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11.9.08

55000 euros pour sauver l'humanité

L'association Terre Sacrée vient de constituer un dossier reprenant les dates d'épuisement des différentes ressources énergétiques et métallifères parues dans le magazine hors série nº243 Science et Vie. L'objectif de l'association est d'envoyer ce dossier à tous les organes de presse afin de conscientiser l'humanité sur la disparition des ressources.

J'ai survolé le "dossier brûlant" sur le site de l'association. Agrémenté par quelques liens Wikipédia, ce dossier me paraît alarmiste et surtout non fondé. Même si cette campagne est présentée comme capitale, j'ai du mal à croire que Terre Sacrée, Science et Vie et Wikipédia convaincront les médias de tenter de déclencher une prise de conscience mondiale (encore faudrait-il qu'ils en aient le pouvoir, j'en doute).

Toujours est-il que Terre Sacrée a besoin d'argent pour son projet et implore, une fois de plus, les abonnés à sa lettre d'information. Je m'interroge à nouveau sur la fiabilité de cet appel à la solidarité. Je ne pense pas me tromper en affirmant que cette association n'a mené aucune campagne à terme jusqu'à présent, ses idées n'ont jamais dépassé le stade de l'appel aux dons. Cette fois-ci, le calcul est vite fait : 55.000 "petits euros" permettront de faire face à cette dépense "capitale"... Mais je vous laisse apprécier le message envoyé aux abonnés :

De: "Terre sacree"
Note interne importante concernant le bouclage du terrible echeancier
A: Aurélie (que je remercie pour m'avoir transmis ce message)
7 septembre 2008
Bonjour les ami(e)s,
Le dossier brûlant concernant la disparition des ressources énergétiques et métalliques est maintenant bouclé. Il vient d'être mis en ligne à l'adresse http://terresacree.org/ressources.htm . Seize combustibles et métaux y sont étudiés d'une façon détaillée avec des liens pour en savoir plus. Il sera traduit en anglais, vu qu'il n'y a pratiquement rien sur internet sur le sujet.
Nous envisageons aussi de l'éditer sous forme d'une brochure en papier reçyclé qui sera envoyée à tous les organes de presse, dans un premier temps francophones. Mais il va falloir trouver des sources de financement, vu que les ressources de l'Association sont au plus bas niveau. C'est ainsi que nous faisons appel à votre solidarité. Si chacun des 11 103 abonnés (gratuit) à cette liste nous envoyait même simplement 5 petits euros, nous pourrions faire face à cette nouvelle dépense que nous jugeons capitale. Le mieux est bien sûr que vous adhériez (si ce n'est déjà fait)ou renouveliez votre adhésion. ( http://terresacree.org/adhesion.htm ) Vraiment ce serait sympa de faire quelque chose. Merci d'avance du fond du coeur.
Ce terrible échéancier nous amène à nous interroger sur le fonctionnement inconscient de notre civilisation qui s'apprête à livrer aux générations futures une Terre vidée de ses richesses et de sa substance.
Nous espérons que ce nouveau cri d'alarme sera vite entendu et que l'humanité saura évoluer en douceur pour éviter le crash contre le mur qui se trouve bel et bien en face, à quelques années prés.
Merci de nous donner votre avis sur ce dossier explosif (cela nous aidera à le faire évoluer et éventuellement à y apporter des modifications ou des liens majeurs).
Bonne semaine.
Toutes mes meilleurs pensées.
Michel

Prenons l'exemple de l'uranium, Terre Sacrée annonce sa fin pour 2040 (dommage, j'aurais préféré maintenant) mais précise tout de même que cette date est contestée par des études, et que certains estiment même que les réserves d’uranium pourront répondre à la demande mondiale pendant un siècle ("certains" étant dans ce cas l'Agence pour l'Energie Nucléaire). Pendant ce temps, la Société Française d'Energie Nucléaire nous informe que les réserves d'uranium pourraient couvrir la demande à l'échelle de plusieurs millénaires avec les réacteurs à neutrons rapides. Mais voici comment est interprétée la fin de l'uranium par les spécialistes :

