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16.5.10
Primer l'insoutenable au nom de la vie
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Sophie
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Rubriques : actu, peuples premiers
24.7.09
Industrie pétrolière et environnement, 10 ans plus tard
J'ai trouvé sur le site internet de l'Assemblée Nationale un rapport d'information datant de 1999, sur le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et leurs impacts sociaux et environnementaux. Nous pourrions penser que ce rapport appartient au passé et bien non ! Les lobbies pétroliers n'ont pas évolués.
Ce rapport traite du respect aléatoire des normes éthiques par les compagnies pétrolières et des conventions internationales bafouées (protection internationale des droits de l'homme, organisation internationale du travail, conventions antipollution et anti-corruption). Le modèle français est cité : le jeu trouble d'Elf au Congo, l'implantation controversée de Total en Birmanie, l'intervention de la justice dans les affaires Elf-Aquitaine et l'Etat, le défenseur des intérêts économiques des compagnies pétrolières françaises et quasiment inexistant dans l'application des normes internationales. Un chapitre est aussi consacré au lien entre rente pétrolière et guerre : "Une guerre pour le pétrole : la guerre du Golfe", "Pétrole et conflits dans la zone caspienne", "La guerre civile en Angola et au Congo-Brazzaville", "L'insécurité chronique dans le delta du Niger", "Rente pétrolière et délitement des Etats", "Les effets pervers de la rente pétrolière en Afrique du Nord et au Moyen-Orient"...
‹‹ "L'industrie pétrolière n'offre pas l'exemple d'une activité s'ouvrant spontanément aux investigations. C'est toujours avec une grande amabilité que les compagnies communiquent les renseignements demandés, mais l'on s'aperçoit très vite que le contexte permettant de juger ces informations, ou bien est tronqué, ou bien est faussé, ou bien fait défaut. Votre Rapporteur a été bien souvent fasciné par des déclarations présentées comme des évidences, des raisonnements donnant tout à fait l'impression d'être l'expression du pur bon sens, des affirmations la main sur le coeur ébranlant le plus sceptique des auditeurs, et qui se révèlent en fin de compte autant de fausses pistes, autant de traquenards intellectuels, autant d'inexactitudes. Avançant dans un labyrinthe dont il ne peut jamais avoir une vue d'ensemble, l'enquêteur ne sort de l'enlisement que pour se retrouver à son point de départ. On pourrait dresser une sorte d'itinéraire initiatique de l'industrie du pétrole au cours duquel il s'agirait d'échapper au lac des idées reçues, éviter de tomber dans la fosse du prix Rotterdam, maîtriser le dragon des degrés API, tenter de sortir intact de la Villa des rabais ; après avoir donné la bonne réponse au sphinx interrogeant tous les passants sur le montant du prix de transfert, parviendrait-on enfin à la Salle de vérité ? Rien n'est moins sûr." Tel était le sentiment exprimé au nom de la commission d'enquête sur les sociétés pétrolières opérant en France par Julien Schvartz dans un rapport célèbre déposé le 6 novembre 1974. Vingt-cinq ans plus tard, qu'en est-il ? La nature de leurs relations avec les Etats a-t-elle évolué ? Comment les grands groupes pétroliers influencent-ils les relations internationales ? Quelle est leur stratégie face à la mondialisation de l'économie et de l'information ? Perçoivent-ils de la même façon les exigences toujours plus fortes de leurs clients quant au respect de l'environnement ? Sont-ils plus sensibles à la situation des droits de l'Homme dans les pays où ils opèrent ? ››
‹‹ Malgré leur lien étroit avec leurs Etats d'origine lorsqu'il s'agit de défendre âprement leurs intérêts économiques, les grands groupes pétroliers ont une tendance fâcheuse à relativiser, voire à s'affranchir du respect des conventions internationales. Peu importe que l'Etat de leur siège social en ait été le promoteur et les ait ratifiées. Quand elles opèrent dans des pays peu soucieux du respect des normes éthiques édictées par la communauté internationale, les compagnies pétrolières tendent à agir en fonction des règles minimales propres à ces pays. Cette attitude cynique et contre-productive en termes d'image, encore largement répandue, tend à s'assouplir. Certains groupes pétroliers ont évolué sous la pression des ONG relayées par l'opinion publique, rarement sous celle de l'Etat de leur siège social. Ces Etats (pays membres de l'Union européenne et Etats-Unis) s'érigent volontiers en modèle dans les enceintes internationales quand il s'agit d'édicter et de faire respecter les droits de l'Homme et les normes sociales et environnementales. Capables de combattre pour défendre ces valeurs - ce fut le cas au Kosovo et récemment au Timor oriental - ces Etats semblent atteint de schizophrénie tant ils montrent peu d'empressement à exercer un contrôle sur les agissements des compagnies pétrolières dans les pays où elles opèrent, même si elles sont par leur simple présence complices de régimes politiques détestables (Birmanie, Congo) et directement ou indirectement de désastres sociaux et environnementaux (Nigeria). ››

