ? Cela peut marcher pendant un certain temps. Mais tout l’édifice échafaudé peut fondre du jour au lendemain comme beurre au soleil, lorsque le ministre protecteur est « victime » d’un remaniement ministériel, comme cela arrive fréquemment, ou quand survient un changement brutal de pouvoir, ce qui n’est pas rare.
Un ami à qui je faisais part de mon pessimisme quant à la possibilité de s’enrichir dans un tel contexte m’a donné des conseils utiles que je m’en vais vous répéter. Il faut, précisément, tirer profit du contexte, m’a-t-il dit.
De quoi s’agit-il ? Les Européens disent que nos États sont défaillants et qu’au lieu d’y injecter des fonds par la suite irrécupérables, il vaut mieux soutenir les acteurs non étatiques : associations, collectivités locales, etc. Chers frères africains, cessez de perdre votre temps devant des banques qui ne vous accorderont aucun argent susceptible de faire prospérer vos affaires. Cessez de contourner le fisc en faisant disparaître vos entreprises du secteur formel pour les faire renaître dans l’informel. Pour devenir riches, captez les fonds européens autrement : créez des ONG.
De nos jours, l’ONG nourrit bien son homme – ou sa femme, égalité des sexes oblige. Par exemple, au lieu de se casser la tête dans des montages financiers pour des projets de développement agricole pour lutter contre la faim, créez plutôt une ONG pour la sauvegarde des grands chimpanzés d’Afrique centrale menacés d’extinction, à cause des barbares de cette région qui les prennent pour du bon gibier. Vous obtiendrez à coup sûr une sinon plusieurs subventions d’Europe et d’autres parties du monde civilisé.
Il faut être malins, mes frères. Guettez les signaux émis par les grands intellos européens. Vous saurez ainsi, par exemple, que quand ils parlent des droits de l’homme, ils ne pensent pas au droit à l’alimentation, à la santé, au travail. Ces droits, pour eux, sont secondaires. Leurs vrais droits de l’homme, ce sont les droits politiques.
Par conséquent, chers frères, les ONG des droits politiques rapportent plus que les ONG à vocation sociale ou économique. Elles rendent aussi ceux qui les dirigent plus importants que les autres. Alors, créez le maximum d’associations de défense de la démocratie, de la liberté de presse, de la liberté sexuelle. Ce sont alors les subventions européennes qui viendront vous chercher.
Pour gagner toujours plus de subventions, attaquez régulièrement vos gouvernements. Que vous soyez inquiétés ou non, racontez partout que vous êtes privés de tout. Vous serez la coqueluche des médias européens. On vous déroulera le tapis rouge partout. Vous visiterez le monde entier. On vous décernera des prix, vos poitrines croupiront sous le poids de décorations.
Ne vous arrêtez pas tant que les programmes européens de financement ne sont pas achevés. Pour gagner plus, quelqu’un l’a dit, il faut travailler plus. Alors, au sein de vos ONG, faites travailler vos méninges pour maintenir vos subventions.
Par exemple, secrétez plusieurs associations satellites à qui vous reverserez une partie des fonds reçus, juste de quoi les faire survivre et donner l’illusion d’un travail en réseau. Votre lecture quotidienne doit être le site Internet de l’Union européenne. Il fournit des renseignements précieux sur les partenaires potentiels à intégrer pour avoir plus de chances d’être subventionnés, ainsi que sur la façon de rédiger les formulaires de demandes d’aides.
Dans vos projets, prenez bien soin d’indiquer en premier partenaire une ONG européenne des droits de l’homme, etc. Même dans le secteur de la « société civile », c’est celle du Nord qui domine et fixe les règles du jeu.
Vous l’avez compris : vous perdriez temps, énergie et « amis » européens en créant une ONG de défense de la souveraineté de vos États. Aucun fonds européen n’est disponible à cet effet. Aucune ONG européenne ne travaille dans un sens non européen. Et aucun parti politique européen, y compris ceux ayant accolé l’épithète socialiste, ne vous aidera sérieusement.
