Blog à vocation informative, à l'atmosphère parfois militantiste.
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3.4.10
Pas de livre électronique sans mines d'extraction
Le livre électronique nous est présenté comme un objet vert, et pourtant, il n'existerait pas sans mines d'extraction. Or nous savons tous que l'industrie minière a un coût social et environnemental très lourd.
Sans coltan, lithium et autres minerais précieux, notre belle technologie serait réduite à peau de banane. Et tandis qu'une partie de l'humanité devient esclave de ses gadgets électroniques, l'autre partie se retrouve prisonnière des exploitations minières, ses aires naturelles sont ravagées et son environnement contaminé. Elle doit fournir cet or hight tech au prix de sa vie pour améliorer celle des autres.
Les Amis de la Terre
‹‹ Le livre électronique (Kindle, IPad) est la grande nouveauté du Salon du Livre de Paris. Nouveau gadget technologique, il serait même écologique, puisque sa fabrication ne nécessite pas de bois. Et n’entraîne donc pas de déforestation ? Erreur, expliquent les Amis de la Terre.
Pas de papier, mais des minerais rares dont l’extraction détruit aussi des forêts
Le livre électronique fait partie de la grande famille des produits de haute technologie qui, comme l’ordinateur ou les téléphones mobiles, sont censés assurer une « croissance verte » et une dématérialisation des échanges. Plus de papier, plus de déforestation ? «Trop simpliste» explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêt aux Amis de la Terre France : «Les produits technologiques nécessitent l’extraction de minerais précieux comme le coltan, le lithium ou les terres rares pour accroître la durée de vie des batteries, augmenter leur rapidité ou pousser la miniaturisation à l’extrême. Or l’exploitation minière est une cause majeure de déforestation, et plus généralement de destruction des écosystèmes.» En République Démocratique du Congo, l’extraction du coltan (colombo-tantalite), utilisé dans la fabrication des condensateurs, alimente les conflits armés et entraîne une déforestation importante. Ces minerais rares sont à l’origine de tensions géopolitiques croissantes qui pourraient déboucher sur des guerres pour en contrôler l’accès.
Une faible consommation d’énergie à l’utilisation individuelle, mais un gouffre lors de la fabrication
Le livre électronique consommerait peu d’énergie à l’usage et serait donc écologique. C’est sans compter l’«effet rebond» : plus ce type de produit se généralise, plus le secteur pèse globalement sur la demande en électricité, malgré les faibles consommations de chacun. Surtout, la fabrication de ces objets est un gouffre énergétique : d’après le cabinet Carbone 4, il faudrait une quinzaine d’années d’utilisation pour amortir le bilan carbone d’un livre électronique. Or, comme le précise Annelaure Wittmann, référente de la campagne «déchets» : «ces produits sont conçus pour être jetés au bout de quelques années, voire de quelques mois, pour justifier l’achat d’un nouveau produit toujours plus performant. Par exemple, la batterie de l’IPad n’est pas détachable : si l’alimentation électrique tombe en panne, le produit est bon pour la poubelle ! » (...) ››
‹‹ Les téléphones portables nécessitent l’utilisation du COLTAN, un minerai rare particulièrement résistant à la chaleur. On trouve notamment ce minerai à l’Est de la République Démocratique du CONGO où vivent des gorilles. Le COLTAN est extrait dans de petites mines à ciel ouvert, souvent crées au cœur de forêts primaires qui sont alors dévastées. De plus des braconniers chassent sur place gorilles, éléphants, okapis... pour approvisionner les mineurs en viande de brousse. Donc, comme nous sommes habitués à ce genre de moyen de communication, limiter la « casse » en évitant d’acheter ou de changer de téléphone portable qu’en cas de nécessité... ›› Association JIN DING : Gorilles, téléphones portables et santé
mine de coltan au Congo
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Sophie
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Rubriques : actu, déforestation, pollutions
14.3.10
La fin tragique de la forêt de Lappersfort
La forêt de Lappersfort se trouvait en Belgique, près de Bruges dans les Flandres. Détruite une première fois pour y construire une usine d'armement, elle avait repris ses droits une fois le site démantelé. Seulement cette forêt de 3,2 hectares appartient à Fabricom, filiale de GDF Suez, qui a prévu d'y construire des bureaux et parkings, un cinéma ainsi qu'une liaison à l'autoroute.