Pour finir, en annexe, un questionnaire qui parait sortir tout droit de chez Greenpeace : Quelle est la proportion de cadres issus des grands corps de l'Etat dans les compagnies pétrolières françaises ? Les compagnies pétrolières disposent-elles d'une influence décisive sur la politique intérieure des pays concernés qu'ils soient producteurs ou consommateurs ? Comment traitent-elles avec les Etats non-démocratiques ? Quel rôle jouent-elles dans les conflits inter-étatiques et les guerres civiles ? Quels rapports entretiennent-elles avec les forces de sécurité et l'armée des Etats en guerre civile ou politiquement instables ? Comment répondent-elles aux accusations de financement occulte de partis politiques et de corruption de certains gouvernements ? Pourquoi les revenus du pétrole profitent-ils si peu aux populations des pays producteurs en Afrique notamment ? Des compagnies pétrolières ont-elles été poursuivies ou condamnées pour des infractions économiques ? Comment les conventions internationales en matière de respect des droits économiques et sociaux sont-elles appliquées ? Comment les compagnies pétrolières respectent-elles les normes internationales sur le respect de droits humains à l'égard des populations autochtones notamment dans les Etats qui n'ont pas souscrit aux conventions internationales de protection des droits humains ? Comment les conventions internationales sur le respect de l'environnement sont-elles appliquées par les compagnies pétrolières ? Comment les compagnies pétrolières gèrent-elles leurs relations avec les populations habitant dans les zones de prospection et d'exploration ? Comment l'impact d'une exploitation pétrolière sur l'environnement est-il évalué avant, pendant et après ? Quelles sont les précautions prises par les compagnies pétrolières pour éviter des accidents : incendies, propagations de pétrole, marées noires, etc. ? Quels sont les effets produits par le démantèlement des plates-formes pétrolières ? Comment les compagnies pétrolières assurent-elles la dépollution des sites de raffinage et de distribution de leurs produits ? Quelles sont les mesures prises pour éviter la pollution de la mer par les navires transportant du pétrole ?...
Dix ans plus tard, les points évoqués sont toujours d'actualité : guerres, pollutions, violation des normes et des conventions internationales. L'industrie pétrolière n'a pas souhaité obtempéré, ni même se conformer aux normes élémentaires. Sa course aux profits restera meurtrière jusqu'à épuisement de cette ressource.
Galerie photos de Paul Taggart : Nigeria : Oil


Projet Sakhaline 2 en Russie qui comprend un gazoduc, un oléoduc de
800 km, une usine de gaz naturel liquéfié, deux plateformes pétrolières
et un terminal pétrolier

Accidents sur des sites Total : la loi des séries continue mais était prévisible
Amnesty International dénonce la pollution pétrolière au Nigéria
Russie : Accord à l'amiable autour de Sakhaline-2
L'industrie pétrolière a apporté la pauvreté et la pollution au delta du Niger
Nigeria: la pollution causée par l'exploitation pétrolière a des effets désastreux
Nigeria: Shell sur le banc des accusés
Combien Total rapporte à la junte birmane
Congo-Brazzaville: Pointe-Noire et environs victimes de la pollution pétrolière
Russie : Les bois grandissent malgré la pollution due aux hydrocarbures
Fuite importante sur un gisement pétrolier en Alaska
Total frôle les 11 milliards d'euros de profits sur 9 mois
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Kashagan : pharaonique et dévastateur
Bas-Congo : alerte à la pollution pétrolière à Moanda
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Un pétrolier s'échoue en Alaska
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Le pétrole et la criminalité d'Etat
Le Congo desarmé face à la pollution pétrolière
Vidéo - Perenco Les tribulations d'un pétrolier français en Equateur
Vidéos - Des tribus de l’Amazonie contre un géant du pétrole
Vidéo sur les dégâts de Texaco en Amazonie (en anglais et espagnol)