En réalité, en captant les fonds européens, nous ne ferions que récupérer notre argent indûment détourné par les banques et les multinationales européennes. Voler un voleur, est-ce voler ? ››
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Rubriques : coups de gueule, ONG
20.12.09
Copenhague jette un froid
‹‹ Alors que Barack Obama et Nicolas Sarkozy annonçaient un accord dès vendredi soir, de nombreux pays affirmaient ne pas avoir été tenus au courant. ›› ‹‹ Certains pays, comme le Venezuela ou Cuba, ont annoncé leur intention de ne pas le signer. ›› ‹‹ Mais l'échec de ces négociations était prévisible, tant la semaine précédente avait été agitée. ›› ‹‹ Les tensions entre les deux pays (Chine/Etats-Unis) ont été très vives, mais leurs intérêts contradictoires ont conduit à une alliance objective pour préserver leur souveraineté. Les deux pays échappent ainsi à tout objectif contraignant. La Chine s'est notamment opposée à la mise en place de mesures de vérification de l'application de l'accord. ›› Le bilan décevant du sommet de Copenhague - Le Monde
‹‹ Il faudra donc que la catastrophe serve de pédagogie. Ce dont nous avons le plus besoin, c’est d’une succession de crises. Par exemple, pendant la crise du prix du pétrole de septembre à décembre 2008, il s’est répété que le système libéral occidentalisé était dangereux et non durable. Cela a servi de choc psychologique faisant avancer la perception révolutionnaire de la structure crisique de notre société thermo-industrielle. Le baril de pétrole atteignant 150 dollars était un signal prix fort qui a laissé des traces, qui a modifié la perception des personnes. L’état d’esprit qui accueillera une nouvelle crise du pétrole, avec une perception plus aiguë des limites de notre planète, sera donc notablement différent de ce qu’il était précédemment. La taxe carbone n’est en définitive qu’un accompagnant politique, insuffisant et tardif des soubresauts de notre planète. Les objecteurs de croissance doivent savoir que le principal soutien à leur action ne viendra ni des politiques, ni des économistes, ni des consommateurs, ni des travailleurs, tous unis par l’illusion d’un niveau de vie non renouvelable : c’est la planète elle-même qui se mettra de leur côté en limitant de plus en plus sa générosité, crise pétrolière, crise climatique, crise halieutique, crise alimentaire, etc. La vulgate marxiste d’une classe sociale faisant la révolution ne nous sert plus à rien.›› pédagogie de la catastrophe

Les pays occidentaux ne veulent pas s'engager fermement dans la lutte contre le réchauffement climatique, même s'ils en sont en grande partie responsables. Copenhague est un échec et cela n'a rien de surprenant. Non, le pauvre bilan de ce sommet, sans contraintes, sans ambition, obtenu par des négociations de couloirs, ne nous sortira pas d'affaire. Il aura au moins servi à promouvoir la durablement mortelle énergie nucléaire (Sarkozy annonce un milliard d’euros pour le nucléaire). Les pouvoirs politiques sont incapables de prendre les bonnes décisions, la plupart ne font pas le poids face aux industries et leur bulle financière, quant aux autres, c'est à se demander s'ils ne sont pas l'industrie...
L’Union européenne baisse les bras face au commerce illégal de bois
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Rubriques : actu, changement climatique, coups de gueule
19.10.08
Diminution des stocks disponibles dans le plus grand magasin du monde
La pêche en mer perd 50 milliards de dollars par an
‹‹ Témoignant de la crise qui touche le secteur, le dernier rapport de la Banque Mondiale et de la FAO a évalué à 50 milliards de dollars les pertes économiques annuelles de la pêche en mer. La surpêche ainsi qu’une mauvaise gestion des pêcheries mondiales représenteraient les principaux facteurs à l’origine de ce manque à gagner.
Intitulé « Les milliards engloutis : justification économique pour une réforme des pêches », ce dossier a étudié les mécanismes qui ont amené le secteur de la pêche à enregistrer de tels déficits. Pointant du doigt l’extrême surcapacité de la flotte mondiale, il dénonce une concurrence accrue qui, combinée à la raréfaction des ressources halieutiques, conduit à une stagnation de la productivité et à l’inefficacité économique. Ainsi, alors que les prises mondiales en mer stagnent autour de 85 millions de tonnes par an depuis plus d’une décennie, le rendement des pêcheries (prises par pêcheur ou par bateau) a baissé. D’après le rapport, "si les stocks mondiaux étaient recomposés, environ la moitié de l’effort de pêche existant suffirait à atteindre les prises actuelles".›› Lire la suite

"pertes économiques", "manque à gagner", "stagnation de la productivité", "stocks mondiaux"... les océans sont vraiment considérés comme de vulgaires entrepôts ou sont stockées les provisions alimentaires. La biodiversité marine se résume en quotas, les forêts en stères, au bout du compte, je me demande pourquoi les Etats adoptent des politiques de développement durable alors qu'ils ne laissent aucun répit à la nature. Tout le monde se fiche bien de l'environnement et les océans sont les premiers victimes de cette humanité exterminatrice.
