Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et états d'âme.

Affichage des articles dont le libellé est multinationales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est multinationales. Afficher tous les articles

17.7.12

L'ananas de la honte envahit Caño Negro, patrimoine mondial de l'UNESCO


Contaminations, invasions d'aires protégées, esclavagisme, corruption, menaces, guerre des prix, fruit exotique, l'ananas costaricien a toutes les saveurs, des plus sucrées au plus amères.

Situé près de Los Chiles au nord du Costa Rica, Ce sanctuaire qui s'étend sur 10.000 hectares de forêts et zones humides, sert d'abri à d'innombrables oiseaux (de nombreux migrateurs) et d'espèces en voie d'extinction. La biodiversité est unique, certaines espèces ont pratiquement disparu de la surface de la terre comme le Gaspar, ce poisson préhistorique considéré comme un fossile vivant. D'une importance inestimable pour la conservation des zones humides, Caño Negro a été reconnu par la Convention RAMSAR et déclaré patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.



Seulement voilà, tout n'est pas rose et puisque nous avons tous notre part de responsabilité dans notre société industrialisée, je voudrais porter à votre connaissance la situation inacceptable du Refuge de Vie Sylvestre Caño Negro et pouvoir compter sur votre soutien.

Depuis plus de 10 ans, ce Refuge est victime de l'expansion des cultures d'ananas. Les transnationales se moquent éperdument des lois de protection environnementale. Elles empiètent sur le Refuge, déforestant et asséchant sans la moindre vergogne toujours plus de parcelles. De plus, il faut savoir que la culture industrielle d'ananas est responsable de graves problèmes sanitaires dus à une utilisation massive de pesticides. Malgré de nombreuses plaintes, les fonctionnaires responsables de la protection de Caño Negro, tout comme la justice costaricienne, semblent voués à la discrétion, quelques conflits d'intérêts aidant.

Voici le témoignage poignant de Mauro Corte, habitant de la zone qui a lutté férocement mais sans succès durant une décennie pour stopper les catastrophes environnementales et sanitaires dont il est témoin. Aujourd'hui, il espère un soutien de l'opinion internationale comme ultime espoir de pouvoir sauver ce merveilleux sanctuaire. Le gouvernement costaricien doit faire respecter sa législation auprès des transnationales agro-alimentaires. Incitons-le en signant la pétition ci-dessous.

(merci à Fanny pour sa traduction en français)

(Aidez-nous à sauver le refuge de vie sylvestre Caño Negro)
‹‹ Merci beaucoup. Mauro CORTE, citoyen engagé ››

Vous pouvez aussi faire part de votre indignation à :
la Délégation permanente du Costa Rica auprès de l'UNESCO à Paris :
   dl.costa-rica@unesco-delegations.org
 la Commission costaricaine de coopération avec l'UNESCO à
   San José :
   comisioncr@comisionunesco.cr
   mesanchez@comisionunesco.cr (Marta Eugenia Sánchez González,
   Secrétaire Général)

________________________________________

Caño Negro en images

Caño Negro vu par RAMSAR :



Caño Negro vu par les habitants de la région :

2008 - incendie provoqué à l'intérieur du Refuge et en zone limitrophe 

Sédimentation causée par l'érosion suite à la déforestation

2009 - Plantation d'ananas à l'intérieur du Refuge Caño Negro

2011 - Incendie provoqué à l'intérieur du Refuge Caño Negro

Extansion des cultures d'ananas à Caño Negro

2012 - Lagune partiellement asséchée

Sédimentation causée par l'érosion suite à la déforestation

Lagune - Sédimentation causée par l'érosion suite à la déforestation

Déforestation et brulis

Les plantations d'ananas gagnent du terrain

2012 - Invasion des plantations d'ananas - l'énorme trou qui peut contenir plusieurs camions est utilisé pour enterrer d'immenses arbres.

________________________________________

Vidéos

Les trois quarts des ananas vendus en Europe proviennent du Costa Rica. L'environnement, les travailleurs agricoles et les habitants voisins des plantations paient un lourd tribut pour satisfaire la politique agro-industrielle dont le but est d'inonder les étalages des supermarchés de fruits exotiques à bas prix.


