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14.11.11

Un cocktail de poisons au quotidien


En 2009, une étude sur les pollutions de l'air intérieur de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir alertait une fois de plus sur les dangers des substances chimiques présentes en grande quantité dans notre atmosphère. Notre maison est un véritable nid toxique, au même titre que notre lieu de travail, les magasins, la salle d'attente de notre médecin, etc... Matériaux de construction, mobilier, décoration, tous émettent des substances chimiques reconnues cancérigènes par l'OMS. Peintures, colles, détachants, cosmétiques, vêtements, solvants, produits d'entretien, tapis, moquettes, parquets, meubles, contreplaqués, aérosols, désodorisants d'intérieur dont une partie sont classés "cancérigènes possibles" par le Centre International de Recherche sur le Cancer, sont autant de substances nocives que notre corps doit affronter, sans compter la pollution de l'air extérieur et l'industrie agro-alimentaire qui nous empoisonne sans ménagement.

L'étude dénonçait des carences réglementaires et une insuffisance des tests effectués par les fabricants. Seulement 1% de toutes les substances chimiques auraient été analysées. Parmi les 1500 substances chimiques dangereuses enregistrées auprès de l'Agence Européenne des Produits Chimiques, seulement une quinzaine ont été retenues par celle-ci, ce qui représente 2% des substances concernées. UFC-Que Choisiir demandait à ce que toutes les substances des groupes A, B et C (*) classées par l’Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur, soient interdites, substituées ou traitées. A défaut de voir interdire les substances dangereuses, l'association préconisait sur les étiquetages, l'affichage de la mention "peut provoquer le cancer". Il est de notre droit de connaître les dangers des produits, comme il est du devoir des fabricants de nous en informer. (Pollution de l'air intérieur : «La France est très en retard»)

Des milliers de substances chimiques font partie de notre quotidien. Les "doses journalières admissibles" ne suffisent plus à écarter le danger et depuis des années, des experts indépendants et associations tentent d'alerter sur les effets cumulatifs de ces substances. Nous sommes en 2011 et rien n'a changé si ce n'est le nombre grandissant de substances chimiques utilisées. Les lobbies ont infiltrés organisations, institutions et gouvernements, et continuent de mettre en péril notre santé et notre environnement. Aucune décision concrète n'est prise pour enrayer cette agression toxique dont nous sommes victimes. Toutefois, gardons à l'esprit qu'à travers notre consommation, toute victime que nous sommes, nous contribuons grandement à cette fièvre de croissance économique dont souffrent les dirigeants de ce monde.

Au fil des années, des substances chimiques à gogo !






Fabrice Nicolino - Vous reprendrez bien un peu d’air intérieur ? ‹‹ L’air intérieur est bien plus pollué que l’air extérieur, voilà l’horrible vérité. Or nous passons entre 70 % et 90 % de notre temps à l’intérieur d’un logement ou d’un lieu de travail. Et nous devons désormais vivre avec environ 100 000 substances chimiques qui n’existaient pas en France avant 1945. Ce n’est qu’une estimation, mais elle est officielle : 100 000. Dans ces conditions, que vous dire ? Dans l’euphorie niaise du Grenelle de l’Environnement, il y a deux ans, un groupe de travail consacré aux pollutions de l’air intérieur avait été créé. Mais, accrochez-vous, aucune, AUCUNE de ses propositions n’a été retenue. Et du coup, leur belle loi dite Grenelle 1 ne parle évidemment pas une seconde de cet air qui remplit nos poumons après s’être chargé de toutes les merdes industrielles créées depuis soixante ans. ››


Un dangereux poison pris sur le fait ‹‹ Sournois, ubiquitaires et très toxiques: ce sont les organoétains, petites molécules contenant un atome d'étain. L'industrie semble ne pouvoir s'en passer: on les retrouve aussi bien dans les pesticides que dans les canalisations en PVC, les plastiques et même les couches pour bébés. Leur utilisation dans les peintures marines a eu des effets dévastateurs sur plusieurs populations de mollusques et de poissons. ››