Perenco et les forces armées démantèlent un barrage érigé par les Indiens
Pérou : Perenco investit en masse dans le pétrole
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Les derniers peuples libres sont harcelés par les entreprises pétrolière et forestières
Perenco, l'or noir français en Amazonie
L'entreprise Perenco en Amazonie équatoriale : pollution, maladies et mort

Chevron Texaco en Equateur, "le procès environnemental du siècle" :
Pour la première fois, en 2003, un lobby pétrolier comparaissait devant la justice d'un pays du "tiers monde" suite à une plainte déposée par des communautés en 1993 devant la Cour fédérale de New-York qui aura attendu 10 ans pour renvoyer l'affaire devant les tribunaux équatoriens.
Texaco pollueur : des Indiens d'Amazonie accusent
Poursuites judiciaires contre une compagnie pétrolière pour dommages à l’environnement
Procès contre Chevron Texaco en Equateur
Equateur : Les marais noirs de Texaco
Le pire désastre pétrolier du monde : Texaco en Amazonie Equatorienne
L'Equateur accuse Texaco de «crime contre l'humanité»
Equateur : peuples indigènes & pétrole
Amazonie : la compagnie chevron texaco dans le box des accusés
Frente de Defensa de la Amazonía - texacotoxico.org

Les sables bitumineux, un désastre écologique :
‹‹ L’extraction des sables bitumineux est ce qui se passe actuellement et constitue un scandale écologique dont la plus grande partie reste d’ailleurs à venir. Le principe est facile sur le papier : on enlève la couche de surface (jusqu’à 75 m), puis on ramasse le sable bitumineux pour l’emmener aux unités de traitement pour séparer le sable du bitume. La pollution est infernale et les conditions d’extraction abominables. L’exposition à l’air et à l’eau des mines à ciel ouvert provoque la formation de gaz sulfureux (nauséabonds à l’extrême en faible concentration et mortels à plus forte concentration) et d’acide sulfurique hautement corrosif, sans compter la destruction du site de la mine. Le chauffage de l’eau pour l’extraction nécessite de l’eau qu’on ne peut pas recycler du fait de la présence d’acide corrosif après utilisation, et de l’énergie qui fait grandement baisser le taux de récupération par rapport aux réserves. Le sable une fois traité ne peut pas être utilisé pour un autre usage car contenant toujours une part de bitume et de soufre et donc doit être stocké en attendant de pouvoir être remis dans la mine. Enfin, le bitume récupéré doit passer par un process lourd (cracking et hydrogénation) pour pouvoir être commercialisé aux raffineries (le résultat est un "pétrole de synthèse" qu’on appelle "syncrude", bien que ce nom soit une marque, un peu ce qui s’est passé avec "frigidaire" dans le monde de l’électroménager). ›› Le scandale incontournable de l’exploitation des hydrocarbures
‹‹ La détérioration environnementale majeure que subit le Nord de l’Alberta ne fait pas les premières pages de nos valeureux médias. À croire l’information, on pourrait penser que la pollution incroyable causée par l’exploitation des sables bitumineux n’existe pas. Cette semaine, il aura fallu un reportage du réputé National Geographic pour que cette réalité soit, un peu, même très peu dénoncée. D’ailleurs, je me demande si les lecteurs de cette page ont même vu passer la nouvelle. Le texte qui suit a été soumis aux journaux "officiels" mais l’article n’a pas été retenu pour publication. ›› Les sables bitumineux de l'Alberta