Reportage d'investigation réalisé par l'association Consumers International




27.6.11

L'agro-industrie au Costa Rica : une agriculture esclavagiste et dévastatrice

Au risque de froisser les bonnes consciences, je vais à nouveau évoquer les pratiques des multinationales qui oeuvrent au Costa Rica (Dole, Del Monte, Chiquita et bien d'autres) et qui, avec le soutien des gouvernements respectifs, inondent le marché européen de produits agricoles cultivés dans des conditions plus que douteuses, remettant en question la sécurité alimentaire.

Autrefois, le Costa Rica subvenait en grande partie à ses besoins alimentaires. Aujourd'hui, les denrées principales doivent être importées car la monoculture imposée par l'économie mondiale ne permet plus l'auto-suffisance. Et ici comme ailleurs, des milliers d'hectares de forêts ont fait place à la production industrielle destinée à l'exportation. Les terres empestent de produits agro-chimiques tandis que les fleuves charrient ces substances toxiques jusqu'aux océans.

Dans ce petit pays, à des milliers de kilomètres des assiettes des consommateurs, citoyens, syndicalistes, écologistes et agriculteurs livrent une guerre à la monoculture planifiée par l'industrie agricole. Tous sont conscients que leurs luttes pour améliorer les conditions des travailleurs et la responsabilité environnementale seront inutiles tant que les consommateurs occidentaux ne seront pas informés sur le coût réel des produits qu'ils achètent.

Après la banane, l'ananas

Le 22 juin dernier lors d'une conférence de presse, la ANEP (Asociación Nacional de Empleados Públicos y Privados) a dénoncé les conditions de travail des employés dans deux plantations d'ananas. La majorité des salariés ne bénéficient pas du système de sécurité sociale, des primes et vacances prévus par la loi. Leur salaire est en dessous du salaire social minimum et les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées. L'ANEP a de plus dénoncé l'utilisation du Furadan (marque commerciale du Carbofuran), un pesticide qui s'est révélé être hautement toxique pour les humains, les oiseaux et les poissons et qui est aujourd'hui interdit aux Etats-Unis, au Canada et en Europe.

‹‹ Durant une inspection de certification dans l'entreprise, un travailleur a refusé de dissimuler l'utilisation de ce produit aux inspecteurs, ce pourquoi il a été licencié le jour suivant. Quand arrivent les inspecteurs du Ministère du travail, ils font monter les travailleurs clandestins dans des camions et les emmènent se cacher, ils font la même chose avec les produits chimiques. Pour tout cela, nous avons décidé de nous réunir pour nous syndiquer, la réponse de l'entreprise a été le licenciement immédiat de tous ›› a déclaré Gerardo Barba Hurtado, un travailleur qui s'est risqué à dénoncer son ex-employeur et qui doit aujourd'hui supporter des menaces et intimidations. 

De son côté, le député José María Villalta Florez-Estrada, que j'apprécie grandement pour son humanisme et son intégrité, s'est compromis a intervenir à l'Assemblée législative afin que les ministères du travail, de la santé et de l'environnement apportent des réponses quant à leur inefficacité en matière de protection de l'environnement, des droits humains et du travail ; ceux-ci devront s'exprimer quant à l'utilisation de produits agro-chimiques toxiques qui sont interdits dans la plupart des pays du monde et en particulier dans les pays où s'exporte l'ananas.

Depuis, une solidarité entre les travailleurs de ces exploitations agricoles s'est établie en dépit d'une forte pression des employeurs. Malgré les menaces qui pèsent sur leurs emplois, ils sont prêts à dénoncer les violations de leurs droits et l'usage de pesticides interdits qui contaminent l'environnement et affectent la santé des communautés avoisinantes dont certaines sont ravitaillées en eau par camion citerne car elles ne peuvent plus utiliser leur source d'eau, hautement polluée. La contamination des sols et des réserves aquifères est très préoccupante.

Cet appel à la justice sociale nous concerne tous. Acheter des ananas provenant du Costa Rica, c'est renforcer le pouvoir de ces entreprises qui exploitent sans vergogne les travailleurs, contaminent l'environnement et trompent les consommateurs. La course aux profits des multinationales n'engendre que misère, désolation et injustice sociale dans le monde entier, et les consommateurs des pays occidentaux sont les acteurs de ces tragiques circonstances. L'égoïsme, la naïveté et la confiance des consommateurs sont les facteurs clés de la prospérité de ces lobbies qui abandonnent à la faillite les producteurs locaux.

