
Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.
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11.9.08
55000 euros pour sauver l'humanité

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Sophie
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8.9.08
Nous vivons tous sur la même planète ?
J'ai un problème. Je me sens humaine puisque je suis sensible, passionnée, agaçante, contrariante (etc... bien sûr), et pourtant je ne me trouve aucun point commun avec la plupart des gens qui m'entourent.
J'ai trouvé ma qualité de vie dans la nature. J'ai appris à profiter des choses simples de la vie parce que j'ai compris sa fragilité. J'aime rire de tout, même de ce qui me déprime parfois. Je redoute les maladies et la perte des gens que j'aime. Alors quoi de plus humain que d'imaginer une humanité respectueuse sur une planète en bonne santé ? Et pourtant, pendant qu'une minorité de personnes revendique une vie saine dans un environnement sain, une majorité s'auto-médicamente dans une atmosphère polluée. Comment expliquer ce phénomène ? Je fais partie de cette minorité souvent qualifiée d'anti-progressiste parce que je ne comprends pas que l'on puisse choisir un mode de vie au détriment de sa santé. J'ai peur des OGM, des pesticides, des substances chimiques, de l'irradiation, de la nanotechnologie, des eaux toujours plus contaminées, de l'atmosphère toujours plus pollué, j'ai peur de perdre espoir de mourir de vieillesse. Pour cette raison, je me sens déconnectée de la réalité du monde où les besoins se sont matérialisés à tel point que la destruction de notre environnement en est le prix à payer. Les activités humaines pour le compte des pays riches mettent en péril la santé de l'humanité toute entière, et personne ne songe à remédier à ce châtiment. Bien au contraire, la bonne marche à suivre pour un pays en développement est d'entrer dans la ronde des industries.
Respect, protection, émotivité, conscience, voilà ce qui me sépare de ce monde confectionné par les technologies industrielles, où les gens se comportent comme si tout allait bien, comme si l'évolution suivait son cours et s'améliorait au fur et à mesure de leurs besoins. Pour ma part, je n'y vois qu'un monde nucléaire, chimique, désertifié, une biodiversité mourante, une humanité inconsciente et toujours plus d'informations venant noircir le panorama. Je n'y vois qu'un occident malade qui va entraîner le reste du monde dans son cauchemar industriel.
Depuis, j'ai réalisé qu'aucune thérapie ne résoudrait mon problème alors je continue de partager le spectacle du monde tel que je l'interprète et de sensibiliser quand l'occasion se présente. Et même si je pense être réaliste, je suis jugée pessimiste ou extrémiste. Pour ceux qui ne se posent jamais de question, je suis étrange et pour ceux qui croient penser, je fais pitié. En attendant, les informations continuent d'être relayées sans aucune réaction, sans effet apparent de volonté de survie chez l'espèce humaine. Tout le monde encaisse comme si l'évolution n'était, en fin de compte, qu'une fatalité...
Mais tout de même, pour ceux qui croient encore que la vie est rose et notre planète verte et bleue, voici d''autres couleurs :
Couleurs "déchets"

Kamilo Beach, Hawaii

rivière à Los Angeles
Couleurs "chimiques"

