Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires et états d'âme.

2.11.08

Toujours envie de rouler vert ?


Nous le savons aujourd'hui, les agrocarburants ne sont pas la solution à l'épuisement de l'or noir. Leurs impacts sur l'environnement se sont avérés catastrophiques, des millions d'hectares de forêt ont disparu dans le monde, faisant place à des plantations de palmiers à huile. En Amérique Latine comme en Asie du sud-est, les forêts partent en fumée, la biodiversité atteint le stade critique de la survivance, des milliers de tonnes de CO2 sont libérés dans l'atmosphère et les multinationales continuent de s'enrichir en exploitant honteusement de pauvres gens. Lire l'article : Malaisie : des enfants et des travailleurs migrants indonésiens réduits à l’esclavage dans les plantations de palmiers à huile


Notre monde est parfaitement développé et manipulé, et il requiert des sacrifices humains pour satisfaire les privilégiés. Et bien honte à ceux qui sont satisfaits, les industriels, les politiciens et les adeptes aux agrocarburants qui se disent bons citoyens. Etre dévoué à son grand patron gouvernement n'est pas un acte de citoyenneté responsable, l'article du Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales le confirme une fois de plus.

31.10.08

Au Népal aussi la vie sauvage succombe, l'association Sundari témoigne

Nous devons admettre que notre planète toute entière est ravagée par les humains, l'environnement se dégrade et la biodiversité se meurt. Les pays occidentaux n'arrivent même pas à préserver leurs insectes et les autres pays vendent leur biodiversité comme une vulgaire marchandise, lorsqu'ils ne sont pas obligés de s'en nourrir. Malgré tout, certains veulent nous faire croire qu'ils s'agitent pour réguler ce désordre environnemental mondial, les gouvernements, par exemple, en adoptant de jolies lois de protection, allant même jusqu'à classer certains sites comme patrimoines du pays, mais aussi les organisations internationales qui proposent de pertinents programmes et de belles conventions, mais tout cela est sans compter sur l'avidité et la convoitise humaine. Pendant que ces sauveurs restent dans leurs bureaux, les dégradations de l'environnement sont toujours plus désolantes. Et la corruption fait que rien ne changera, si ce n'est le prix à payer, à moins que l'opinion publique sache et décide de réagir.


Je rejoins entièrement Bérangère, de l'association Sundari, lorsqu'elle m'écrit : ‹‹L'information de toutes les populations est cruciale, si nous voulons un jour que cet acharnement sur les animaux et sur leur environnement cesse.››, et, pour cette raison, je vous transmets son dernier message ainsi que les photos.



SUNDARI WILDLIFE PROJECT


Durant notre dernier séjour de huit mois au bord du parc national de Bardia – sud-ouest du Népal... nous avons été les témoins génants du massacre de deux rhinocéros unicornes.

Nous avons également appris à mieux comprendre le système de braconnage népalais...


Le parc national de Bardia est un site naturel unique au monde, renfermant une biodiversité extraordinaire.. un coin de paradis sur Terre... seul endroit au monde  où l'on peut observer ensemble tigres, éléphants, rhinocéros indiens, dauphins d'eau douce, pour ne citer que les espèces les plus charismatiques.


Ce joyau est en train de disparaître à une vitesse alarmante. C'est une évidence malgré tous les efforts de l'administration pour camoufler la situation réèlle.


De la centaine de rhinocéros présents sur place il y a quelques années , il n'en reste que 21, selon le dernier comptage, largement sur-évalué. 

Début avril, la mort d'un homme, témoin malheureux du braconnage d'un rhino, tué par les braconniers, a fait apparaître la vérité au grand jour... 


Patrice CORREIA, Photographe animalier, s'est rendu sur place pour photographier la dépouille de l'animal, malgré l'interdiction de l'armée, qui ne voulait surtout pas de témoin de cette affaire. Trois semaines plus tard, Patrice et l'un de ses amis, Tristan RENAUT, ont découvert un nouveau rhinocéros mutilé, la corne arrachée à coups de machette... lors d'une journée en jungle.Un mois auparavant, nous avions déjà observé un homme au comportement suspect qui poussait les rhinos vers la rivière à l'aide d'un chien de chasse. Le parc, alerté, n' avait pas réagi.