Arrêtons de croire tout et n'importe quoi

En 2006, une coalition de 70 syndicats et ONG accusait la multinationale Dole de ne pas respecter les droits humains dans les plantations d'Amérique latine, un sujet malheureusement toujours d'actualité. Du côté des consommateurs, Dole prétend mettre tout en oeuvre pour satisfaire ses clients et leur offrir des produits de qualité. Elle affirme aussi avoir réduit significativement la quantité de produits chimiques depuis 1980, voir même éliminé complètement certains poisons. La compagnie propose également une gamme de produits bio certifiés qui répondent aux mêmes exigences de qualité que ses produits conventionnels, à la différence que ceux-ci sont cultivés sans produits chimiques et engrais de synthèse. C'est ainsi que, par le biais de son site internet, cette même compagnie qui viole les droits humains et empoisonne l'environnement, souhaite gagner notre confiance, qu'en pensez-vous ?

Ne vous est-il jamais arrivé de dire à une personne ce qu'elle avait envie d'entendre, tout simplement pour lui faire plaisir ou pour la rassurer ? Bien sûr, ça ne rapporte rien mais maintenant, imaginez que cela puisse vous faire gagner des millions…

Pourquoi donc devrions-nous nous sentir en sécurité avec l'homo industrialis ? L'avarice qui le ronge n'est-elle pas la pire des dégénérescences ? Faites-vous confiance à un inconnu ? Confieriez-vous un secret à un fabulateur ? Confieriez-vous votre porte-monnaie à un voleur ? ou votre santé à un charlatan ? En toute logique non. Alors pourquoi faire confiance aux compagnies qui dépensent sans compter en opérations de marketing et dont l'unique objectif est de satisfaire leur conseil d'administration en fin d'année ? Couleurs et slogans sont adaptés pour stimuler nos désirs mais en aucun cas pour motiver notre confiance.

Aucun lobby ne peut prétendre collaborer au commerce équitable, nous devons être capable de percevoir la tromperie, nous ne devons pas nous laisser bercer par les messages publicitaires mystifiants au risque de nous endormir sur des idées préconçues, des opinions infondées. Nous ne sommes pas plus stupide que ces politiciens à qui nous confions nos convictions citoyennes, nous ne sommes pas moins dignes que ces savants qui bouleversent notre existence, notre destinée et notre évolution, et surtout nous sommes incontestablement plus généreux que tous ces nantis qui asphyxient le monde. Alors faisons en sorte que notre pouvoir de décision bénéficie à l'humanité et à notre planète, le temps est venu d'évoluer en consom'acteurs.

   

2.6.11

Environnement et santé vs Mondialisation

Il va de soi que notre santé est intimement liée à notre environnement, tout comme les différents écosystèmes indiquent l'état de santé de notre planète. Or aujourd'hui, tous sont menacés, qu'il s'agisse des écosystèmes terrestres, océaniques, forestiers, lotiques (fleuves et rivières), lentiques (lacs et étangs) ou encore les agro-écosystèmes (prairies et savanes), aucun n'est épargné par l'hyperactivité humaine.
Bien sûr, les bouleversements écologiques à travers le monde incitent à la pensée et provoquent des réflexes de survie. Ainsi, les objecteurs de conscience ont fait naitre un nouveau mouvement social, l'altermondialisme ; celui-ci dénonce la mondialisation libérale effrénée qui selon les sciences du raisonnement, conduira l'humanité à une tragédie certaine. Pour leurs besoins d’expansion, les multinationales ont mis a mal les économies de tous les pays. Les répercussions de l'actuelle politique économique mondiale sont observables : pillage des pays du Sud (démantèlement et faillite organisée des états) et appauvrissement de leurs populations au profit des multinationales, destruction des écosystèmes et contamination de notre environnement mais aussi de notre alimentation. Ces puissants groupes se sont infiltrés au sein des gouvernements mais aussi des organisations et commissions internationales. Ils peuvent ainsi influer sur la législation, manipuler les normes sanitaires, mais aussi élaborer des stratégies commerciales des plus douteuses dans le but d'accroître toujours plus leurs profits, comme c'est le cas par exemple pour certains vaccins.