«Les réserves mondiales identifiées, du moins celles estimées récupérables à un coût inférieur à 130$ par kg d’uranium, étaient en 2006 de 3,3millions de tonnes, auxquelles s’ajoute 1,4 million de tonnes de ressources présumées. Compte tenu d’une consommation actuelle de 64000 tonnes par an, elles correspondraient ainsi à plus de 70 années de fonctionnement dans les réacteurs actuels. Mais selon l’AEN, 10 millions de tonnes d’uranium resteraient à découvrir, et 22 millions pourraient provenir de l’exploitation de gisements de phosphate. Les quantités atteindraient ainsi 37 millions de tonnes! Et ce, sans compter sur la perspective technologique des réacteurs à neutrons rapides qui doivent optimiser ces ressources, permettant de jouer sur des durées millénaires…» (...) «UNE APPROCHE INDUSTRIELLE : La donnée essentielle pour aborder la question des ressources en uranium est celle de son coût d’extraction : «On parle souvent à tort de réserves en valeur absolue alors que la problématique de la disponibilité de l’uranium s’appréhende dans une approche industrielle, en comparant les coûts d’extraction et de prospection à une valeur de marché», insiste Jean-Paul Langlois, directeur de l’I-Tésé. La disponibilité de l’uranium dépend du prix que l’industriel est prêt à payer pour extraire le minerai et des dépenses de prospection qu’il peut engager.» source : CEA (Commissariat à l'Energie Atomique)

«Il est par ailleurs difficile d'évaluer les ressources ultimes en uranium , la prospection ne faisant pas aujourd'hui l'objet d'un effort important en raison des stocks disponibles. L'addition de toutes les ressources minières répertoriées aujourd'hui dépasse un total de 17 millions de tonnes soit environ 300 ans de consommation actuelle à des conditions d'accès toutefois très différentes. Enfin, l'exploitation des ressources non conventionnelles (phosphates, eau de mer) permettrait de multiplier les réserves sus mentionnées par 100. » Source : OCDE – AEN : Agence pour l'Energie Nucléaire de l'OCDE.» DGEMP

«Ainsi, en raison de l'état des réserves mondiales d'uranium et des perspectives offertes par le passage à la G IV, votre mission d'information se déclare convaincue par l'absence de tensions de long terme de nature à fragiliser la disponibilité du combustible nucléaire, y compris dans le cas de figure où le parc mondial de réacteurs observerait une croissance importante dans les prochaines années.» source Senat.fr

Un autre exemple, celui de l'or : Terre Sacrée annonce la fin de l'or pour 2025 alors que la compagnie Barrick Gold prévoit d'exploiter, dès 2010, une région des Andes et cela durant une vingtaine d'année (exploitation dévastatrice pour l'environnement, j'y reviendrais). Cette compagnie a également annoncé en mars dernier avoir découvert un nouveau gisement d'or en Tanzanie et a affirmé la présence d'importantes quantité d'or dans les sols à proximité d'autres gisements. L'industrie minière est loin d'avoir exploité tous les recoins de notre planète.
Les ressources de la Terre ne sont pas inépuisables, nous le savons tous, et les spécialistes n'ont pas attendu la reprise par Terre Sacrée de l'article de Science et Vie pour s'intéresser au problème. Des solutions sont étudiées même si celles-ci hérissent nos poils d'écologistes. Le Conseil Mondial de l'Energie prévoit même de réduire de moitié, d'ici 2035, le nombre de personnes n'ayant pas accès aux services énergétiques modernes.

Réponse de Terre Sacrée concernant les dates annoncées dans son échéancier : ‹‹Quant aux dates précises, elles ne sont bien sûr qu’approximatives. Franchement est-ce que dix ans de plus ou de moins, voire un siècle, vont changer la donne? ››

Je qualifie l'action de Terre Sacrée stupide et dangereuse.
Stupide parce qu'il est impossible de croire qu'un hors série Science et Vie peut révolutionner le monde (premier magazine européen de l'actualité scientifique qui, si nous en jugeons par l'état actuel de notre planète, n'a fait aucun effet jusqu'à présent sur la conscience humaine), stupide aussi parce que nous ne pouvons nous contenter de chiffres alarmants sans qu'aucune source officielle ne soit citée, "incroyable mais vrai !" n'est pas un argument suffisant.
Cette action est aussi dangereuse parce que diffuser de telles informations, c'est ôter encore un peu plus de crédibilité au monde associatif et ses campagnes aussi diverses et variées, opposées et parfois inutiles. Nous sommes constamment sollicités par les associations alors soyons vigilants et sachons reconnaître les combats qui méritent d'être soutenus. 5 euros pour organiser une manifestation anti-nucléaire, je ne dis pas, mais pour recopier un magazine, je dis non !
En attendant, nous pouvons compter sur les industriels pour remédier aux pénuries avant même que les consommateurs ne s'en inquiètent. Mais je reste convaincu que notre meilleure participation pour un monde meilleur n'est pas de donner 5 euros à Terre Sacrée mais de diminuer au maximum notre consommation et d'encourager notre entourage à faire de même.