Cette fois ci c'en est trop, l'administration est sommée de s'expliquer ( administration tripartite où tout le monde se renvoie la balle : armée chargée de la surveillance,  national trust for nature  conservation chargé de l'équilibre entre les communautés locales et la vie sauvage, et la direction du parc.)

Les langues se délient, et il est évident que nombre d'employés laissent faire , voire sont corrompus.

Nombres de fonctionnaires touchent des salaires exorbitants (financés en grande partie par des donations venant de l'étranger) et considèrent le parc comme leur garde manger .


Les guides naturalistes et les hotels vivant de l'éco-tourisme sont les premiers touchés par la disparition de la faune ( les rhinos ne sont que la partie émergée de l'iceberg.), mais le plus souvent ils se taisent de peur de perdre leur licence de guide qui leur est délivrée par le parc. 


RECAPITULATIF DES ACTIONS 2008

ET NOUVEAUX ELEMENTS


1er avril 2008 :


Meeting au TRUST NATIONAL CONSERVATION, concernant la coupe de bois illégale qui sévit depuis des semaines dans le parc, par les populations locales.

Etaient présents, les guides de jungle, les propriétaires de lodges, deux gradés de l'armée, le commandant du parc national, le responsable de la fondation TRUST, Patrice et moi..

Aucun résultat. L'indifférence des trois autorités en place fait peine à voir.

Nous nous posons beaucoup de questions sur leur véritable motivation...


3 avril 2008 :


Je me rend au quartier général du parc national, accompagnée du président de l'association des guides de jungle NAGA, Tulsy. Pour y rencontrer le commandant afin de lui proposer notre aide, pour faire cesser la coupe de bois dans le parc... 

Il nous reçoit très bien, me demande de lui fournir des infos et des témoignages.

Ce que je fais.


4 avril 2008 :


Braconnage d'un rhinocéros mâle agé d'une vingtaine d'années, dans la zone tampon de Attishar, au bord du parc national de Bardia.

12 balles dans le corps, la corne arrachée.

Un jeune homme, Narendra Chaudhary, témoin du massacre à été abattu de sang froid par les braconniers, alors qu'il se rendait au même moment dans son village.

L'indifférence des autorités est affligeante.


5 avril 2008 :


Je me rend au quartier général de l'armée, accompagnée de Tulsy et Raju, membre lui aussi de l'association des guides de jungles NAGA.

Notre entretien avec le colonel est bref, il me fait comprendre que leurs moyens sont très limités du fait du peu de budget, du manque de véhicules et de carburants, pour effectuer les patrouilles dans le parc.

Je lui propose de les aider, au moins pour le fuel, il décline mon offre.

Il me conseille de mettre en place un système de patrouilles avec les guides de jungles... 


Pendant ce temps, Patrice se rend à Attishar pour prendre des clichés de la dépouille du rhinocéros.

Malgré l'interdiction de l'armée, présente cette fois sur les lieux, il arrive malgré tout à prendre cinq photos de l'animal.


23 avril :


Braconnage d'un rhinocéros mâle agé d'à peine quatre ans, dans le parc national, à Manau Gate... à cinq cent mêtres du lieu de braconnage du premier rhinocéros.

Patrice et un proche ami Tristan , accompagnés de leur ami et guide de jungle Sankar, font cette macabre découverte lors d'une promenade en jungle...

Tout de suite ils alertent l'armée, par téléphone, mais pas de réponse.

Ils alertent alors la direction du parc, qui se rend sur les lieux environs une heure plus tard !

Là encore Patrice prend des clichés de l'animal gisant au mileu de l'eau, la corne arrachée, comme le premier rhinocéros.

A l'aide d'un éléphant domestique, un membre du parc repousse le corp sans vie du rhinocéros jusque sur la berge... la méthode est écoeurante. Des hommes du parc national rient de bons coeur, la scène semble les amuser. Patrice et Tristan sont en rage.


Le soir, Nous rencontrons par hasard le propriétaire d'une radio régionale, Resham Chaudhary,de Phoolbari FM, a qui nous racontons ce qui se passe à Bardia, l'envers du parc national.

Il nous interroge, magnétophone en main, et le lendemain matin, notre conversation est retransmise sur les ondes, dans vingt six régions du Népal.


24 avril :


Nous sommes invités à participer à un meeting, pour discuter des derniers évènements, mais à notre arrivée nous voyons que nous ne sommes pas les bienvenus, et la conversation ne se fait qu'en népali, afin de nous écarter.