Dzerzhinsk, Russie

Vapi, Inde

une zone morte autour de la mine Kam Kotia au Canada

Sumgayit, Azerbaijan
et quelques infos noires :
Le top ten des villes-poubelles / Worst Polluted : Reports
Junk : blog en anglais de Marcus Eriksen (directeur de recherche à la Fondation Algalita Marine) et Joel Paschal (ancien employé de l'Agence fédérale américaine des océans et de l'atmosphère), tous deux partis sur un radeau de fortune en janvier 2008, en direction du "gyre du Pacifique", afin de sensibiliser l'opinion publique sur la gravité de la pollution des océans par le plastique.
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Rubriques : coups de gueule, pollutions
5.9.08
"Le nucléaire, c'est le triomphe de l'inhumain"
Communiqué de Pièces et Main d'Oeuvre
« Que s'est-il passé cet été ?... d'important, de grave, de marquant ?... Sais plus. Il se passe tant de choses. On a déjà oublié. Pour Benoit Récens, l'événement de l'été ce fut cette atterrante succession "d'incidents" dans la Drôme nucléaire.
Pardonnez-lui sa candeur, Benoit Récens est un jeune homme. Il croyait comme il le dit lui-même que le nucléaire était "un thème has been" des contestations des années 70. Ou à la rigueur qu'on pouvait "sortir du nucléaire", qu'on en sortirait un jour. Sûrement. Mû par la curiosité, il se rend sur place et s'informe sur le sujet (pdf).
En un week-end le monde de ce garçon "de tempérament joyeux, refusant rarement de boire un coup et manquant peu de fêtes" bascule. Il découvre la démentielle réalité du nucléaire, celle avec laquelle nous sommes condamnés à vivre (à vivre ?) pour des milliers d'années.
Il y a vraiment de quoi sourire devant pareille découverte. C'est-à-dire quand on est un adulte d'âge mûr, voire bien mûr, un Grenoblois, un vrai, revenu de toute ces terreurs. Quand on a une telle haine de soi et une telle indifférence pour ses enfants, finalement, qu'on se moque autant de subsister dans un monde nucléarisé que d'offrir comme avenir à ses gosses un boulot de pingouin chez STMicroelectronics et des loisirs électroniques achetés à la Fnac. Le nucléaire, j'y pense et puis j'oublie...
Bien entendu, quand on dit Grenoblois, on signifie Technopolitain, aussi bien résident de la Drôme nucléaire que du CEA-Landes, du Cotentin nucléaire ou de l'Est poubelle nucléaire.
Beaucoup d'argent, de temps, de salive vont se dépenser à Grenoble dans les semaines qui viennent en opérations de communication destinées à nous pénétrer des bienfaits des technosciences et du soin que nos technomaîtres prennent de nous, leur cheptel humain (Barnum Libération, Fête de la Science, talk-show Sciences et Démocratie).
Mais pour savoir ce que valent vraiment ces nuées de paroles, il suffira de les mesurer à l'aune de cet été en Drôme nucléaire, en lisant l'article d'un garçon de 20 ans : "Tricastin, Romans-sur-Isère : le week-end où je suis devenu presque négatif".
Merci de faire circuler »
le week-end où je suis devenu presque négatif.pdf

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Rubriques : nucléaire, pollutions
25.8.08
La faim du monde
Le capitalisme est à bout de souffle. La mondialisation n'a fait que creuser l'écart entre les pauvres et les riches, et l'humanité doit aujourd'hui affronter une crise alimentaire mondiale.
Changement climatique, consommation croissante de la Chine et de l'Inde, méfaits des agro-carburants, les origines de cette crise ne manquent pas selon l'industrie agro-alimentaire. Mais qu'en est-il des profits colossaux générés par cette crise ? Alors que la famine frappe plus fort chaque année les pays pauvres, Cargill, le plus grand commerçant de grains au monde, a vu ses bénéfices augmenter de 86% durant le premier trimestre 2008. Bunge, autre géant de l'alimentation, a augmenté ses bénéfices de 77%. ADM, le géant des céréales, a enregistré une hausse de 67% de ses bénéfices en 2007. Les grands distributeurs profitent aussi largement de la misère du monde. Tesco, Carrefour, Wal-Mart affirment que la vente d'aliments est le secteur le plus fructueux.