En janvier 2007, le Parti Communiste du Québec dénonçait la scandaleuse exploitation du sable bitumineux à Alberta. : ‹‹ "Non seulement, le Canada ne pourra jamais remplir ses objectifs, tels que fixés par l'Accord de Kyoto, mais le Canada pourrait également se retrouver avec un désastre écologique, sur une échelle encore jamais vue, si rien n'est fait pour corriger le tir. Le pire dans tout cela réside dans le fait que la production de pétrole découlant de cette exploitation des sables bitumineux est, à 100%, destinée au marché américain et n'est donc pas essentielle. Pas une goutte de ce pétrole n'est envoyée ailleurs au Canada; tout ce pétrole est envoyé via différents oléoducs vers les USA. Ici même, au Québec, c'est à l'étranger qu'il faut acheter notre propre pétrole. Et c'est d'ailleurs à la suite des pressions américaines qu'on parle maintenant d'aller encore plus loin dans l'exploitation de ces sables. Encore une fois, nos politiciens, en Alberta comme à Ottawa, semblent plus préoccuper à faire plaisir aux maîtres de la Maison-Blanche à Washington qu'à réfléchir aux conséquences de leurs actes. Pendant ce temps, les sables bitumineux sont devenus le théâtre du plus important chantier de construction au monde. On parle là-bas d'une des plus grandes réserves de la planète, encore très peu exploitée." ›› Un désastre sur une échelle encore jamais vue
‹‹ L’extraction d’un seul baril de pétrole par ce procédé nécessite 4 tonnes de sable bitumineux et génère quelques 125 kg de dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. De surcroît, la production d’un baril de pétrole entraîne le rejet d’environ 5 barils d’eaux usées. Ces eaux usées, d’une extrême toxicité, sont acheminées vers des énormes bassins de décantation et de rétention. Un désastre en attente, ces bassins, très acides, contaminés par des substances toxiques comme le titane de zirconium, sont situés, dans certains cas, tout à côté de la rivière Athabasca. ›› Ombres au paradis
Sables pétrolifères de l’Alberta, un désastre environnemental
Sables bitumineux : Shell condamné pour greenwashing
Sables bitumineux du Canada: du pétrole à n’importe quel prix
Catastrophe écologique au Canada - le pétrole en cause
Enquête Radio Canada : Alberta, sables bitumineux : La plus grave menace
Projet Sincor (Venezuela) de Total Fina Elf : bitumes de l'Orénoque
Halte aux sables bitumineux | Greenpeace Canada
La pollution de l’eau | Greenpeace Canada
Les sables bitumineux en images | Greenpeace Canada
Classic Canadian Tours : Alberta Oil Sands Tour


Actu Pétrole - mondialisation.ca
Actu Pétrole - lesmotsontunsens.com
Pétrole - Livres : Les renseignements généreux
Liste des marées noires et pollutions répertoriées par date
Liste des raffineries de pétrole dans le monde (en anglais)
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20.6.09
Forêts du Sarawak : le BMF dénonce

Le Bruno Manser Fonds dénonce la société Trafigura d'accélérer la destruction des forêts pluviales en Indonésie et en Malaisie. Selon l'association, Trafigura se procure chaque mois entre 5000 et 7000 tonnes d'agrocarburants (huile de palme en provenance de Malaisie) qu'elle exporte ensuite vers l'Europe et les Etats-Unis. En novembre dernier, le ministre malais Kohilan Pillay déclarait que "Trafigura jouait un rôle-clé dans le commerce d'huile de palme avec l'État du Sud-est asiatique".
Spécialisée dans le transport des matières premières (pétrole brut, produits dérivés, métaux, minéraux et énergies renouvelables), Trafigura est l'une des plus importantes compagnies au monde de courtage pétrolier et d'affrètement maritime.
Les plantations d'huile de palme et de bois à papier se développent au détriment des forêts pluviales, et le respect des droits territoriaux des communautés indigènes est souvent bafoué. Le Bruno Manser Fonds critique le rôle de Trafigura dans la destruction de la forêt et exige son retrait du commerce d'agrocarburants produits à partir d'huile de palme.
Trafigura rejette les critiques de la fondation Bruno Manser
Mieux connaitre Trafigura :
L'étonnant parcours de Claude Dauphin, patron de Trafigura
Trafigura dans Surviepédia, l'encyclopédie de la Françafrique
Le rapport confidentiel de la BNP qui a sauvé le groupe Trafigura
Trafigura dédommage la Cote d’Ivoire mais nie toute responsabilité
Lutte contre la Corruption Internationale : le Probo Koala
Trafigura, un cas de pollution internationale
Trafigura paie 8 millions de dollars pour échapper aux poursuites