Et qu'en est-il du fluor ? ‹‹ il faut savoir que le fluor servait d'élément important à la fabrication des bombes A pendant la guerre, et que d'autre part, le fluor est un sous produit des industries de l'aluminium et des pesticides.  Les fermes qui se trouvaient à proximité des usines fabriquant le fluor avaient des récoltes brûlées et flétries, et des animaux toujours malades. Les ouvriers eux-mêmes travaillant à l'usine avaient de dangereuses concentrations de fluor dans le sang. En outre, les tests effectués par le gouvernement US ont démontré que le fluor était très toxique et provoquait, entre autre, des lésions du système nerveux central, des malformations de naissance et contrairement à ce qui est toujours affirmé, tache et détruit les dents au lieu de la préserver. D'ailleurs, la loi américaine précise que tout dentifrice contenant du fluor doit mettre en garde le consommateur qui, s'il avale accidentellement plus de dentifrice qu'il n'en faut pour le brossage des dents doit "immédiatement consulter un médecin ou contacter un centre anti poison". ›› (source) - Et si le dentifrice était dangereux pour la santé ?


Le saviez-vous ? Le miraculeux revêtement anti-adhésif Teflon ou Tefal n'est autre que du polytétrafluoréthylène (PTFE), en d'autre terme une résine fluorée ou du fluor mélangé à du plastique. Ce matériau est omniprésent dans les supermarchés malgré qu'il ait été dénoncé en 2009. Le chimiste DuPont s'est engagé à mettre un terme à l'utilisation de PFOA pour la fabrication du Teflon pour 2015. Cet acide perfluorooctanoïque (aussi connu sous le nom de C8) dégage une substance nocive lorsqu'il est chauffé à haute température.

En 2005, l'EPA (Agence de protection de l'environnement étasunienne) découvrait que le PFOA était cancérigène. Les laboratoires DuPont ont été condamnés à payer plus de 16 millions de dollars aux autorités sanitaires américaines pour avoir dissimulé des études qui concluaient que le PFOA provoquait des cancers chez les animaux. D'autre part, une action en justice menée par 60.000 personnes résidant près des usines du groupe a condamné celui-ci à verser 345 millions de dollars de dédommagement et stopper les rejets dans l'environnement. En 2007, cet acide réputé persistant dans l'environnement et toxique pour les humains et animaux était retrouvé dans le sang du cordon ombilical de 100% des 299 nouveaux nés examinés à Baltimore.

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, quant à elle, a conclu que le risque du PFOA pour la santé était négligeable. Souvenons-nous en 2008, lorsque cette même Agence publiait un avis favorable sur l'utilisation du bisphenol A dans les biberons, la moitié des membres de son comité d’experts était liée à l’industrie. Article du Canard Enchainé du 19 novembre 2008 :

(cliquer sur l'image pour agrandir)

__________________________

(*)  Groupe A : 7 substances « hautement prioritaires » : formaldéhyde, benzène, acétaldéhyde, particules, radon, di-éthylhexyl phtalate (DEHP) et dichlorvos. 
Groupe B : 12 substances « très prioritaires » : dioxyde d'azote, allergènes de chien, acariens, toluène, trichloréthylène, plomb, tétrachloroéthylène, dieldrine, allergènes de chat, aldrine, paraffines chlorées à chaîne courte et monoxyde de carbone. 
Groupe C : 51 substances « prioritaires » parmi lesquelles des biocides, les champs lectromagnétiques très basse fréquence, des composés organiques volatils, des éthers de glycol, les endotoxines, des phtalates, des organoétains et les fibres minérales artificielles. 
Groupe D : 22 substances « non prioritaires » parmi lesquelles le 1,1,1-trichloroéthane, des biocides, des phtalates (DMP), des alkyls phénols et des organoétains. 
Groupe E : 8 substances « inclassables » parmi lesquels le 2-éthoxyéthylacétate, 2-méthoxyéthanol, 2-méthoxyéthyleacétate, alkyl phénol (4NP), des phtalates (DPP), endosulfan, 2-éthoxyéthanol et l'oxadiazon. 