Rappelons donc à ces messieurs industriels que l'ONU a lancé un appel à l'aide internationale pour la Somalie qui est durement frappée par la crise. Et voilà l'os, cette politique agricole désastreuse n'a pas pour objectif basic d'alimenter le monde. Et même si certains veulent nous faire croire que les OGM sont la solution à la famine, la mondialisation ne porte pas secours, elle spécule, assure toute sorte de conflit et n'est profitable que pour une petite élite, gardienne des frontières. Cette dictature corrigée manipule le monde et pour que certains fassent fortune, d'autres doivent mourir.
«Tirez avantage de la hausse des prix des denrées alimentaires.» C’est avec ce slogan que la banque belge KBC a lancé un nouveau placement financier, indexé sur le cours de six matières premières agricoles (cacao, café, sucre, blé, maïs et soja). Pour attirer ses clients, la banque invite sans détour à saisir «l’opportunité» que représente «l’énorme accroissement de la population», «les changements climatiques», «la pénurie d’eau et de terres agricoles». Rendement estimé, mais pas garanti : 14 %.
Alors que la flambée des prix agricoles entraîne des émeutes de la faim dans de nombreux pays du Sud, est-il décent de proposer un tel produit financier ? Peut-on spéculer sur la famine mondiale ? Est-il moral de miser sur la pénurie d’eau ? L’information, sortie récemment dans la presse belge, suscite la polémique dans le pays. Indignés, les parlementaires socialistes belges ont annoncé leur intention de déposer une proposition de loi visant à «interdire l’offre et la diffusion de produits financiers dont le seul objectif est de spéculer sur la hausse des prix des denrées alimentaires et d’en tirer profit». Mercredi, les députés socialistes européens leur ont emboîté le pas, en demandant à l’Union européenne d’interdire ce type de placement.
«Je m’excuse auprès des gens qui ont été choqués par le slogan», a déclaré à Libération la porte-parole de la KBC, Viviane Huybrecht, qui avoue que le dépliant commercial était mal formulé. Mais, sur le fonds, la KBC estime n’avoir rien à se reprocher. «Ce n’est pas ce produit qui influence le cours des matières premières, assure la porte-parole. La hausse actuelle trouve son origine dans une série de facteurs comme l’augmentation continue de la population mondiale, l’impact négatif du réchauffement climatique sur les rendements agricoles, la demande croissante de biocarburants…» Elle précise que le produit s’adressait à un groupe restreint d’investisseurs sur une période de souscription de courte durée (du 1er au 29 février 2008) avec des mises de fonds très limitées.
En tout, quelques centaines d’investisseurs se sont manifestés. Mais la KBC est loin d’être la seule institution financière à proposer ce genre de placement. Selon la commissaire européenne chargée de l’Agriculture, Mariann Fischer Boël, 140 fonds indexés partiellement ou totalement sur les prix des matières premières agricoles ont été lancés en février dans l’Union européenne.

La famine : pénurie ou problème de répartition ?
Un récent rapport de la FAO, SIWI et IWMI dénonce l'énorme gaspillage de nourriture durant la fabrication, le transport, mais aussi dans les supermarchés et chez les consommateurs. Aux Etats-Unis comme en Europe, jusqu'à 30% de la nourriture est jetée chaque année. Selon l'étude, pour éviter des pénuries d'eau et de nourriture, il faudra réduire la surproduction et le gaspillage de moitié d'ici 2025.
"Les récentes émeutes de la faim l’ont montré : des millions d’hommes et de femmes ne mangent pas à leur faim. Pourtant, des tonnes de nourriture encore consommables sont jetées chaque année." Et si on généralisait le système des banques alimentaires?
Crise alimentaire : le commerce de la faim
Cherchons les causes et non les coupables, regardons à long terme
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Rubriques : actu, multinationales
Les baleines à bosse sauvées de l'extinction mais pas du Japon
L'IUCN vient de déclasser la baleine à bosse dans sa liste rouge des espèces menacées, ce qui signifie que les mesures adoptées pour préserver cette espèce ont porté leurs fruits. Malheureusement, si la Commission Baleinière Internationale ne cède pas aux caprices du Japon, celui-ci a menacé de reprendre la chasse à la baleine à bosse, chasse à laquelle il avait renoncé en décembre 2007.
Les espèces disparaissent, les océans sont de plus en plus pollués, l'industrie baleinière fait du chantage, je ne sais pas si nous pouvons souffler pour ces merveilleuses créatures. Attendons les prochaines mises à jour de la liste rouge.

Les baleines à bosse sauvées de l'extinction ?
Les baleiniers japonais utilisent les baleines à bosse pour faire du chantage
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Rubriques : actu, espèces menacées, océans
Protéger ou produire, il faut choisir

Pour ne pas contrarier sa production industrielle, l'administration Bush souhaite assouplir la loi de protection des espèces en danger. Elle vient de proposer un texte qui sera inutilisable pour réglementer les émissions de CO2. L'industrie américaine est régulièrement confrontée aux satanées lois de protection environnementale. Il était tant de mettre un peu d'ordre capitaliste dans ce foutoir... Dans la lancée, l'Alaska veut retirer l'ours polaire des espèces menacées car sa protection risquerait d'interférer sur la construction de futurs forages de pétrole et de gaz sur la côte.
La protection et l'exploitation industrielle ne sont pas conciliables, les maîtres du monde en savent quelque chose. Mais alors, seraient-ils moins hypocrites que le reste du monde ? Qui faut-il croire ? Ceux qui affaiblissent les lois pour pouvoir continuer de produire ou ceux qui nous font croire que des textes nous protègent de la production industrielle ?
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Rubriques : actu, espèces menacées, multinationales, pollutions