Jusqu’à ce que tous les poissons aient disparu...
L’érosion des ressources halieutiques
Pêchez-les tous (Dieu reconnaîtra les siens)
Les oiseaux de mer victimes de la pêche industrielle
Un premier guide pour consommer des poissons ''durables''
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Rubriques : actu, coups de gueule, océans
7.10.08
L'environnement, condamné par l'indifférence générale
Je souhaiterais réagir au commentaire posté récemment par P. Nativelle sur Une humanité kamikaze.
Voulant comprendre sa colère, j'ai parcouru ses sites internet. Tous dénoncent une situation intolérable : une aire naturelle saccagée en toute impunité, une grave contamination démentie par les autorités, un désintérêt total de la part des associations écologiques, des élus politiques et des médias.
cabourg.varaville.site.voila.fr/
Le voila le marais de Cabourg Varaville

Le marais de Varaville agonise. Cette zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) se convertit en décharge publique sans même préoccuper l'une des 35 associations agréées "protection de l'environnement" sur les 70 recensées par la Direction Régionale de l'Environnement (DIREN) de Basse Normandie.
P. Nativelle aura tenter de protéger ce marais mais face aux élus incapables de remplir leur fonction mais doués pour menacer, il n'aura pas eu d'autres choix que de renoncer à se battre pour ce petit bout de nature condamné par l'indifférence générale.
Protection de l'environnement, développement durable, association à but non lucratif, autant de termes qui m'exaspèrent... Et pendant que le marais de Varaville se meurt, la DIREN de Basse Normandie nous rappelle sa mission sur son beau site internet : "La DIREN a ainsi pour mission générale de veiller dans chaque région à la mise en oeuvre d’un développement durable, à la valorisation des ressources et richesses naturelles comme l’eau, la biodiversité, le paysage, à la connaissance des données environnementales et au développement de l’écocitoyenneté."
Personnellement, je trouve la DIREN Haute Normandie plus motivée : "Il nous appartient à tous, élus, administratifs, associatifs et habitants, de préserver et de valoriser ce cadre de vie unique et reconnu, à la fois témoignage et source de savoir-vivre et de savoir-faire régionaux d’une richesse inestimable."
Sérieusement, à quoi bon s'obstiner à lutter contre le changement climatique si nous sommes incapables de protéger les aires naturelles ? Je dis "nous" parce qu'à tolérer les bavures administratives et laisser faire quelques élus à notre place, nous sommes tout autant responsable de la destruction de notre environnement.
A 8000 km de la Normandie, sur la côte caraïbe, la situation est identique, l'environnement a droit à la même indifférence, les administrations sont incompétentes, les associations inexistantes et les politiciens trop occupés à satisfaire les multinationales.

En septembre dernier, un ferry est venu dériver dans les eaux protégées du refuge où je vis. Ces eaux étant d'une extrême richesse aquatique, la vue de cette pollution flottante est rapidement devenue insupportable. Et bien malgré sa présence polluante et illégale dans cette aire marine protégée, il aura fallu supporter ce ferry durant deux semaines (le temps que soit réparé son moteur) sans aucune intervention du Ministère de l'Environnement, du Système National des Aires de Conservation ou encore de la Direction Régionale responsable des Aires de la côte caraïbe, ni même du comité de vigilance et des multiples associations du Refuge. Malgré l'aide de l'éminent océanographe costaricien Guillermo Quiros et du député Madrigal, nous n'avons pu attirer l'attention des administrations, toutes sont restées passives, hormis les gardes côtes qui ont daigné faire un contrôle anti-drogue 5 jours après l'arrivée du bateau... Bien sûr, nous avons approchés les médias qui préfèrent s'attarder sur Britney Spears en quad sur une plage du pacifique plutôt que sur un ferry en panne dans les eaux protégées d'un refuge.
Et pourtant, le gouvernement costaricien a récemment adopté une loi de protection des mammifères marins en eaux costariciennes, une loi qui n'aura pas bénéficié au Refuge Gandoca-Manzanillo...
Il est triste de constater que l'indifférence est une tare universelle.
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Sophie
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