2.6.11

Environnement et santé vs Mondialisation

Il va de soi que notre santé est intimement liée à notre environnement, tout comme les différents écosystèmes indiquent l'état de santé de notre planète. Or aujourd'hui, tous sont menacés, qu'il s'agisse des écosystèmes terrestres, océaniques, forestiers, lotiques (fleuves et rivières), lentiques (lacs et étangs) ou encore les agro-écosystèmes (prairies et savanes), aucun n'est épargné par l'hyperactivité humaine.
Bien sûr, les bouleversements écologiques à travers le monde incitent à la pensée et provoquent des réflexes de survie. Ainsi, les objecteurs de conscience ont fait naitre un nouveau mouvement social, l'altermondialisme ; celui-ci dénonce la mondialisation libérale effrénée qui selon les sciences du raisonnement, conduira l'humanité à une tragédie certaine. Pour leurs besoins d’expansion, les multinationales ont mis a mal les économies de tous les pays. Les répercussions de l'actuelle politique économique mondiale sont observables : pillage des pays du Sud (démantèlement et faillite organisée des états) et appauvrissement de leurs populations au profit des multinationales, destruction des écosystèmes et contamination de notre environnement mais aussi de notre alimentation. Ces puissants groupes se sont infiltrés au sein des gouvernements mais aussi des organisations et commissions internationales. Ils peuvent ainsi influer sur la législation, manipuler les normes sanitaires, mais aussi élaborer des stratégies commerciales des plus douteuses dans le but d'accroître toujours plus leurs profits, comme c'est le cas par exemple pour certains vaccins.

En 2008, le député Jean-Paul Charié, bien décidé à changer l'image négative du lobbying et favoriser celui-ci au parlement, présentait un rapport intitulé le livre bleu du lobbying en France, un rapport qui ne prenait nullement en considération le lobbying pratiqué par les acteurs de la société civile comme les groupements professionels ou les ONG, il abordait uniquement le lobbying des entreprises. Il est fréquent aujourd'hui de lire dans la presse qu'un représentant du peuple s'est reconverti en serviteur des grandes entreprises ou encore que celles-ci sont gracieusement favorisées par des autorités publiques qui n'hésitent pas pour cela à recourir aux revenus des contribuables. Souvenons-nous en 2010 de l'affaire Quick, des faveurs accordées à Sanofi-Aventis, ou lorsque les dirigeants de Renault s'augmentaient allègrement

Le raisonnement de la société de consommation, tel que l'ont dictées les grandes compagnies, est immoral et ne fait qu'anesthésier encore plus notre bon sens et notre sensibilité. Outre le fait de manipuler les gouvernements et institutions, elles dépensent des millions d'euros en campagnes publicitaires qui au comble du ridicule, parviennent à combiner consumérisme, nature et bonne santé.

Tout cela serait impossible sans cette délinquance politico-financière présente à tous les niveaux de notre société. Heureusement, il existe des associations dont le caractère d'utilité publique n'est pas contestable, comme l'association ANTICOR qui regroupe des élus, des professionnels de la justice et des citoyens et dont l'objectif est de lutter contre la corruption et le clientélisme, ‹‹ Une initiative visant à l’assainissement de la vie publique, au sommet de l’Etat comme dans les collectivités locales ››. Cette association vient de publier un nouveau rapport ‹‹ La France pillée ›› téléchargeable en 5 parties sur le site Les Inrocks. Bonne lecture !

les amendements permettant aux grosses entreprises de payer moins d’impôts, le poids des groupes de pression et les contrats risqués passés entre les collectivités et les banques
les partenariats publics privés, les conflits d’intérêts
les instances de contrôle et les délégations de service public
l’exécution des peines dans les affaires publiques, la dépénalisation des affaires et les facilités accordées aux lobbyistes - Ce rapport décortique l’actualité : vote d’amendements étrangement conciliants pour les grandes entreprises, naïveté des collectivités locales versus opacité des banques.
la prochaine élection présidentielle  “ le but de ce rapport est d’informer chaque citoyen pour qu’il regarde enfin d’un œil lucide ce que recouvre la corruption, au lieu de laisser sa vigilance ou sa conscience flétrir avec sa liberté pour choisir ses candidats à condition, bien entendu, de participer, copiloter, contrôler le travail politique.”

« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement son bulletin dans l'urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus, puis à se désintéresser, s'abstenir et se taire pendant cinq ans. » Pierre Mendès France







Excellent documentaire de Hubert Sauper sorti en 2004, consacré au lac Victoria en Tanzanie. On y découvre un désastre écologique et économique sans précédent sur fond de mondialisation. C'est alors que le titre du documentaire prend tout son sens en illustrant ainsi la régression de l'humanité.








 Complot mondial contre la santé

Un livre qui témoigne, arguments à l'appui, que les enjeux économiques et financiers prévalent de loin sur notre santé. Grâce au soutien d'experts véreux et avec l'aide d'une bardée d'avocats et de relations influentes, l'industrie pharmaceutique bâillonne les bienfaiteurs de la santé publique, ces experts indépendants qui tentent de sonner l'alarme. Nous devons nous rendre à l'évidence, nous sommes prisonniers des intérêts corporatifs.