Nous sommes furieux et nous quittons la salle.

C'est alors que nous faisons la connaisance de Yogesh, un amoureux de nature, président de l'association SAVE WILDLIFE – Népal.


25 avril :


Avec Yogesh nous décidons d'organiser un voyage à Kathmandu avec les guides de jungles, les membres de NAGA, quelques propriétaires de lodges , et nous mêmes, afin de manifester dans les rues de la capitale, et devant le ministère de l'environnement, pour dénoncer l'indifférence ou l'implication des autorités concernant le braconnage.

Aussi nous voulons organiser notre propre conférence de presse.

Après plusieurs jours de meetings et d'organisation, nous sommes prêts à prendre la route.


29 avril :


Nous nous rendons à Tikapur, pour une entrevue en direct avec la radio Phoolbari FM.

Entrevue d'une heure, où nous témoignons.


3 mai :


Nous subissons chaque jour de très fortes pressions de la part des autorités en place, des leaders maoistes... qui semblent être en désaccord avec notre projet... nombres d'entres eux ayant des choses à se reprocher, étant impliqués directement  dans le braconnage.


4 mai :


Notre programme doit être annulé du fait de la pression et des menaces très graves dont nous avons fait l'objet. Les guides de jungle sont les premiers visés, donc nous décidons de tout annuler, cette mission devient trop dangereuse pour tout le monde.

Nous prenons la route seuls.


10 mai :


Quatre braconniers ont été arrêtés à Bardia, en possession de la corne du second rhinocéros et de dix kilos d'os de tigres.

Quatre soldats de l'armée népalaise.


14 mai :


Conférence de presse à Kathmandu, organisée par Yogesh, étaient présents le président du WWF Népal, les autorités responsables de la protection de la faune... les principaux journaux locaux et nationaux, la télévision Népal tv, et la radio nationale.

Nos témoignages sont entendus et pendant plus de huit jours, tous les journaux rappellent quotidiennement les faits , parlent de notre projet, se révoltent à leur tour de l'incompétence des autorités, de l'implication de l'amée dans la destruction du patrimoine sauvage.


Une émission de tv nous est consacrée.

Cinq autres braconniers sont arrêtés quelques jours plus tart.


18 mai :


Entretien avec Népal tv, une émission nous est consacrée.

La protection de la faune DOIT devenir une priorité pour chacun, nous voulons sensibiliser au maximum la population concernant ce sujet sensible.





Sundari au secours des derniers rhinocéros de Bardia


Surtout, n'hésitez pas à transmettre votre indignation à Monsieur Shyam Bajimaya, directeur général du Department of National Parks and Wildlife Conservation (Département des Parcs Nationaux et de la Conservation de la Vie sylvestre) au ministère de l'environnement népalais : sbajimaya@dnpwc.gov.np


26.10.08

Vacances idéales pour certains, cauchemars écologiques pour d'autres

Tourisme solidaire, tourisme responsable, tourisme équitable, tourisme éthique, tourisme durable, ecotourisme, les termes ne manquent pas pour définir le voyage responsable. Cela n'est plus un secret, pour que le tourisme soit soutenable, il doit respecter des principes fondamentaux comme la préservation de l'environnement et des ressources naturelles, l'association des populations locales aux activités touristiques et la sauvegarde du patrimoine culturel. Seulement ainsi, il pourra être la solution aux nombreux dégâts causés par le tourisme conventionnel.


Ainsi, pour la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable "Le Tourisme Responsable se définit comme l’application du concept de Développement Durable auprès du secteur du Tourisme. Ainsi, le Tourisme Responsable désigne toute forme de développement, d’aménagement ou d’activité touristique qui respecte et préserve à long terme les ressources naturelles, culturelles et sociales et contribue de manière positive et équitable au développement et à l’épanouissement des individus qui vivent, travaillent et séjournent dans ces espaces."


Il en ressort toujours les mêmes conseils incontournables : respecter la faune et la flore sauvages et leurs habitats, favoriser l'économie locale, ne pas acheter d'objets fabriqués à partir de plantes ou animaux menacés d'extinction et privilégier les petites structures d'hébergement. Pourquoi ? Parce que le tourisme de masse se solde par une dégradation du patrimoine naturel et culturel. Les modes de vie des populations locales sont bouleversés et les grands flux touristiques, contrôlés par des groupes internationaux, fragilisent dangereusement l'ensemble de l'économie.