En 2008, le député Jean-Paul Charié, bien décidé à changer l'image négative du lobbying et favoriser celui-ci au parlement, présentait un rapport intitulé le livre bleu du lobbying en France, un rapport qui ne prenait nullement en considération le lobbying pratiqué par les acteurs de la société civile comme les groupements professionels ou les ONG, il abordait uniquement le lobbying des entreprises. Il est fréquent aujourd'hui de lire dans la presse qu'un représentant du peuple s'est reconverti en serviteur des grandes entreprises ou encore que celles-ci sont gracieusement favorisées par des autorités publiques qui n'hésitent pas pour cela à recourir aux revenus des contribuables. Souvenons-nous en 2010 de l'affaire Quick, des faveurs accordées à Sanofi-Aventis, ou lorsque les dirigeants de Renault s'augmentaient allègrement

Le raisonnement de la société de consommation, tel que l'ont dictées les grandes compagnies, est immoral et ne fait qu'anesthésier encore plus notre bon sens et notre sensibilité. Outre le fait de manipuler les gouvernements et institutions, elles dépensent des millions d'euros en campagnes publicitaires qui au comble du ridicule, parviennent à combiner consumérisme, nature et bonne santé.

Tout cela serait impossible sans cette délinquance politico-financière présente à tous les niveaux de notre société. Heureusement, il existe des associations dont le caractère d'utilité publique n'est pas contestable, comme l'association ANTICOR qui regroupe des élus, des professionnels de la justice et des citoyens et dont l'objectif est de lutter contre la corruption et le clientélisme, ‹‹ Une initiative visant à l’assainissement de la vie publique, au sommet de l’Etat comme dans les collectivités locales ››. Cette association vient de publier un nouveau rapport ‹‹ La France pillée ›› téléchargeable en 5 parties sur le site Les Inrocks. Bonne lecture !

les amendements permettant aux grosses entreprises de payer moins d’impôts, le poids des groupes de pression et les contrats risqués passés entre les collectivités et les banques
les partenariats publics privés, les conflits d’intérêts
les instances de contrôle et les délégations de service public
l’exécution des peines dans les affaires publiques, la dépénalisation des affaires et les facilités accordées aux lobbyistes - Ce rapport décortique l’actualité : vote d’amendements étrangement conciliants pour les grandes entreprises, naïveté des collectivités locales versus opacité des banques.
la prochaine élection présidentielle  “ le but de ce rapport est d’informer chaque citoyen pour qu’il regarde enfin d’un œil lucide ce que recouvre la corruption, au lieu de laisser sa vigilance ou sa conscience flétrir avec sa liberté pour choisir ses candidats à condition, bien entendu, de participer, copiloter, contrôler le travail politique.”

« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l'urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s'abstenir et se taire pendant cinq ans. » Pierre Mendès France







Excellent documentaire de Hubert Sauper sorti en 2004, consacré au lac Victoria en Tanzanie. On y découvre un désastre écologique et économique sans précédent sur fond de mondialisation. C'est alors que le titre du documentaire prend tout son sens en illustrant ainsi la régression de l'humanité.








 Complot mondial contre la santé

Un livre qui témoigne, arguments à l'appui, que les enjeux économiques et financiers prévalent de loin sur notre santé. Grâce au soutien d'experts véreux et avec l'aide d'une bardée d'avocats et de relations influentes, l'industrie pharmaceutique bâillonne les bienfaiteurs de la santé publique, ces experts indépendants qui tentent de sonner l'alarme. Nous devons nous rendre à l'évidence, nous sommes prisonniers des intérêts corporatifs.

Présentation de l’éditeur : On a retenu les sommes colossales dépensées pour sauver le système bancaire. Elles sont dérisoires à côté du pactole que se partagent les 4 grands cartels mondiaux : chimie, biotechnologie, agro-alimentaire et médico-pharmaceutique. Les consortiums de l’agro-alimentaire ont réussi à faire disparaître toute l’agriculture vivrière, tout l’artisanat des métiers de bouches, toutes les particularités gastronomiques régionales, tout ce que les consommateurs pouvaient mettre dans leurs assiettes sans passer à leur caisse, avec la complicité des cartels de la distribution. Comment l’énorme comédie des normes alimentaires a-t-elle transformé notre nourriture en poison ? A qui sert réellement le codex Alimentarius ? Et pour qui tourne réellement l’OMC ? Depuis des décennies les grands groupes pharmaceutiques sont les financiers des plus grandes écoles et des formations de médecins, ils occupent en sous-mains les commissions sanitaires des pays et des instances internationales, ils sont partout, mais on ne les voit nulle part, comment opèrent-ils ? Comment étouffent-ils les scandales sanitaires ? De la naissance à la mort, chaque individu est une mine d’or pour eux, les pandémies des périodes fastueuses ! Et la « vraie-fausse » pandémie de grippe A en est un exemple de plus. Pour comprendre les interconnections de ces systèmes mafieux il fallait dresser leurs portraits et pratiques dans un même ouvrage. C’est désormais chose faite : après des mois d’enquête, Claire Séverac nous démontre, dans ce réquisitoire implacable, pourquoi et comment notre santé est en danger.