Présentation de l’éditeur : On a retenu les sommes colossales dépensées pour sauver le système bancaire. Elles sont dérisoires à côté du pactole que se partagent les 4 grands cartels mondiaux : chimie, biotechnologie, agro-alimentaire et médico-pharmaceutique. Les consortiums de l’agro-alimentaire ont réussi à faire disparaître toute l’agriculture vivrière, tout l’artisanat des métiers de bouches, toutes les particularités gastronomiques régionales, tout ce que les consommateurs pouvaient mettre dans leurs assiettes sans passer à leur caisse, avec la complicité des cartels de la distribution. Comment l’énorme comédie des normes alimentaires a-t-elle transformé notre nourriture en poison ? A qui sert réellement le codex Alimentarius ? Et pour qui tourne réellement l’OMC ? Depuis des décennies les grands groupes pharmaceutiques sont les financiers des plus grandes écoles et des formations de médecins, ils occupent en sous-mains les commissions sanitaires des pays et des instances internationales, ils sont partout, mais on ne les voit nulle part, comment opèrent-ils ? Comment étouffent-ils les scandales sanitaires ? De la naissance à la mort, chaque individu est une mine d’or pour eux, les pandémies des périodes fastueuses ! Et la « vraie-fausse » pandémie de grippe A en est un exemple de plus. Pour comprendre les interconnections de ces systèmes mafieux il fallait dresser leurs portraits et pratiques dans un même ouvrage. C’est désormais chose faite : après des mois d’enquête, Claire Séverac nous démontre, dans ce réquisitoire implacable, pourquoi et comment notre santé est en danger.

Johan Livernette : ‹‹ Ce que la grande majorité de la population ne présume pas, ce sont ces relations étroites, ce mode de corruption oligarchique, cette conspiration entre multinationales et politiques voyant au final leurs intérêts ... : pouvoir pour les uns, profit exacerbé pour les autres. Une fuite en avant conduisant l’industrie à produire toujours plus dans un but purement mercantile (des milliards de bénéfices) au détriment de la santé de tous. Le bouquin débute par une citation historique de John Fitzgerald Kennedy. Il se poursuit avec les grandes lignes du Nouvel Ordre Mondial, puis la conspiration de l’industrie pharmaceutique et enfin celle de l’agro-alimentaire. La conclusion de cette enquête étant aussi concise que remarquable car imbibée de bon sens et d’esprit critique. Probablement aidée pour écrire un tel livre, Claire Séverac nous indique implicitement ce qu’on doit combattre : le totalitarisme de l’industrie, les normes agro-alimentaires mondiales définies par le Codex Alimentarius, la pensée unique décidée par l’oligarchie commerciale et financière et véhiculée par les mass médias, les institutions mondialistes comme la FAO, l’OMS et l’OMC -qui en prennent pour leur grade-, l’ONU et sa façade honorable dissimulant une politique criminelle à l’échelle planétaire, dans l’intérêt des lobbys, d’une industrie tout aussi criminelle. ›› lire la suite


Le site de Sylvie Simon, auteur de nombreux livres non moins révélateurs : Santé / Conscience Désinformation et Mensonges La nouvelle conscience planétaire, des révélations sur les silences médiatiques & les scandales sanitaires


L'empire pharmaceutique en quelques liens :
Immunité mortelle - Robert F. Kennedy - Cet article publié en juin 2005 par le magazine Rolling Stone s'inspire d'une étude menée par Robert F. Kennedy Jr, qui révèle la dangerosité du mercure dans les vaccins, responsable de l'épidémie d'autisme chez des milliers d'enfants. Le gouvernement s'est bien sûr empressé de dissimuler les données et d'empêcher les parents des enfants victimes de poursuivre les compagnies pharmaceutiques.