Et pourtant, sur les côtes du monde entier règnent de grands complexes badigeonnés d'eco-label ceci, eco-certification cela, tandis que la population locale est réduite à la pauvreté.


Construire des écoles, des centres médicaux et des routes au nom du développement durable parait cohérent, mais construire des villas de luxe avec vue sur la mer ou des golfs à l'intérieur de forêts pour assouvir les caprices de quelques uns est une méthode radicale pour en finir avec l'environnement et les populations qui doivent en vivre.


Exemple d'une côte dénaturée

Au Costa Rica, des centaines d'hectares de forêt sont détruits chaque année au profit de complexes touristiques, c'est pitoyable mais impulsé par un gouvernement qui se veut leader du développement durable aux yeux du monde. Ce petit pays tropical, proie des investisseurs étrangers (surtout américains), reflète parfaitement la manipulation industrielle. Autrefois recouverte de forêt dense, la cote pacifique se meurt dans les serres de l'industrie touristique. Ce pays, comme tous les autres, condamne ses côtes et son exubérante biodiversité au détriment de condominiums, hôtels et villas de luxe. Non seulement, ce développement touristique a un impact irreversible sur l'environnement, mais il se fait en plus au détriment des populations locales. 


Saviez-vous que des villageois expropriés depuis des années pour faire place à des hôtels certifiés, ne sont toujours pas relogés?

Saviez-vous que des complexes ont été construits sur des cimetières indigènes?

Saviez-vous que de nombreux hôtels certifiés renvoient leurs eaux usées à la mer?

Saviez-vous que des villageois sont privés d'eau pour les besoins des hôtels?

Le touriste se demande t-il ce qu'adviennent les déchets qu'il occasionne tout au long de son séjour?

Jeter une pile, par exemple, en occident et jeter une pile au Costa Rica (où les déchets sont enterrés) sont deux gestes bien distincts.

Un exemple près de chez moi : une personne mal intentionnée mais à l'aspect eco-certifié a détruit 20 hectares de pure forêt tropicale pour y construire un condominium dissimulé derrière un projet écologique "Selva Encantada" (forêt enchantée). L'achat d'une maison de vacances permettra de préserver les 20 autres hectares que ce spéculateur a daigné épargner. C'est fort, mais malheureusement, certains tomberont dans le panneau.


Le concept de tourisme durable ne sert qu'à sensibiliser le voyageur sur sa responsabilité dans les phénomènes environnementaux et sociaux. Bien sûr, ce concept n'a pas échappé à l'industrie qui l'exploite grandement aujourd'hui. Il nous revient donc la responsabilité d'ouvrir bien grand nos yeux, de ne pas mettre nos neurones en vacances, d'admettre qu'aucune industrie ne peut se vanter d'une économie durable et équitable et de boycotter les grandes structures touristiques, sans oublier de bouder leur représentant légal, l'OMT (Organisation mondiale du tourisme). Encore une fois, l'industrie parait puissante mais elle ne dépend que du bon vouloir des consommateurs.

Tourisme durable, tourisme solidaire

Fiche Conseil Tourisme durable - Réseau eco-consommation

Passeport Vert

Vacances à l'étranger / Trucs Verts

Pour un développement local durable

Cancún: Denuncian depredación hotelera (en espagnol)


Carton rouge au tourisme : «Les impacts du tourisme ne sont guère documentés mais quand un investisseur touristique repère une plage, une forêt ou une cascade, la communauté locale peut trembler car son environnement naturel et social va radicalement changer. Pour que le tourisme ne soit plus synonyme de pollution et de prostitution, de bas salaires et de privatisation des ressources naturelles… Informez-vous sur les dégâts du tourisme classique et sur la fausse utilisation de la dénomination " écotourisme".»


Du luxe chez les pauvres : La compagnie d'architecture A-CERO prévoit de construire un complexe touristique et un complexe résidentiel de luxe sur 1400 hectares en bord de mer, à Cumayasa en République Dominicaine. Le projet prévoit 3000 villas de luxe, 3 hôtels, 4 camps de golf, une marina, des terrains de tennis et centres de sports aquatiques, et bien sûr des activités d'écotourisme. J'espère au moins que la population locale bénéficiera de ce méga-projet, à l'inverse de l'environnement, mais j'en doute fort.