Johan Livernette : ‹‹ Ce que la grande majorité de la population ne présume pas, ce sont ces relations étroites, ce mode de corruption oligarchique, cette conspiration entre multinationales et politiques voyant au final leurs intérêts ... : pouvoir pour les uns, profit exacerbé pour les autres. Une fuite en avant conduisant l’industrie à produire toujours plus dans un but purement mercantile (des milliards de bénéfices) au détriment de la santé de tous. Le bouquin débute par une citation historique de John Fitzgerald Kennedy. Il se poursuit avec les grandes lignes du Nouvel Ordre Mondial, puis la conspiration de l’industrie pharmaceutique et enfin celle de l’agro-alimentaire. La conclusion de cette enquête étant aussi concise que remarquable car imbibée de bon sens et d’esprit critique. Probablement aidée pour écrire un tel livre, Claire Séverac nous indique implicitement ce qu’on doit combattre : le totalitarisme de l’industrie, les normes agro-alimentaires mondiales définies par le Codex Alimentarius, la pensée unique décidée par l’oligarchie commerciale et financière et véhiculée par les mass médias, les institutions mondialistes comme la FAO, l’OMS et l’OMC -qui en prennent pour leur grade-, l’ONU et sa façade honorable dissimulant une politique criminelle à l’échelle planétaire, dans l’intérêt des lobbys, d’une industrie tout aussi criminelle. ›› lire la suite


Le site de Sylvie Simon, auteur de nombreux livres non moins révélateurs : Santé / Conscience Désinformation et Mensonges La nouvelle conscience planétaire, des révélations sur les silences médiatiques & les scandales sanitaires


L'empire pharmaceutique en quelques liens :
Immunité mortelle - Robert F. Kennedy - Cet article publié en juin 2005 par le magazine Rolling Stone s'inspire d'une étude menée par Robert F. Kennedy Jr, qui révèle la dangerosité du mercure dans les vaccins, responsable de l'épidémie d'autisme chez des milliers d'enfants. Le gouvernement s'est bien sûr empressé de dissimuler les données et d'empêcher les parents des enfants victimes de poursuivre les compagnies pharmaceutiques.

‹‹ Globalement, on reste dans le bon vieux système des 3 “D”.
L’industrie “Décide” et se lance dans la production sans concertation, puis
elle “Désinforme” en expliquant à tout va qu’il n’y a aucun danger pour la santé ou l’environnement, et enfin, quand les études pointent et montrent le contraire, elle “Diffère” en expliquant qu’il faut mener de nouvelles études avant de trancher, histoire de gagner encore du temps. ›› (Michèle Rivasi)



Résistez. Indignez-vous de Stéphane Hessel
‹‹ Appel à une « véritable insurrection pacifique ». Avec Stéphane Hessel qui publie « indignez-vous ! », le Conseil national de la résistance appelle « ceux et celles qui feront le siècle qui commence » à s’indigner. Intérêt général, pauvreté et écarts de richesse, liberté de la presse, dictature des marchés financiers … Attention à ne pas cautionner aujourd’hui « ce que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance » de 1944. ›› lire la suite



















Le site d’Hervé Kempf : reporterre.net

22.7.10

Une marée noire peut en cacher une autre

La catastrophe pétrolière survenue dans le Golf du Mexique serait la plus grave qui ait été répertoriée jusqu'à présent dans toute l'histoire de l'industrie pétrolière si l'on en croit les médias, mais est-ce une raison pour bouder toutes les autres marées noires ? Je pense bien sûr au pétrole brut qui se déverse en continu dans le delta du Niger depuis plus de 50 ans, privant les populations de leur droit le plus élémentaire à l'eau, à la nourriture et à la santé. N'est-il pas approprié de parler de catastrophe ? Et que penser des compagnies pétrolières qui emploient des groupes armés pour supprimer la résistance populaire ? En Amérique du Sud, des gens sont assassinés, des écosystèmes détruits et des cultures indigènes éradiquées, cela ne ressemble t-il pas à un chaos ? Bien sûr que oui mais à la différence que celui-ci et bien d'autres sont orchestrés par les lobbies pétroliers, du coup, les médias se doivent d'avoir l'indignation sélective, en toute démocratie bien sûr.