‹‹ Globalement, on reste dans le bon vieux système des 3 “D”.
L’industrie “Décide” et se lance dans la production sans concertation, puis
elle “Désinforme” en expliquant à tout va qu’il n’y a aucun danger pour la santé ou l’environnement, et enfin, quand les études pointent et montrent le contraire, elle “Diffère” en expliquant qu’il faut mener de nouvelles études avant de trancher, histoire de gagner encore du temps. ›› (Michèle Rivasi)



Résistez. Indignez-vous de Stéphane Hessel
‹‹ Appel à une « véritable insurrection pacifique ». Avec Stéphane Hessel qui publie « indignez-vous ! », le Conseil national de la résistance appelle « ceux et celles qui feront le siècle qui commence » à s’indigner. Intérêt général, pauvreté et écarts de richesse, liberté de la presse, dictature des marchés financiers … Attention à ne pas cautionner aujourd’hui « ce que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil National de la Résistance » de 1944. ›› lire la suite



















Le site d’Hervé Kempf : reporterre.net

4.12.10

Environnement et cancer : résultats explosifs de l'enquête ‹‹assiette toxique››


Les associations Générations Futures (anciennement MDRGF) et HEAL viennent de publier les résultats d'une première étude sur la présence de substances chimiques dans notre alimentation.

Résultat de l'analyse d'un menu-type sur une journée : « 128 résidus chimiques provenant de 81 substances différentes dont 42 cancérigènes possibles ou probables et 5 cancérigènes avérés, ainsi que 37 perturbateurs endocriniens (PE) ». François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, reconnait que ces résultats « n’ont pas une puissance statistique suffisante pour être publiés dans un article scientifique » mais qu’ils illustrent pleinement la problématique de notre alimentation chimique : « Tous les résidus ont été retrouvés à des concentrations inférieures aux limites réglementaires. Ce qui nous préoccupe c’est l’effet additif des mélanges de substances, non évalué à ce jour et absent des législations françaises et européennes »

D'autres études vont suivre dans le cadre de cette nouvelle campagne Environnement et Cancer lancée par ces deux associations, avec l'aide du WWF France et du Réseau Environnement Santé. Cette campagne a pour but de faire pression sur les pouvoirs publics afin d'interdire des pesticides et additifs cancérigènes et perturbateurs endocriniens, une noble croisade qui s'annonce difficile au moment où l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) nous informe dans son communiqué du 3 décembre que 16 substances chimiques très préoccupantes pourraient se retrouver sur la liste d'autorisation de Reach.

Il nous reste à espérer que cette nouvelle action soit entendue car lorsqu'il s'agit de faire obstacle à d'énormes enjeux financiers, nos décideurs politiques s'égarent... les algues vertes en Bretagne sont un exemple récent qui confirme une fois de plus que les catastrophes écologiques et sanitaires sont pilotées depuis les chambres d'agricultures sous pression des lobbies agro-chimiques.

En attendant d'autres résultats sur menus toxiques.fr, bon appétit !


Un peu d'infos


Lettre ouverte du Pr. Belpomme aux candidats à l’élection présidentielle  Environnement et santé sont indissociablement liés. La pollution chimique engendrée par les activités humaines génère des maladies telles que les cancers, malformations congénitales, stérilités, allergies, l’autisme, la maladie d’Alzheimer... Aujourd’hui, la contamination des nouveaux nés par une multitude de substances chimiques cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques (CMR), compromet gravement la santé future de nos enfants. Il y a urgence à agir pour réduire la pollution chimique, mais aussi éviter la crise de l’énergie qui s’annonce et le piège de l’effet de serre, avant qu’il ne se referme sur l’humanité et la condamne définitivement. Des mesures concrètes existent et doivent être mises en œuvre par les responsables politiques. Elles sont présentées dans le livre intitulé Avant qu’il ne soit trop tard - Santé, environnement : un programme d’union nationale, paru en février 2007 aux éditions Fayard, et dont la lettre ouverte ci-jointe constitue l’épilogue.