Un important mouvement d'opposition a débuté en 2002, vagues d'occupation des lieux (avec des tunnels de blocage et des habitations dans les arbres), manifestations de masse, campements... Durant toutes ces années, les expulsions et arrestations des occupants par les forces spéciales de la police se sont pratiquées avec violence, une violence qui a d'ailleurs choqué et déclenché par la suite une manifestation à Bruges.
Le mouvement d'opposition n'aura pas réussi à sauver la forêt de Lappersfort, celle-ci vient d'être rasée pour la seconde fois, elle n'était pas considérée conforme au plan de secteur de l'administration. 40.000 hectares de forêts flamandes se trouvent menacés pour ne pas être conformes aux plans d'aménagement du territoire.
Lorsqu'ils ne sont pas directement responsables, les gouvernements occidentaux sont complices de la destruction de l'environnement, ce qui ne les empêche pas d'organiser des colloques internationaux supposés apporter des solutions pour protéger notre chère planète.
‹‹J'ai plutôt du regret de voir le Conseil constitutionnel manifester d'une certaine façon une exigence de perfectionnisme alors que le perfectionnisme n'est pas de ce monde », a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste qui semble avoir une vision très personnelle du perfectionnisme. Tout le monde y aurait échappé à part le pékin moyen. Si 93% des pollutions industrielles sont passées au travers de la taxe carbone c’est que les enjeux économiques, industriels et diplomatiques prennent largement le pas sur les implorations béates, hypocrites et largement contre-productives à sauver la nature, nos enfants, l’humanité, et bien plus encore. Une réalité difficile à assumer pour nos décideurs qui par les temps électoraux qui courent veulent afficher leur conversion à l'air bobo-écolo du temps. A la seule condition de ne pas changer de monde.›› source Marianne2 : Rocard invente la non-assistance à planète. Mazette!
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Rubriques : actu, déforestation
11.3.10
Nucléaire : La transparence est jugée comme irresponsable
Selon le premier ministre français, divulguer une information cruciale relève d'un acte irresponsable. Il fallait s'y attendre, la publication du document EDF révélant les risques d'un accident nucléaire, a déclenché une fois de plus, une réaction politique affligeante. Malgré tout, l'intervention du premier ministre n'égale pas celle du ministre de l'environnement dans l'excellent documentaire de France 3 "Uranium, le scandale de la France contaminée" où celui-ci fait mine d'apprendre (avec stupeur) que des localités situées près, voir sur d'anciennes mines d'uranium, sont sérieusement contaminées. Les dirigeants politiques auraient-ils perdu la boule ? Non bien sûr, l'Elysée n'est pas un asile, seulement en France, on ne touche pas au nucléaire ! Tout va bien dans le meilleur des mondes radioactifs.Voici le communiqué de presse du Réseau Sortir du Nucléaire suite à sa récente publication (révélations d'une source interne EDF : l'EPR risque l'accident nucléaire) :
Monsieur Fillon, qui sont les irresponsables ?
Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF. Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.
Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?
Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?
Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.
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6.3.10
La bombe du Réseau Sortir du Nucléaire
Tandis qu'à Paris se prépare une conférence internationale pour la promotion du nucléaire, un document confidentiel EDF qui vaut son pesant de becquerels, vient d'être publié.
‹‹Le Réseau « Sortir du nucléaire » révèle des documents confidentiels, divulgués par une source anonyme interne à EDF. Ces documents démontrent que la conception de l’EPR implique un sérieux risque d’accident majeur – risque pris en conscience par EDF pour des raisons de calcul économique. Potentiellement sujet à un emballement dont les conséquences seraient incontrôlables, l’EPR s’avère donc extrêmement dangereux.Le Réseau "Sortir du nucléaire" a constitué un groupe d’experts pour analyser de façon approfondie ces documents, qui nous ont été envoyés très récemment. Voici les premiers enseignements que l’on peut en tirer, ils sont de première importance.››
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1.3.10
Les hôtels qui tuent la nature
Greenpeace Espagne dénonce la politique urbaniste sur le littoral andalousien qui a permis sa destruction durant des décennies. Ces dernières années, le développement s'est considérablement accéléré, empiétant sur les derniers recoins côtiers épargnés jusqu'à présent. En septembre 2008, Greenpeace se réunissait avec la Direction Générale des Côtes du Ministère de l'Environnement pour demander la démolition immédiate de l'hôtel El Algarrobico, dont le permis municipal venait d'être déclaré nul par la justice. Ce projet hôtelier, hypocritement soutenu par le ministère de l'environnement, a été construit à 14 mètres du rivage, violant la Loi des Côtes, à l'intérieur du Parc Naturel Cabo de Gata Nijar, une zone protégée. Le comportement responsable des autorités publiques se faisant attendre, des activistes de Greenpeace ont couvert en février 2009, la façade de l'hôtel. Aujourd'hui, en plus de réclamer des millions d'euros à l'Etat pour compensation, le promoteur Azata del Sol exige de l'association une indemnisation de près de 200.000 euros pour les dégâts occasionnés par les activistes en 2007, une action de dénonce pacifique qui constitua à peindre "hotel ilegal" sur la façade.