 

En Afrique : le pétrole tue dans l'indifférence générale
Delta du Niger : ‹‹ C'est la capitale mondiale de la pollution pétrolière. L'espérance de vie dans ses communautés rurales, dont la moitié n'a pas accès à l'eau potable, est tombée à 40 ans à peine depuis deux générations. (…) Il est impossible de mesurer la quantité de pétrole répandu dans le delta du Niger chaque année, car les pétroliers et le gouvernement veillent à ne pas divulguer l'information. (…) "On constate plus de 300 marées noires de toutes tailles chaque année", s'indigne Nnimo Bassey. "Au Nigeria, l'Etat et les pétroliers en sont arrivés à considérer un niveau extraordinairement élevé de pollution comme la norme. A l'évidence, BP bloque toute législation progressiste, tant aux Etats-Unis qu'au Nigeria. Ici, les groupes pétroliers se considèrent au-dessus des lois et représentent un danger manifeste pour la planète. Il faut porter ces affaires devant la Cour internationale de justice". ›› lire l'article complet : Les marées noires oubliées du Delta du Niger
Le 1er mai dernier, 4 millions de litres de pétrole brut étaient rejetés dans le delta durant 7 jours.
Malédiction de l'or noir, Amnesty dénonce la pollution au Nigeria


En Amérique, les craintes relatives aux fuites de pétrole varient selon les latitudes

En Amazonie péruvienne, source intarissable d'enrichissement pour les multinationales comme Perenco, Petrobras, Repsol, Talisman Energy, PlusPetrol, Petrolifera, les populations indigènes des rivières Corrientes et Tigre font les frais de l'exploitation pétrolière depuis plus de 30 ans. En 1986, Pluspetrol achetait les droits d'exploitation des Lot 1AB et 8, territoire des Achuar qui est devenu depuis un vaste champ de pétrole avec plus de 150 puits et plus de 1000 km de construction de routes et pipelines.

Contamination des rivières Corrientes et Tigre :
 Amazonie péruvienne - Lot 1ab :
Amazonie péruvienne, Corrientes River - Lot 8 (Pluspetrol) 4ème plus importante marée noire de la région en 2009 :
Abanico del Pastaza, forêt amazonienne au nord du Pérou :

Le 19 juin dernier, la coque d'un bateau transportant du pétrole brut s'est rompue dans la rivière Marañon (toujours en Amazonie péruvienne). La nappe de pétrole a recouvert la surface de la rivière dans sa totalité, détruisant in extenso la faune et la flore aquatique. Cet accident a affecté 28 communautés vivant en bordure de la rivière. (source - youtube)

La compagnie Occidental Petroleum qui pollue l'Amazonie péruvienne, opère aussi dans le département d'Arauca en Bolivie, une gigantesque réserve de pétrole. Son exploitation a généré d'énormes bénéfices et un coût environnemental catastrophique. Les fragiles paysages sont désormais marqués par des boues noires et des rivières polluées (source).

Arauca :

En février 2009, la région de Napo en Equateur, subissait sa deuxième plus importante fuite de pétrole, le fleuve Santa Rosa était entièrement recouvert de pétrole (source). La province de Sucumbios a, elle aussi, payé le prix fort de l'exploitation pétrolière. Lago Agrio, sa capitale située au coeur de la richissime forêt pétrolifère équatorienne à la frontière de la Colombie, est devenue le centre pétrolier le plus important du pays et le constat est affligeant, après plus de 40 années de forage, la région est désormais criblée de longues et profondes fosses emplies de pétrole brut. La multinationale Chevron-Texaco est accusée d'avoir délibérément déversé des millions de tonnes de déchets toxiques dans la forêt et les fleuves provoquant une immense catastrophe écologique et sociale.