Interview du Pr. Belpomme  Dominique Belpomme, professeur de cancérologie à Paris, explique quels sont les risques sanitaires liés à l’épandage de produits chimiques non contrôlé sur des terres agricoles :
Y a-t-il des herbicides chimiques sans danger pour l’homme ? ‹‹ Je n’en connais pas. Je ne connais pas de pesticide sans risque pour la faune, la flore et la santé humaine. Par définition, d’ailleurs, un pesticide entre dans le cadre des biocides, du latin “qui tue la vie”. Les herbicides, raticides, fongicides et autres insecticides sont tous des pesticides, un terme qui étymologiquement veut dire “qui supprime la peste”. Les premiers pesticides chimiques ont été créés dans les années 1930, grâce à la recherche sur les armes chimiques durant la Première Guerre mondiale. Les industriels les ont baptisés du nom politiquement correct de “produits phytosanitaires”. Les plus dangereux étaient les organochlorés (aujourd’hui interdits), puis il y a eu les organophosphorés et maintenant d’autres dont on ne connaît pas encore tous les effets secondaires, comme le Roundup, à base de glyphosate. ››
Quelles peuvent être les conséquences des épandages aériens de pesticides qui ont lieu dans la vallée du Rif ? ‹‹ C’est scandaleux, inacceptable ! Il y a d’abord les conséquences sanitaires. Cela va contaminer les habitants, même ceux qui ne se trouvaient pas directement dans la zone visée, car les neuf dixièmes du produit restent dans l’air. Puis cela va contaminer les eaux (les puits, l’oued), sachant que certains pesticides ont une rémanence de près de cent ans. Dans le cas du Roundup, il n’y a aucun moyen de le dégrader ! Ainsi, l’herbicide va également contaminer les sols, les rendant infertiles. En tuant les bactéries, les champignons, les insectes, les vers qui fabriquent l’humus, il stérilise les sols. L’abus de pesticides est un véritable crime contre l’humanité… ››




Les conséquences sociales et écologiques de l'agriculture intensive : Epidémies de ''vache folle'', pollution par les pesticides, tomates insipides, poulet à la dioxine, dumping dans les pays du Sud... Partout sur la planète, la course au rendement et la recherche du profit maximal produisent des effets dont il n'est pas sûr que nous mesurions l'ampleur. L'agriculture de destruction massive : à télécharger ici.




‹‹ LE VILAIN PETIT ECOLO  A Marsac, en Charente, Richard Wallner rêvait d’agriculture biologique. C’était compter sans la fronde du maire, adepte d’une production intensive. Retour sur une zizanie locale. Il a baptisé son domaine « le petit colibri », en hommage à une légende amérindienne qui veut que lors d'un incendie, seul le minuscule oiseau ait combattu le feu malgré les railleries des autres animaux, tétanisés par la peur. Bonnet vissé sur la tête, Richard Wallner fait visiter les neufs hectares de terres biologiques, situées à la sortie du village de Marsac, en Charente (16), qu’il tente de cultiver depuis 2005. Un changement de vie radical pour cet ancien Parisien, ingénieur en microélectronique, désabusé par sa vie de cadre stressé. Le trentenaire aspirait à la quiétude. A peine installé dans un appartement du bourg, il découvre un monde hostile. D'emblée, les rapports avec le maire, Jean-Marie Acquier, un enfant du village, maïsiculteur, éleveur de cochons hors-sol et adepte de la production intensive, sont électriques.  Les deux hommes ont une vision très différente de l’agriculture. (…) ››  lire la suite


Que sont nos fruits et légumes devenus ?
Auteur : Jackie Péric-mercier

incroyable disparition de nombreuses espèces végétales est due à la réussite d'une seule espèce : l'Homme. Qui, par la pollution qu'il occasionne, la surexploitation qu'il valorise et le réchauffement climatique qu'il génère, a perturbé l'écosystème à un rythme cent fois supérieur au cours naturel d'extinction. Ajoutons à cela un appauvrissement des espèces végétales comestibles savamment orchestré.

La perte de la biodiversité s'accélère à une vitesse jamais enregistrée dans l'histoire de la planète. Depuis que la machine a remplacé le muscle, l'homme a intensifié l'agriculture. Pour produire plus de variétés ? Non, par souci de rendement ! Et cette production intense, portant le nom pervers de « révolution verte », se définit en cinq points : monoculture, haut rendement, engrais chimiques, pesticides et mécanisation.

Peu à peu, les fruits et légumes que l'on caractérisent aujourd'hui d'anciens, ont laissé leur place à de nouvelles variétés à haut rendement. Les espèces liées à l'agriculture extensive ont régressé au fur et à mesure que le marché mondial des semences est devenu un enjeu économique colossal.

Tomate, pomme, patate se conjuguent au singulier

Les multinationales  procèdent à une sélection des espèces végétales massivement commercialisables, ce que l'on peut constater des jardineries jusqu'aux supermarchés : les graines sont le plus souvent des produits hybrides. Comment les reconnaît-on ? Au calibrage quasi parfait des produits, à la couleur intense, mais surtout à leur beauté malgré les semaines qui passent. Le meilleur exemple étant la tomate. Posez-la dans votre frigo et trois semaines plus tard, elle n'aura pas changé d'aspect !