En Février dernier, le Bruno Manser Fonds dénonçait le partenariat du Groupe français ACCOR avec la société Interhill pour la construction contestée d'un Novotel à Kuching, capitale du Sarawak à Bornéo. Interhill, groupe forestier malais, saccage la forêt du Sarawak, territoire des Penan, depuis 1986.
‹‹ Les Penan luttent depuis la fin des années 1980 en érigeant des barricades sur les routes forestières empruntées par la société Interhill, laquelle sévit dans une concession de 50 000 hectares de forêt tropicale. Pour imposer ses intérêts face à la population locale, Interhill a déjà engagé des hommes de main armés afin d'intimider de diverses manières les Penan. En outre, l'automne dernier, le Bruno Manser Fonds a porté au grand jour le fait que les ouvriers d'Interhill avaient dans plusieurs cas abusé sexuellement de femmes et d'adolescentes Penan. ›› source ICRA International - Sarawak : Construction d’hôtel de luxe au mépris de la forêt pluviale
Les Penan accusent ACCOR de détruire leur forêt et de polluer leurs fleuves et demandent au Groupe de ne plus coopérer avec Interhill. Les Penan se sont sédentarisés, seulement une minorité d'entre eux sont encore chasseurs-cueilleurs nomades, mais tous dépendent étroitement de la forêt.
ACCOR envisagerait-il d'appliquer sa politique de développement durable ? Le groupe français a finalement annoncé l'ouverture d'une enquête sur les activités d'Interhill.
Violence sexuelle dans la forêt pluviale
Le gouvernement du Sarawak destitue des chefs Penan de leurs fonctions
Les peuples des forêts du Sarawak harcelés par l’exploitation forestière
Bruno Manser Fonds : Actualité
Survival International : Actualités par peuples : Penan
Le peuple Penan - Survival International
Galerie Photos de Nigel Dickinson : Borneo, Sarawak Malaysia

‹‹ Aussi longtemps que la déforestation se poursuit au Sarawak et que les bulldozers continuent leurs terrassements, notre action n'a pas abouti. Je suis las, mais je ne peux pas m'arrêter avant que ne soient tenues les promesses faites: la création d'une réserve de la biosphère chez les Penan, et leur autodétermination. ››

Bruno Manser est devenu le symbole de la résistance contre la déforestation au Sarawak. Activiste défenseur des peuples indigènes, il vécut six années parmi les Penan qui l'avaient surnommé Laki Penan (l'homme Penan), et fut témoin de la destruction rapide de la forêt par les compagnies du bois. Il manifesta aux côtés des Penan mais sa combativité et sa popularité finirent par agacer les autorités malaises. Recherché, il dut quitter le pays et sa "deuxième famille". A son retour en Suisse, il fonda le Bruno-Manser-Fonds, soutenu par de nombreux donateurs.
‹‹ Ce faisant, il alla souvent jusqu'à la limite de ses possibilités physiques et psychiques, avec toute la détermination héritée de ses ancêtres appenzellois. En 1993, il resta 60 jours sans manger devant le Palais fédéral pour convaincre le Conseil fédéral et les consommateurs suisses de la nécessité d'une déclaration obligatoire pour tous les bois et de l'urgence d'un arrêt des importations de bois tropicaux. La grève de la faim, soutenue par 37 organisations et partis politiques, par les autorités législatives de la ville de Bâle et par de nombreuses personnalités, a eu plus tard quelques effets positifs, mais à l'heure actuelle, il n'existe toujours pas de déclaration obligatoire pour le bois vendu en Suisse. Bruno Manser s'est opposé à la destruction de la forêt pluviale par de nombreuses conférences en Suisse et à l'étranger, et par des contacts divers, ainsi qu'en dénonçant les infractions liées à la déforestation et en lançant diverses actions spectaculaires. Mais en dépit de petits progrès, il avait l'impression que la cause des Penan ne progressait pas, car il se mettait à leur place. ›› source : endehors.org : Qu'est-il advenu de Bruno Manser?
Bruno Manser a disparu en mai 2000 lors de son voyage au Sarawak ; il comptait s'opposer à la destruction de la réserve de biosphère promise aux derniers Penan.
LAKI PENAN : Le combat d'un écologiste humaniste admirable
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29.5.09
Permis de détruire pour Vedanta