 ‹‹ Puits de pétrole, gigantesques flammes de gaz brûlé dans l’air, tuyaux noircis serpentant le long des chemins, énormes piscines où croupissent les déchets toxiques du brut. Tel est le paysage où évoluent les habitants, pauvres pour la plupart, de la province amazonienne de Sucumbíos, au nord-ouest de l’Equateur. De l’Amazonie sortent 96,6 % du pétrole brut que produit le pays. Le Sucumbíos n’a profité en rien de cette richesse. La province est à la fois l’une des plus misérables et des plus chères du pays, du fait de la présence des compagnies pétrolières et de leur personnel. De nombreuses communautés paysannes et indigènes manquent d’eau courante et de lumière. A l’exception de celle qui s’élance en direction de Quito, les routes ne sont qu’amas de poussière mêlée à des résidus noirâtres, trace des innombrables derrames, les fuites de l’oléoduc. Contamination de l’air, de la terre, des ruisseaux. Maladies (cancer surtout). Déforestation. Pour procéder à chaque prospection, on a percé jusqu’à 1 000 kilomètres de trochas (chemins), des dizaines de milliers d’hectares de forêt ont été rasés. Sols boueux, travaillés par les pluies, où ont été rejetés sans aucun souci de la nature et des gens les résidus de produits chimiques employés lors du forage des puits. ›› source
Lago Agrio :
Un groupe de personnes courageuses, surnommé "Los Afectados", a mené une campagne de protestation contre Chevron-Texaco, responsable des maladies (dont le cancer) affectant la population locale. Cette campagne a été appuyée par quelques personnalités comme Daryl Hannah (voir le documentaire Justicia Now!)


En Orient, guerres et pétrole marquent l'histoire

En janvier 2007, l'UNEP réalisait un rapport sur l'impact environnemental de la guerre au Liban en 2006, opposant l'Israel au Hezbollah. Le bombardement israélien d'une centrale électrique a provoqué une marée noire catastrophique, contaminant les deux tiers des côtes libanaises mais aussi la côte syrienne, sur une distance de 150 km. Aujourd'hui encore, le Liban poursuit le nettoyage des sites.

Edde Beach au nord de Beyrouth - le panneau indique "La plage est à vous, protégez-là" :
Le Port historique de Byblos, classé patrimoine mondial de l'humanité :

Les marées noires sont désormais des catastrophes habituelles, il n'est plus exceptionnel d'apprendre qu'un pétrolier s'est échoué et a déversé sa cargaison en mer. Mais en ce qui concerne les contaminations terrestres, il s'agit d'une autre histoire, nous observons un black-out total des compagnies pétrolières et une discrétion assurée de la part des médias. Mais peut-être n'est-il pas souhaitable de rappeler au monde entier que l'exploitation pétrolière pollue, qu'il n'existe pas un endroit exploité qui n'ait été contaminé et que les pollutions liées au transport sont finalement courantes.

Carburant, plastiques, énergie électrique, cosmétiques, vêtements, médicaments…, le pétrole fait partie intégrante de notre vie, il assure à la fois la prospérité économique, la destruction de l'environnement et la pauvreté des pays du Sud qui le possèdent. Il serait temps que nos chers dirigeants politiques calment leurs ardeurs de croissance économique et cessent de subventionner les lobbies des énergies fossiles pour se concentrer sur les solutions et énergies durables.


Dauphin sur une plage de Hom Island, Golf du Mexique, 11 mai 2010
7ème dauphin trouvé mort dans le Golf depuis le 2 mai

Explosion de deux aléoducs dans le port de Dalian - environ 1500 tonnes
de pétrole déversées en mer Jaune au large de la provinde du Liaoning,
au nord-est de la Chine

Marée noire - Fleuve Jaune, Chine


En août 2009, une éruption de pétrole sur une plate-forme d'exploration norvégienne en mer de Timor provoquait l'un des plus importants déversements de pétrole en Australie. La fuite a duré plus de deux mois, la nappe générée par celle-ci a atteint 136 km de long et 40 km de large. West Atlas

La plupart des "nettoyeurs" de l'Exxon Valdez seraient morts : ‹‹ À l’heure où BP distribue les chèques aux volontaires de Louisiane disposés à l’aider à dépolluer les côtes souillées par sa marée noire, on apprend que la "plupart" des personnes qui ont participé au nettoyage de la pollution de l’Exxon Valdez seraient... mortes à l’âge moyen de 51 ans ››