Et c'est sans compter sur la perte de la biodiversité : alors qu'il existait plus de 7 000 variétés de tomates au début du siècle dernier, l'Union Européenne en dénombre à peine 150 de nos jours, dont 70 à peine sont commercialisées. Et sur nos étals, à peine 5 co-habitent !

Autre fruit, même constat : la pomme. Au début du 20e siècle, la France pouvait s'enorgueillir de 3 600 variétés de pommes. Aujourd'hui, seule un petite dizaine est présente sur les étals de nos marchés.

Même la pomme de terre n'a pu échapper au sort de l'agriculture intense : le meilleur exemple de cette standardisation se trouve chez Mac Do', dont les frites qui alimentent les fast-foods du monde entier sont faites à partir des 4 mêmes variétés de pommes de terre.

Les inconvénients pour l'homme et la planète sont multiples : pour toujours produire plus, les produits de l'agriculture intensive contiennent de nombreux pesticides, ce qui provoque une perte de vitamines, un manque de goût, sans parler des risques pour l'environnement et pour la santé de l'homme.

Plaire à l'Homo Economicus

En cultivant des espèces calibrées et à haut rendement, les multinationales et les supermarchés ont réussi à standardiser notre alimentation au détriment de la biodiversité. Ce qui leur permet de réaliser des économies conséquentes, mais également la création d'un profil idéal de consommateur-type.

La course au rendement pour les uns et la culture de surconsommation pour les autres ont conduit l'Homo Economicus à modifier son comportement et ses habitudes alimentaires. Ce n'est plus la nourriture qui grignote le budget familial, mais les dépenses afférentes au logement et aux transports. Si la nourriture arrive en 3e position, c'est à coup de changements conséquents : la consommation de viandes et produits industriels augmente, tandis que celle des fruits et légumes diminue.

Ainsi, une étude du CREDOC révèle que 25% des Français ne consomment pas de fruits et légumes frais, à cause de leurs prix jugés trop élevés. Si le prix de ces denrées a effectivement augmenté, les comportements ont beaucoup évolué. La preuve : ces consommateurs, freinés par des pommes à 3€ le kg n'hésitent pas à dépenser 100 € dans un nouveau téléphone mobile. C'est sans comparaison, vous diront-ils !

Mais ont-ils conscience que leur comportement a une incidence sur la biodiversité ? Car pour produire 1 kg de viande, il faut 7 kg de céréales. Avec un demi hectare de terre cultivable, on peut produire 70 kg de bœuf… ou 10 000 kg de pommes de terre. Pour les multinationales, qui raisonnent en terme de rentabilité financière à court terme, le choix est vite fait ! Et les consommateurs sont les pions de cette société de consommation dans laquelle valeurs et jugements sont faussés.

Une alternative en faveur de la biodiversité

Moins de goût, moins de vitamines, moins de choix, plus de pesticides : c'est ce qui pousse de plus en plus de consommateurs vers les aliments biologiques. Et pour combler le trou dans leur porte-monnaie, de plus en plus de personnes ont réhabilité le potager.

Il suffit d'un petit espace dans le jardin ou sur le balcon pour cultiver ses propres fruits, légumes et aromates.Les jardins municipaux ou communautaires sont de plus en plus prisés. Car c'est l'occasion rêvée de découvrir les légumes anciens. Personne ne pourra nier qu'un plant de tomates, entouré de basilic et d'œillets, est aussi décoratif qu'un bambou !

29.8.10

OGM incontrôlables pour un futur irraisonné

Depuis l'arrivée en force des organismes génétiquement modifiés, une partie de la communauté scientifique mais aussi des agriculteurs et associations, s'opposent à leurs cultures. Mais l'industrie agro-chimique n'a pas battu en retraite, bien au contraire, à coup de pressions politiquement incorrectes, elle a réussi peu à peu à envahir notre environnement aussi sournoisement qu'efficacement.

Seulement aujourd'hui, l'ampleur et les conséquences de la contamination génétique dans l'environnement sont des plus inquiétantes aux Etats-Unis où sont cultivés près de deux millions d'hectares de colza transgénique. Récemment, une étude a révélé que 86% du colza prélevé le long des routes du Dakota du Nord était porteur d'au moins un gène de résistance à un herbicide et que les champs voisins aux plants OGM étaient contaminés, mais il y a pire !