Greenpeace déplore le comportement des autorités : ‹‹ Si le ministère de l'environnement et les responsables régionaux étaient de véritables leaders en gestion environnementale, la démolition de l'hôtel serait immédiate, sans ajournement et sans excuses, cependant, tout le contraire est en train de se produire et Greenpeace est le participant d'un grand theatre qui ne profite qu'à ceux qui ont conduit le pays dans une crise économique majeure. ››
A los tres años de la paralización del Algarrobico se pide el cese de la consejera de Medio AmbienteGreenpeace hace 'desaparecer' El Algarrobico para denunciar que Medio Ambiente frena su expropiación
Plus d'info sur les sites Greenpeace Espagne :
Joyaux naturel situé à Carboneras dans la province d'Almería, le Parc Naturel Cabo de Gata Nijar possède une grande diversité autant géologique que biologique. Il est l'un des écosystèmes les plus arides d'Europe. Son relief d'origine volcanique se traduit par une grande diversité de paysages et son littoral est jalonné de falaises, calanques, plages et marais salants au sud de la réserve qui sont convoités par de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs. Classé Zone de protection spéciale des oiseaux (ZEPA), le Parc Naturel Cabo de Gata Nijar a été inscrit dans le cadre de la convention de Ramsar (zone humide d'importance internationale) et a également été déclaré Réserve de la Biosphère par l'UNESCO en 1997, ce qui ne l'empêche pas aujourd'hui d'être victime d'une spéculation vorace.
Comment penser qu'il ait été possible de construire un hôtel dans une aire protégée sans considérer une corruption des pouvoirs publics ? Le plus affligeant est de constater que les magouilleurs détruisent notre planète sans le moindre remords et que la destruction progressive des lieux encore intacts au profit de l'industrie touristique, s'observe dans le monde entier.
L'image peut paraitre idyllique mais elle annonce une catastrophe écologique. L'Hacienda Tres Rios se situe au Mexique, entre Cancun et Tulum. Cancun étant saturé d'hôtels, ceux-ci commencent à s'étendre le long de la côte encore sauvage. L'avenir de cette précieuse biodiversité parait compromis, l'hacienda Tres Rio semble nous le confirmer, même si elle use de la nature dans sa publicité.
Traduction du texte : Découvrez le Costa Rica sans ses habitants avec l'Hotel Riu
L'Hôtel Riu se doit d'être connu avant tout pour la façon dont il se développe, destruction d'une mangrove, des rochers sur la plage, d'une forêt, commencement des travaux sans permis, mort d'un ouvrier et des dizaines d'autres malades pour raisons sanitaires durant la construction. Comme si cela ne suffisait pas, récemment, l'hôtel a tenté d'interdire le passage aux autochtones à la plage de Matapalo.
Sur le site internet de l'hôtel, on peut lire une petite description du Guanacaste où l'on n'oublie pas d'user de l'image des "vaqueros" (cow-boys locaux), pour embellir la publicité : "auténticas figuras de la cultura popular" (authentiques figures de la culture populaire). En réalité, les figures populaires, on les veut loin de ses hôtes : Hotel Riu y Municipalidad intentan cerrar acceso publico a playa Matapalo (L' Hotel Riu et la Municipalité tentent de fermer l'accès public à la plage Matapalo) - video des faits : Palos en Matapalo
Nous pouvons nous déplacer d'une côte à l'autre, d'un océan à l'autre, et nous observons les mêmes pratiques sauvages pour générer de l'argent, peu importe ce que cela doit coûter aux habitants et aux ressources naturelles.
Reste à souligner que l'Hotel Riu a eu l'honneur d'être inauguré par notre illustre président, Oscar Arias Sanchez, prix nobel de la paix... mais pas avec la nature - en un país ejemplo de sostenibilidad y con un futuro turístico magnífico (dans un pays exemplaire de durabilité et avec un futur touristique magnifique).