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18.9.08
"L'Afrique parle de l'Afrique"
Le bulletin nº133 du Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales (WRM) est entièrement consacré à l'Afrique, un continent si riche et si pauvre à la fois, un continent maltraité aux peuples agonisants qui reste une destination exotique pour le reste du monde.
«De nombreux regards se tournent aujourd’hui vers l’Afrique, et derrière le discours de l’aide à la pauvreté se dissimulent des plans ambitieux pour exploiter ses énormes richesses. Ce territoire hétérogène, habité par près de 800 millions de personnes, artificiellement divisé en cinquante-trois États par le colonialisme européen, se voit maintenant assailli par les nouvelles poussées de la mondialisation et il est le théâtre de disputes entre les impérialistes de toujours – les États-Unis, l’Union européenne et le Japon – et l’expansion économique et politique de la Chine et de l’Inde. L’avenir du continent et de ses peuples semble être décidé dans des capitales lointaines, siège de la richesse et du pouvoir.
Dans ce contexte, le WRM regarde lui aussi l’Afrique, non par pour parler d’elle mais pour écouter ce que les Africains eux-mêmes ont à dire. Tel est le but du présent bulletin : laisser la parole aux Africains pour qu’ils parlent de l’Afrique.
Nous avons créé ce blog où vous pourrez poster vos commentaires sur tous les articles. Nous vous invitons et vous encourageons à le faire !»
Productions d'agrocarburants, exploitations forestières, pétrolières
et minières ravagent l'Afrique afin de rassasier le monde moderne.
Un excellent dossier qui aurait pu s'intituler
"les veines ouvertes de l'Afrique" :
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13.9.08
Projet de mine Pascua-Lama : communautés et glaciers toujours en sursis
Alors que le réchauffement climatique est en marche, que les ressources d'eau potable s'appauvrissent, la compagnie minière canadienne Barrick Gold Corporation (première productrice d'or au monde) a jeté son dévolu sur la majestueuse cordillère des Andes.

Barrick Gold étudie un mega-projet d'extraction d'or, d'argent et de cuivre dans la vallée andine de Huasco depuis 1997, un projet dénommé Pascua-Lama, chevauchant le Chili et l'Argentine. A plus de 4000 mètres d'altitude, cette mine à ciel ouvert s'étendra sur 3000 kilomètres carrés, condamnant trois glaciers pour accéder aux réserves d'or, et affectant à jamais les rivières de la vallée (une zone principalement agricole) et les nappes souterraines alimentées par les glaciers. De toute évidence, le projet met en péril cette réserve d'eau douce, l'économie fragile des communautés et garantit un impact irréversible sur l'environnement.
L'activité minière prévoit un déplacement journalier d'environ 50 tonnes de matériel, un mouvement de transports considérable qui va entraîné un soulèvement de particules comparable aux plus grandes mines du monde. A la contamination des eaux résultant de la procédure d'extraction par le cyanure, le mercure et l'arsenic, s'ajouteront les risques quant au déplacement constant de charges hautement toxiques, des centaines de camions devront transiter chaque mois sur l'unique route longeant une rivière.
Le Chili possède d'importantes réserves d'eau douce d'une grande pureté. Nous savons que l'épuisement de ce bien précieux va provoquer de graves conflits dans le monde, et pourtant, quelques humains le condamne au prix de l'or, un métal qui n'étanchera jamais d'autre soif que celle du pouvoir ou du plaisir.
Un peu d'histoire :
La Compagnie Barrick Gold a été fondée par Peter Munck (ancien premier ministre canadien) avec le financement du renommé marchand et trafiquant d'armes saoudien Adnan Khashoggi et l'un des principaux actionnaires n'est autre que Georges Bush père.