8.9.08

Nous vivons tous sur la même planète ?

J'ai un problème. Je me sens humaine puisque je suis sensible, passionnée, agaçante, contrariante (etc... bien sûr), et pourtant je ne me trouve aucun point commun avec la plupart des gens qui m'entourent.


J'ai trouvé ma qualité de vie dans la nature. J'ai appris à profiter des choses simples de la vie parce que j'ai compris sa fragilité. J'aime rire de tout, même de ce qui me déprime parfois. Je redoute les maladies et la perte des gens que j'aime. Alors quoi de plus humain que d'imaginer une humanité respectueuse sur une planète en bonne santé ? Et pourtant, pendant qu'une minorité de personnes revendique une vie saine dans un environnement sain, une majorité s'auto-médicamente dans une atmosphère polluée. Comment expliquer ce phénomène ? Je fais partie de cette minorité souvent qualifiée d'anti-progressiste parce que je ne comprends pas que l'on puisse choisir un mode de vie au détriment de sa santé. J'ai peur des OGM, des pesticides, des substances chimiques, de l'irradiation, de la nanotechnologie, des eaux toujours plus contaminées, de l'atmosphère toujours plus pollué, j'ai peur de perdre espoir de mourir de vieillesse. Pour cette raison, je me sens déconnectée de la réalité du monde où les besoins se sont matérialisés à tel point que la destruction de notre environnement en est le prix à payer. Les activités humaines pour le compte des pays riches mettent en péril la santé de l'humanité toute entière, et personne ne songe à remédier à ce châtiment. Bien au contraire, la bonne marche à suivre pour un pays en développement est d'entrer dans la ronde des industries.


Respect, protection, émotivité, conscience, voilà ce qui me sépare de ce monde confectionné par les technologies industrielles, où les gens se comportent comme si tout allait bien, comme si l'évolution suivait son cours et s'améliorait au fur et à mesure de leurs besoins. Pour ma part, je n'y vois qu'un monde nucléaire, chimique, désertifié, une biodiversité mourante, une humanité inconsciente et toujours plus d'informations venant noircir le panorama. Je n'y vois qu'un occident malade qui va entraîner le reste du monde dans son cauchemar industriel.


Depuis, j'ai réalisé qu'aucune thérapie ne résoudrait mon problème alors je continue de partager le spectacle du monde tel que je l'interprète et de sensibiliser quand l'occasion se présente. Et même si je pense être réaliste, je suis jugée pessimiste ou extrémiste. Pour ceux qui ne se posent jamais de question, je suis étrange et pour ceux qui croient penser, je fais pitié. En attendant, les informations continuent d'être relayées sans aucune réaction, sans effet apparent de volonté de survie chez l'espèce humaine. Tout le monde encaisse comme si l'évolution n'était, en fin de compte, qu'une fatalité...


Mais tout de même, pour ceux qui croient encore que la vie est rose et notre planète verte et bleue, voici d''autres couleurs :


Couleurs "déchets"

Kamilo Beach, Hawaii


rivière à Los Angeles


Couleurs "chimiques"

Dzerzhinsk, Russie


Vapi, Inde


une zone morte  autour de la mine Kam Kotia au Canada


Sumgayit, Azerbaijan



et quelques infos noires :


Le top ten des villes-poubelles / Worst Polluted : Reports

Les zones mortes - Wikipédia

Les pluies acides

Pollution industrielle


Une étendue de déchets plastiques toxiques de deux fois la taille du Texas barbotte tranquillement dans l’océan pacifique


Junk : blog en anglais de Marcus Eriksen (directeur de recherche à la Fondation Algalita Marine) et Joel Paschal (ancien employé de l'Agence fédérale américaine des océans et de l'atmosphère), tous deux partis sur un radeau de fortune en janvier 2008, en direction du "gyre du Pacifique", afin de sensibiliser l'opinion publique sur la gravité de la pollution des océans par le plastique.

5.9.08

"Le nucléaire, c'est le triomphe de l'inhumain"

Communiqué de Pièces et Main d'Oeuvre


« Que s'est-il passé cet été ?... d'important, de grave, de marquant ?... Sais plus. Il se passe tant de choses. On a déjà oublié. Pour Benoit Récens, l'événement de l'été ce fut cette atterrante succession "d'incidents" dans la Drôme nucléaire.