‹‹ Sur deux des plants analysés, la modification génétique constatée va encore plus loin. Ces organismes, pourtant revenus à l’état « sauvage », étaient porteurs non pas d’une transformation génétique, mais d’une combinaison de deux modifications, une double résistance, à la fois au glyphosate (herbicide commercialisé par Monsanto) et au glufosinate (herbicide de la marque Bayer). Une modification génétique qui n’existe pas dans le commerce ! Ce que cette découverte signifie, c’est que plus personne n’a la main sur les mutations de ces OGM, capables de s’hybrider à l’infini et sans aucun contrôle. A l’heure actuelle, il est impossible de prédire les conséquences environnementale, sanitaire et économique de tels croisements spontanés. ››  source Greenpeace.fr

Je ne sais pas vous, mais cette information me donne la chair de poule. Que vont encore bien pouvoir nous inventer ces savants fous de la biotechnologie ? Quelles seront les conséquences de leurs nouvelles acrobaties génétiques ? Espérons seulement que les dirigeants politiques aient perçu la gravité de cette contamination et prennent les mesures qui s'imposent en interdisant toutes les cultures OGM et leur importation dans les produits alimentaires.


Le cas du maIs mexicain - Extraits : Il était une fois la bio-révolution de Jean Foyer : ‹‹ Hold-up sur le maïs : Durant le Forum de Davos début janvier 2009, le PDG de Monsanto rencontre le président du Mexique, Felipe Calderon. Le patron de la plus grande firme d’OGM s’engage à « appuyer la formation technologique au Mexique ». Cinq semaine plus tard, Calderon lève par décret présidentiel le moratoire sur les semis de maïs génétiquement modifié. Le gouvernement a donné plus d’importance aux exigences de Monsanto qu’à 10 000 ans de travail et d’héritage collectif. ›› (…) ‹‹ La contamination relevée par Chapela et Quist résulte sans doute de l’importation de maïs américain transgénique distribué aux plus pauvres sans les avertir de cette spécificité. De nombreuses familles ont consommé une partie du maïs et semé le reste, contaminant une partie de le leur maïs autochtone (criollo). Il existe aussi des suspicions de contamination volontaire de la part des compagnies dans l’Etat du Chiapas. De plus Greenpeace a démontré que des grandes vendues comme « semences à haute rentabilité » étaient en fait transgéniques, et donc vendues en toute illégalité. ››


Cultures OGM : Le ministère de l'Agriculture profite de la pause estivale pour mettre fin au moratoire français : ‹‹ En plein départ de vacances, le journal officiel du 25 juillet a discrètement rendu public une modification apparemment anodine du catalogue français des variétés cultivées. Il s'agit en fait d'une autorisation de vente en France, et par là même dans toute l'Europe, des semences de 38 nouvelles variétés de maïs OGM. La culture des variétés insecticides MON 810 reste certes toujours interdite dans notre pays : pour combien de temps sachant que la Commission européenne peut du jour au lendemain mettre fin au moratoire en répondant favorablement à la demande de renouvellement de l'autorisation déposée par Monsanto ? ››


La proximité entre les intérêts d’un certain nombre de membres du gouvernement et les intérêts des lobbies est très inquiétante. Un documentaire de Canal + diffusé en 2006 enquêtait à ce propos, à voir absolument :


Les lobbies au coeur de la république :

OGM, l'étude qui accuse : un autre documentaire de Canal + à visionner également (diffusé en 2007 puis interdit de diffusion) : ‹‹ Pour 90 MINUTES, Michel Despratx raconte l’histoire d’une étude secrète sur un maïs OGM. Sous couvert du secret industriel, le ministère de l’Agriculture français n’a pas voulu rendre public les résultats, alors qu’ils sont inquiétants. Cette étude montre que le maïs OGM a provoqué des lésions sur les organes des rats de laboratoire qui en ont mangé. Comment une agence gouvernementale française, chargée de veiller à la santé des citoyens, ainsi que les instances européennes, ont-elles pu donner leur feu vert à cet OGM en connaissant cette étude ? ›› voir la vidéo



Les VRP de la Commission européenne : ‹‹ "Nous représentons les intérêts des entreprises européennes" expliquait le plus naturellement du monde un représentant de la Direction Générale du Commerce de la Commission européenne, lors d’une présentation devant des étudiants. Une déclaration qui éclaire le rôle des représentants de la Commission dans les négociations entre l’UE et ses « partenaires ». Les Dessous de Bruxelles enquêtent sur la politique commerciale des VRP de l’industrie européenne. ››


Refusez la contamination par des OGM mal évalués