Cumayasa complex, A-cero, world architecture news (en anglais)

Joaquín Torres realiza un complejo de lujo en Cumayasa (en espagnol)


Lorsque l'inacceptable est une attraction touristique :

Las Vegas Attractions - Mirage Hotel

 

Terre Sacrée, une association sans éthique

J'ai consacré deux textes à Terre Sacrée dans ce blog, Mon expérience avec l'association Terre Sacrée et 55000 euros pour sauver l'humanité, et je me demande si je ne vais pas ajouter une rubrique "terre sacrée"...

Mon incompatibilité avec Michel Walter, le secrétaire général de cette association, m'aura valu des insultes, la radiation à la lettre d'information sos-planète et un commentaire diffamant sur mon blog, alors qu'il aurait été plus honnête de relever mes propos.

Et aujourd'hui, sans aucune fierté, ni même respect du droit d'auteur, l'association publie mes textes. 

Une lettre d'information intitulée "Le billet de Sophie" vient d'être diffusée aux 11000 abonnés de Terre Sacrée, et n'est autre que le texte que j'ai rédigé pour ma page A propos de ce blog. L'association n'a fait que recopier le texte sans en indiquer la source, en y apportant toutefois une modification : "Ce blog est une micro-participation..." est devenu "Ce site est une micro-participation...", reprenant ainsi mes écrits pour son compte.

Et lorsqu'il s'agit de connaître la source du "Billet de Sophie", Michel Walter répond ceci :

‹‹ Malheureusement on ne nous en a pas communiqué la source;

bien amicalement.

Michel ››

Dans la foulée, M. Walter s'est approprié mon article Projet de mine Pascua-Lama : communautés et glaciers toujours en sursis sur le Groupe Google de Terre Sacrée.

C'est ainsi, tout simplement, qu'il est possible de juger. Nous savons reconnaître le bien du mal et même si nous n'avons pas pour coutume de nous remettre en question et préférons arbitrer notre entourage, nous sommes conscients de nos actes. Notre comportement fait notre expérience et je ne vois pas le mal à la partager, que cela n'en déplaise à Michel Walter.

D'ailleurs, ce récent vécu ne fait que conforter mon opinion sur cette association qui n'a vraiment pas l'envergure d'une ONG. Réclamer des dons pour perpétuer une action sur internet qui n'est autre que s'accaparer des textes et pirater l'information, c'est malhonnête.



Mai 2009 : la Charte de Terre Sacrée manque toujours de déontologie


Le Calendrier cosmique, une trouvaille de l'association Terre Sacrée ? Non, bien évidemment. Même si dans sa lettre d'information (diffusée sur ce site), Terre Sacrée semble être l'auteur du calendrier cosmique (avec l'aide de Wikipédia), celui-ci a été inventé par le scientifique et astronome américain Carl Sagan. Ce calendrier résume toute l'histoire de l'univers à l'échelle d'une année, depuis le Big Bang jusqu'à nos jours.

Un simple "copier / coller" alors ? Oui, une copie conforme. La première version du calendrier de Terre Sacrée (frise chronologique.pdf) est identique au calendrier publié en 2008 sur le site Le Bouchon. Même si son calendrier a subi des modifications depuis, Terre Sacrée s'est, à nouveau, appropriée un travail qui n'est pas le sien et ne manque pas de publier sur son site les compliments de ses lecteurs.

Ce calendrier du Vivant est une oeuvre collective
Réalisé bénévolement par Gigi, Miguel, Alain, Cédric et Michel, pour Terre sacrée, le 16 mai 2009 ››

De François : Un très beau travail autant sur son contenu que sur sa présentation artistique (ce qui n'est pas le moindre). Merci, car ce qui compte le plus c'est l'amour et la passion que vous avez mis dans ce travail. Et avec cela tout passe en nous donnant du plaisir.
De Nicole : J'écris parce que je suis déçue d'apprendre que peu de personnes vous ont félicité pour votre travail. Et bien moi je suis ravie de voir a quel point vous prenez les choses à coeur et c'est vraiment méritant.
De Marc : Merci pour ce Beau Travail, il devrait nous aider à un peu plus d'humilité et de conscience de notre rapport avec notre petite planète. Merci encore. Marc
De Anne Marie : Après lecture directe sur site, je viens d'imprimer et d'agrandir en A3 votre calendrier : bravo pour votre performance ! je garde cette affiche en bonne place dans ma maison pour mes visiteurs curieux....