Un traité minier bilatéral a été signé en 1997 et ratifié en 2000 entre le Chili et l'Argentine pour permettre l'exploitation des minéraux sur la frontière entre ces deux pays. «Pour la première fois, le traité minier autorise l’exploitation transfrontalière des dépôts de minerais et couvre une superficie de plus de 200.000 kilomètres carrés. Il est présenté comme une occasion unique pour les deux pays d’exploiter leurs ressources minières de façon plus efficace, de coopérer pour la recherche et le développement de nouvelles technologies minières, de promouvoir l’« investissement mutuel” et de protéger l’”intérêt national et public” des deux pays. Mais, moins d’une décennie après sa ratification, il s’est plutôt révélé être un instrument puissant et indispensable pour les sociétés transnationales, leur permettant d’avoir accès et d’exploiter des ressources binationales. Aucun investissement national, que ce soit public ou privé, n’est encore passé par lui. De fait, ce traité est le résultat d’années de pression exercée par les plus grandes sociétés minières du monde. Rio Tinto, Barrick Gold, Falconbridge, Tenke Mining ont établi des bureaux locaux ou des succursales, ont adhéré aux chambres nationales des mines et/ou ont déployé toute leur force de pression. Dans un premier temps, cette pression a produit des “protocoles de facilitation” spécifiques, concédant des conditions et des privilèges spéciaux, principalement à Barrick Gold et à Falconbridge.» source : Le colonialisme des ressources et le traité minier Chili–Argentine
Barrick Gold a présenté son projet Pascua-Lama aux gouvernements chilien et argentin pour la première fois en 2001. Celui-ci n'indiquait pas la présence de trois glaciers sur le territoire chilien (le Toro 1, le Toro 2 et l'Esperanza), un "oubli" passé inaperçu dans les bureaux de la COREMA, la commission environnementale régionale, tête en l'air ou corrompue, chargée de l'étude d'impact et de la validation du projet. Face à l'indignation des associations écologiques et agriculteurs de la région, la commission a tout de même accepté le projet mais sous réserve de préserver les glaciers.
Ce projet a fait l'objet d'un rapport en 2004. Celui-ci a révélé qu'aucune étude sérieuse n'avait été faite par Barrick concernant les glaciers, les ressources hydriques (le processus d'extraction d'or nécessitant des quantités d'eau considérables), la décharge de roches stériles, les travaux de déviation des cours d'eau, l'accumulation d'eau contaminée dans l'excavation minière, le stockage des combustibles, et bien d'autres détails dommageables.
Barrick a donc présenté un nouveau projet prévoyant de déplacer les glaciers en les découpant en blocs pour pouvoir les transporter quelques kilomètres plus loin, une nouvelle scandaleusement interprétée par l'opinion publique et internationale. Les glaciers étaient sauvés de la dynamite mais pas du mépris de la compagnie. "Un glacier n'est pas seulement de la glace, mais un écosystème très sensible et mal connu. En couper une partie, c'est altérer le reste, et bouleverser le fragile équilibre hydraulique de la région" Raul Montenegro, professeur de biologiste en Argentine, Prix Nobel Alternatif en 2004.
Pour calmer les esprits, Barrick a annoncé la création d'un fond pour le développement durable de 60 millions de dollars pour la communauté, en lui demandant, en contrepartie, de ne pas s'opposer à l'étude d'impact environnemental (fond réservé à la construction d'un barrage pour garantir l'eau aux agriculteurs). Pendant ce temps dans la province argentine de San Juan, tandis que la compagnie publicitait sa campagne de cadeaux de bienfaisance (la stratégie notoire des entreprises pollueuses), la télévision diffusait des spots vantant la politique de mines responsables de Barrick Gold (santé des employés, respect de l'environnement, développement économique et social des communautés... les boniments d'usages des industriels). Ces manipulations médiatiques avaient pour but :
- d'ébranler de graves accusations pour contamination d'eaux souterraines par des hydrocarbures et
- d'éviter une réaction protestataire des communautés au projet d'exploitation Veladero (autre mega-projet dans les Andes argentines menaçant la Réserve de biosphère de San Guillermo, inscrite à l'UNESCO, ainsi que le bassin du fleuve Jachal).