Pardonnez-lui sa candeur, Benoit Récens est un jeune homme. Il croyait comme il le dit lui-même que le nucléaire était "un thème has been" des contestations des années 70. Ou à la rigueur qu'on pouvait "sortir du nucléaire", qu'on en sortirait un jour. Sûrement. Mû par la curiosité, il se rend sur place et s'informe sur le sujet (pdf).


En un week-end le monde de ce garçon "de tempérament joyeux, refusant rarement de boire un coup et manquant peu de fêtes" bascule. Il découvre la démentielle réalité du nucléaire, celle avec laquelle nous sommes condamnés à vivre (à vivre ?) pour des milliers d'années.


Il y a vraiment de quoi sourire devant pareille découverte. C'est-à-dire quand on est un adulte d'âge mûr, voire bien mûr, un Grenoblois, un vrai, revenu de toute ces terreurs. Quand on a une telle haine de soi et une telle indifférence pour ses enfants, finalement, qu'on se moque autant de subsister dans un monde nucléarisé que d'offrir comme avenir à ses gosses un boulot de pingouin chez STMicroelectronics et des loisirs électroniques achetés à la Fnac. Le nucléaire, j'y pense et puis j'oublie... 


Bien entendu, quand on dit Grenoblois, on signifie Technopolitain, aussi bien résident de la Drôme nucléaire que du CEA-Landes, du Cotentin nucléaire ou de l'Est poubelle nucléaire.


Beaucoup d'argent, de temps, de salive vont se dépenser à Grenoble dans les semaines qui viennent en opérations de communication destinées à nous pénétrer des bienfaits des technosciences et du soin que nos technomaîtres prennent de nous, leur cheptel humain (Barnum Libération, Fête de la Science, talk-show Sciences et Démocratie).


Mais pour savoir ce que valent vraiment ces nuées de paroles, il suffira de les mesurer à l'aune de cet été en Drôme nucléaire, en lisant l'article d'un garçon de 20 ans : "Tricastin, Romans-sur-Isère : le week-end où je suis devenu presque négatif".


Merci de faire circuler »


Tricastin, Romans-sur-Isère :

le week-end où je suis devenu presque négatif.pdf


25.8.08

La faim du monde

Le capitalisme est à bout de souffle. La mondialisation n'a fait que creuser l'écart entre les pauvres et les riches, et l'humanité doit aujourd'hui affronter une crise alimentaire mondiale.


Changement climatique, consommation croissante de la Chine et de l'Inde, méfaits des agro-carburants, les origines de cette crise ne manquent pas selon l'industrie agro-alimentaire. Mais qu'en est-il des profits colossaux générés par cette crise ? Alors que la famine frappe plus fort chaque année les pays pauvres, Cargill, le plus grand commerçant de grains au monde, a vu ses bénéfices augmenter de 86% durant le premier trimestre 2008. Bunge, autre géant de l'alimentation, a augmenté ses bénéfices de 77%. ADM, le géant des céréales, a enregistré une hausse de 67% de ses bénéfices en 2007. Les grands distributeurs profitent aussi largement de la misère du monde. Tesco, Carrefour, Wal-Mart affirment que la vente d'aliments est le secteur le plus fructueux.


Rappelons donc à ces messieurs industriels que l'ONU a lancé un appel à l'aide internationale pour la Somalie qui est durement frappée par la crise. Et voilà l'os, cette politique agricole désastreuse n'a pas pour objectif basic d'alimenter le monde. Et même si certains veulent nous faire croire que les OGM sont la solution à la famine, la mondialisation ne porte pas secours, elle spécule, assure toute sorte de conflit et n'est profitable que pour une petite élite, gardienne des frontières. Cette dictature corrigée manipule le monde et pour que certains fassent fortune, d'autres doivent mourir.


La famine fait spéculer

«Tirez avantage de la hausse des prix des denrées alimentaires.» C’est avec ce slogan que la banque belge KBC a lancé un nouveau placement financier, indexé sur le cours de six matières premières agricoles (cacao, café, sucre, blé, maïs et soja). Pour attirer ses clients, la banque invite sans détour à saisir «l’opportunité» que représente «l’énorme accroissement de la population», «les changements climatiques», «la pénurie d’eau et de terres agricoles». Rendement estimé, mais pas garanti : 14 %.