De Cindy : Super travail ! Quand on se dit que la Nature a mis tout ce temps pour en arriver là et que nous on arrive et on modifie tout en l'espace d'un siècle... ça devrait faire réagir! Merci pour votre travail et votre dévouement.
De Jean : Meerci Michel et toute l'Equipe pour la conception et la mise en oeuvre de cette grande fresque . Emouvante et passionnant, elle interpelle chacun dans son positionnement au sein de cette grande aventure cosmique. Elle nous invite à l'humilité et à la reconnaissance d'être là, présent, à ce treizième coup de minuit et vivant au sein de cette immense et sublime machine; Merci de nous l'avoir fait découvrir d'une manière aussi claire. Puisse-t-elle aider à nous ressaisir et à participer activement et urgemment au sauvetage de notre encore belle Terre.
De Marie : Je trouve que c’est un très beau travail que j’aurais été rudement contente de l’avoir quand j’étais jeune. Et à présent il faudrait l’afficher dans toutes les écoles.
De Malika : C'est vraiment un super boulot ce calendrier, je ne manquerai pas de l imprimer... quand j'aurai une imprimante! :-) Je vais le conseiller aux institutrices de mes filles!
De Ghislaine : Je viens juste de connaitre votre site et je n'ai fait aucun commentaire sur le calendrier car j'ai travaillé depuis mais par contre j'ai envoyé votre adresse à tous mes contacts. ça fait froid dans le dos ce calendrier mais cela ne m'étonne pas, les capacités de destruction de l'homme sont immenses, mais il a autant de capacités pour faire de belles choses. Donc bravo d'être là, cela aidera peut être l'humain à se ressaisir, il est vital qu'un site comme vous existe.

‹‹ Le Titanic, un sacré exemple pour l'humanité, fruit de la réflexion des membres fondateurs de l'Association ››. Non chers fondateurs, vous n'avez pas imaginé cette métaphore écologique ! Hugues Gosset-Roux l'a fait avant vous dans son livre Le scénario Titanic.

_______________________________

22.10.08

"Non aux Jeux Olympiques, ni ici, ni ailleurs"

Communiqué de Pièces et Main d'Oeuvre :


Bonjour,

Imaginez que le maire et les notables de la cuvette technopolitaine de Grenoble cherchent un emballage tape-à-l'oeil et amuse-couillon pour justifier et financer : un projet de rocade et de tunnel à l'entrée nord de la ville (sous la Bastille) ; une autoroute au sud (A 51) ; l'élargissement d'une autre (A 480) ; l'édification d'un nouveau centre ville high tech (le projet Giant et ses gratte-ciel) ; l'accélération du projet de Sillon alpin (continuité urbaine de Genève à Valence sur 220 km).

Ils ne pourraient trouver de meilleure opération de com' que l'organisation de Jeux Olympiques, avec leurs dépenses colossales et leur idéologie de compétition planétaire. C'est ce qu'a fort bien compris Gilles Dumolard, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble, et principal supporter – avec le Dauphiné Libéré - de la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018 : "Les JO, c'est le BTP, c'est les infrastructures routières !" (France 3, 9/09/08).

Vous trouverez ci-dessous et en pièce jointe le texte d'une pétition du Comité Anti-Olympique (http://cao38.eu.org), pour signifier notre refus d'une candidature grenobloise aux Jeux de 2018.

Merci de faire circuler,

www.piecesetmaindoeuvre.com


Nous ne voulons pas d'une candidature grenobloise

aux Jeux Olympiques de 2018


Nous, habitants de la cuvette grenobloise et des communes de montagne voisines, refusons la candidature de Grenoble aux Jeux Olympiques de 2018. Non, la population n'est pas unanime pour défendre un projet dont les conséquences seraient lourdes pour la vie des Grenoblois :


- Un coût indécent. Les JO de 1968 ont été remboursés, via des impôts locaux augmentés, jusqu'en 1995. Une simple candidature coûte des dizaines de millions d'euros. Pour les seuls "Jeux de la Neige" (4 au 6 décembre 2008), opération de communication destinée à impressionner le Comité Olympique, la mairie débourse 400 000 € (pour un coût total dépassant largement le million d'euros). N'avons-nous pas de besoins plus urgents à régler avec de telles sommes ?