Finalement, en 2006, la commission chilienne a donné son aval en rejetant toutefois l'idée de déplacer les glaciers, mais en écartant tout de même l'opposition des communautés et des associations. Cet accord a eu pour conséquence la suspension par la compagnie Agrosuper d'un projet agricole d'une inversion de 500 millions de dollars dans la vallée de Huasco, un projet qui aurait bénéficié à l'économie locale.
Malgré l'accord des deux gouvernements, divers obstacles n'ont toujours pas permis, deux ans plus tard, le lancement de Pascua-Lama. Le projet est détenu par la compagnie du fait, notamment, des différences de réglementation des taxes entre les deux pays. Il faut rappeler que les années de dictature qui ont pesées sur ces pays, ont été très bénéfiques aux entreprises étrangères. Celles-ci ont dégagé des profits phénoménaux qui rendent, aujourd'hui, très difficiles les arrangements et la mise en place d'une législation sur les exploitations minières dans la zone frontalière.
De plus, le projet de mine se trouve sur des terres réclamées par la communauté indigène Diaguita qui a dénoncé le gouvernement chilien auprès de la commission inter-américaine des droits de l'homme. Le gouvernement s'était engagé à respecter les droits des communautés indigènes et à restituer les terres, un engagement qu'il n'a toujours pas respecté car s'il donnait le droit sur la terre et l'eau aux Diaguitas, ceux-ci pourraient s'opposer juridiquement au projet de mine.
La compagnie a notamment été accusée de crimes environnementaux pour avoir détruit 50 à 70% des glaciers au moment de l'étude de Pascua-Lama et de la construction de la route.
Un autre procès a opposé Barrick à un citoyen chilien pour acquisition frauduleuse de terres. La compagnie avait acheté 8200 hectares de terres adjacentes à la concession minière pour 20 dollars, suite à une falsification du contrat de vente qui stipulait le million. Une accusation pour corruption de juges s'est ajoutée à ce scandaleux procès. Finalement, la résolution a donné raison au vendeur et Barrick s'est vue dans l'obligation de restituer les terres, un dur revers qui met Pascua Lama en péril puisque ces terres renferment la plus importante quantité d'or que la compagnie prétendait extraire.
D'autres obstacles font de l'ombre à ce projet démoniaque mais Barrick n'a pas encore dit son dernier mot...

Barrick Gold est une compagnie meurtrière, un bien pâle reflet
de l'industrie minière, mais jugez-en par vous-même :
Les Eldorados américains - photos
Australie : le lac sacré Cowal
Tanzanie : pillage minier canadien cautionné par la Banque Mondiale
Que s’est-il vraiment passé à la mine d’or de Barrick en Tanzanie ?
Des leaders autochtones dénoncent les activités de Barrick Gold
L’industrie minière face à l'environnement, aux droits humains et autochtones
Argentine : les échos du plébiciste contre une exploitation minière canadienne
Version traduite de la page : Argentina - Famatina Says NO to Barrick Gold
“Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique”
"Noir Canada" est lancé malgré les menaces de Barrick Gold
sites en anglais :
Barrick Gold : Company Profile
Protest Barrick.net : Global Day of Action Against Barrick Gold
Quelques liens Pascua-Lama :
Pascua Lama - Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine
Lettre ouverte adressée à la Présidente du Chili
Le projet de la mine d'or de Pascua Lama provisoirement suspendu
Chili : Barrick Gold menace des glaciers
Déplacer des montagnes de glace
Un projet gigantesque d'extraction minière, gravement nuisible à l'environnement
Chili : mobilisations contre des méga projets miniers
El escandaoso proyecto internacional de Pascua-Lama
L'industrie minière déplace des montagnes tout en manipulant les substances chimiques les plus dangereuses. Il est évident qu'elle produit d'irréversibles impacts sur l'environnement et les communautés. Le projet Pascua-Lama n'échappe pas à la manipulation tendancieuse de l'information en faveur des intérêts de puissants groupes internationaux. Il n'existe aucune activité minière non polluante.

mine de Chuquicamata, Atacama, Chili (parmis les plus grandes mines de
cuivre à ciel ouvert du monde, la plus grande se trouvant en Afrique du Sud)

mine palabora, Afrique du Sud (4000x3564 - 4601 ko)

mine de charbon, Afrique du Sud photo Yann Arthus Bertrand

mine de charbon, Afrique du Sud

mine de diamants, Inde

mine dans le Nevada, Etats-Unis

mine d'or au Mali

mine en Afrique du Sud

mine dans le Nevada, Etats-Unis

mine sur l'île Rapu Rapu, Philippines

mine d'or dans le Colorado, Etats-Unis

mine en Colombie Britannique, Canada

mine de diamants en Afrique du Sud

mine de fer dans le Para, Brésil

mine en Amazonie, Brésil

mine d'or en Amazonie, Brésil

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Sophie
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Rubriques : aires protégées, multinationales, peuples premiers, pollutions