Alors que la flambée des prix agricoles entraîne des émeutes de la faim dans de nombreux pays du Sud, est-il décent de proposer un tel produit financier ? Peut-on spéculer sur la famine mondiale ? Est-il moral de miser sur la pénurie d’eau ? L’information, sortie récemment dans la presse belge, suscite la polémique dans le pays. Indignés, les parlementaires socialistes belges ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi visant à «interdire l’offre et la diffusion de produits financiers dont le seul objectif est de spéculer sur la hausse des prix des denrées alimentaires et d’en tirer profit». Mercredi, les députés socialistes européens leur ont emboîté le pas, en demandant à l’Union européenne d’interdire ce type de placement.

«Je m’excuse auprès des gens qui ont été choqués par le slogan», a déclaré à Libération la porte-parole de la KBC, Viviane Huybrecht, qui avoue que le dépliant commercial était mal formulé. Mais, sur le fonds, la KBC estime n’avoir rien à se reprocher. «Ce n’est pas ce produit qui influence le cours des matières premières, assure la porte-parole. La hausse actuelle trouve son origine dans une série de facteurs comme l’augmentation continue de la population mondiale, l’impact négatif du réchauffement climatique sur les rendements agricoles, la demande croissante de biocarburants…» Elle précise que le produit s’adressait à un groupe restreint d’investisseurs sur une période de souscription de courte durée (du 1er au 29 février 2008) avec des mises de fonds très limitées.

En tout, quelques centaines d’investisseurs se sont manifestés. Mais la KBC est loin d’être la seule institution financière à proposer ce genre de placement. Selon la commissaire européenne chargée de l’Agriculture, Mariann Fischer Boël, 140 fonds indexés partiellement ou totalement sur les prix des matières premières agricoles ont été lancés en février dans l’Union européenne.


La famine : pénurie ou problème de répartition ?


Un récent rapport de la FAO, SIWI et IWMI dénonce l'énorme gaspillage de nourriture durant la fabrication, le transport, mais aussi dans les supermarchés et chez les consommateurs. Aux Etats-Unis comme en Europe, jusqu'à 30% de la nourriture est jetée chaque année. Selon l'étude, pour éviter des pénuries d'eau et de nourriture, il faudra réduire la surproduction et le gaspillage de moitié d'ici 2025.


"Les récentes émeutes de la faim l’ont montré : des millions d’hommes et de femmes ne mangent pas à leur faim. Pourtant, des tonnes de nourriture encore consommables sont jetées chaque année." Et si on généralisait le système des banques alimentaires?


Crise alimentaire : le commerce de la faim

Cherchons les causes et non les coupables, regardons à long terme

Le scandale des denrées alimentaires gaspillées

Les baleines à bosse sauvées de l'extinction mais pas du Japon

L'IUCN vient de déclasser la baleine à bosse dans sa liste rouge des espèces menacées, ce qui signifie que les mesures adoptées pour préserver cette espèce ont porté leurs fruits. Malheureusement, si la Commission Baleinière Internationale ne cède pas aux caprices du Japon, celui-ci a menacé de reprendre la chasse à la baleine à bosse, chasse à laquelle il avait renoncé en décembre 2007.


Les espèces disparaissent, les océans sont de plus en plus pollués, l'industrie baleinière fait du chantage, je ne sais pas si nous pouvons souffler pour ces merveilleuses créatures. Attendons les prochaines mises à jour de la liste rouge.


Les baleines à bosse sauvées de l'extinction ?

Les baleiniers japonais utilisent les baleines à bosse pour faire du chantage

Protéger ou produire, il faut choisir

Pour ne pas contrarier sa production industrielle, l'administration Bush souhaite assouplir la loi de protection des espèces en danger. Elle vient de proposer un texte qui sera inutilisable pour réglementer les émissions de CO2. L'industrie américaine est régulièrement confrontée aux satanées lois de protection environnementale. Il était tant de mettre un peu d'ordre capitaliste dans ce foutoir... Dans la lancée, l'Alaska veut retirer l'ours polaire des espèces menacées car sa protection risquerait d'interférer sur la construction de futurs forages de pétrole et de gaz sur la côte.


La protection et l'exploitation industrielle ne sont pas conciliables, les maîtres du monde en savent quelque chose. Mais alors, seraient-ils moins hypocrites que le reste du monde ? Qui faut-il croire ? Ceux qui affaiblissent les lois pour pouvoir continuer de produire ou ceux qui nous font croire que des textes nous protègent de la production industrielle ?