M. Destot prétend que sa réélection en mars 2008, sur un programme comportant la candidature aux JO, légitime ses lubies. Rappelons qu'il a obtenu, au 2e tour des municipales, 20 959 voix sur un collège de 127 551 Grenoblois en âge de voter. Un Grenoblois sur 7 seulement.


- Des aménagements démesurés. Alors que la cuvette étouffe dans la pollution et souffre d'une urbanisation galopante, les JO imposeraient des années de travaux pour créer 30 000 lits - hors spectateurs ! – et des infrastructures gigantesques : Rocade Nord avec tunnel sous la Bastille, autoroute A51, agrandissement de l'aéroport de Saint-Geoirs, élargissement de l'A48, etc. La mairie veut profiter des J.O pour accélérer la réalisation du Sillon Alpin (continuité urbaine de Genève à Valence sur 220 km) et l'urbanisation high tech du centre (le projet GIANT et ses gratte-ciel). Nous refusons cette mégalopole inhumaine.


- Un environnement saccagé. Les JO de 1968 ont laissé des massifs défigurés : tremplin à ski de Saint-Nizier du Moucherotte (280 000 m3 de terrassement [1] ) devenu un tas de béton abandonné ; matériel d'éclairage laissé tel quel aux Trois Pucelles et sous le Moucherotte ; piste de bobsleigh de l'Alpe d'Huez – 3000 m3 de béton coulé - abandonnée depuis 1972, etc. Cinquante ans plus tard, cette même course folle à la croissance économique qui justifie la candidature de Grenoble a bouleversé le climat et la montagne : la neige se fait rare dans les stations de moyenne altitude. Les Jeux exigeront ces canons à neige qui, dans le Vercors par exemple, imposent de créer des lacs artificiels, gaspillent une grande quantité d'eau et d'électricité, perturbent les cycles naturels de la végétation, de la faune, et ravagent les paysages[2] .


- Une ville fliquée. En 1968 l'armée avait déployé 7000 soldats dans Grenoble. En 2018, grâce aux avancées des technologies sécuritaires, la ville sera couverte de caméras de surveillance, de systèmes de traçabilité (puces RFID) et d'identification (biométrie), et placée sous contrôle policier. Un avant-goût est fourni par les dispositifs installés au Stade des Alpes et acceptés en toute soumission par les supporters.


- Une idéologie répugnante. L'"idéal olympique" sans cesse loué par les décideurs est résumé par les déclarations du maire de Grenoble, M. Destot : "Une candidature en 2018 est une formidable opportunité pour notre ville"; "Une formidable opportunité pour la montagne française, confrontée à une concurrence mondiale en matière de développement sportif, économique et touristique." En somme, il s'agit de mettre à genoux nos concurrents mondiaux en toute fraternité et de remplir les poches des idéalistes chefs d'entreprises, commerçants et développeurs touristiques dauphinois. Qui ne s'y sont pas trompé puisqu'ils ont créé l'association "Pro JO" à l'initiative de la Chambre de Commerce et d'Industrie, qui ordonne dans un courrier aux patrons grenoblois : "Vous êtes chef d'entreprise responsable, vous vous devez d'être intéressé par cet événement." L'idéal olympique, c'est celui de l'argent, de la compétition, de la réussite à tout prix, y compris celui de la triche : "Le milieu sportif de haut niveau éduque efficacement ses adeptes à la dope, à la triche, à la magouille et aux petits arrangements pour monter sur le podium. Le sport de haute compétition est une course poursuite incessante entre les gendarmes - les officiels des fédérations - et les voleurs : les champions qui veulent toujours jouer avec les règlements afin de passer l’adversaire (...). "[3]  Bref, la loi du plus fort.


De Berlin à Pékin, l'idéal olympique a prouvé qu'il s'accordait à toutes les dictatures. Par respect pour le sport, pour la dignité et la liberté, nous refusons la candidature de Grenoble.


Non aux Jeux Olympiques, ni ici ni ailleurs.

Grelibre, le 1er octobre 2008

CAO – Comité Anti-Olympique


Notes

[1] Le Daubé, 28 Janvier 2008

[2] Montagne Magazine n°287, novembre 2004

[3] http://www.rue89.com


De l'air pur dans l'Himalaya ?


Les plus hauts sommets du monde sont pollués, c'est une triste constatation d'une équipe de chercheurs français. La pollution des villes de l'Asie du sud-ouest est transportée par les vents et se retrouve jusque sur les pentes de l'Everest : La pollution n'épargne pas les sommets himalayens