Irrespeto a plan regulador (Irrespect du plan régulateur) : ‹‹Villalobos et Romero ont accentué la destruction de la mangrove à Playa Matapalo. L'hôtel Riu n'a pas respecté le plan régulateur du MINAET et de l' Aire de Conservation Tempisque qui certifie l'existence de mangroves dans la zone où il s'est construit. Ceux-ci ont été rasés par l'hôtel.››
El Pregon.org : ‹‹Aujourd'hui, ce que nous rencontrons ici est de la terre remblayée, puisqu je l'ai vu avec mes propres yeux le 1er novembre, où à quelques endroits ils ont posé une fine couche de sable pour dissimuler la terre. Mais quelques bornes sont encore là, où ils ont planté des palmiers qui pousseront rapidement et dissimuleront le désastre que l'on peut apprécier à la simple vue. Et ils veulent construire deux hotels de plus sur cette même plage, où le citoyen commun est reçu avec une cinique affiche de Riu qui dit "Aidez à protéger la faune"››
Pour sa part, en signe de protestation et de solidarité envers les habitants de Matapalos, l'association APREFLOFAS nous invite, le 27 février, à camper sur la plage, en face de l'hotel. Vous pouvez télécharger l'agenda de cette excellente initiative en pdf, ici
¡No permitamos que esta situación continúe! : ‹‹L'Hotel Riu est situé sur la plage de Matapalo, adjacent à la communauté de Nuevo Colon, circonscription de Sardinal, canton de Carrillo, Guanacaste. En ce moment, cette entreprise au capital espagnol, cherche essaie de cloturer la plage pour restringir le passage aux gens qui ne sont pas clients de l'hotel, de plus, il a detruit une mangrove, un récif coralien, une partie de la foret, et pour l'activité que l'hotel genere, les tortues luth qui visitaient cette plage ont cessé de venir nidifier sur cette plage.››
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24.2.10
Déchets nucléaires, les indésirables d'une énergie renouvelable
Reconvertie en décharge nucléaire depuis plus de 40 ans, l'ancienne mine de sel d'Asse au nord de l'Allemagne, est au coeur d'un véritable scandale. Pas moins de 12m3 d'eau pénètrent chaque jour dans la mine. Victimes d'infiltrations d'eau, les galeries s'affaissent et menacent de s'écrouler sur les fûts contenant les déchets radioactifs. Lorsque cette catastrophe se produira, les sols et les nappes phréatiques de toute une région seront contaminés. Il ne reste qu'une solution, déplacer les 126.000 fûts. Cette opération devrait durer 10 ans et est estimée à 3,7 milliards d'euros.
Ce scandale est passé inaperçu en France, les médias l'ont ignorés. La politique française du tout nucléaire filtrerait-elle l'information ? N'oublions pas qu'en France, il existe 210 anciens sites miniers d'uranium répartis sur 25 départements. Il semblerait, bien au contraire, que notre cher pays s'efforce à ne pas attirer l'attention sur la dangerosité du nucléaire. Et puis AREVA est suffisamment embarrassée avec ses anciens sites dans le Limousin, devenus pour la plupart des sites de stockage de déchets radioactifs.
Documentaire ARTE (2009) : Déchets, le cauchemar du nucléaire ‹‹ Enquête à la fois scientifique et politique, ce documentaire tente de découvrir ce que deviennent les déchets radioactifs en France, mais aussi en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Russie. La quête de la vérité est loin d’être simple, le contexte étant le même partout : les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable pour traiter les déchets, les populations en ont peur, les industriels s’évertuent à rassurer celles-ci, et les politiques préfèrent, pour leur part, éviter le sujet. ››
Documentaire FRANCE 3 (2009) : Uranium, le scandale de la France contaminée ‹‹ En toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité immédiate des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants... Sans aucune mise en garde sur les risques encourus ! Car entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Elles ont produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs qui ont été abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière. Qui sont les responsables ? Pourquoi ceux qui ont tenté de donner l’alerte n’ont-ils jamais été écoutés ? Pourquoi l’Etat n’a-t-il pas alerté les riverains ? Les populations sont-elles en danger ? ››
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Documentaire ARTE (2009) : Déchets, le cauchemar du nucléaire ‹‹ Enquête à la fois scientifique et politique, ce documentaire tente de découvrir ce que deviennent les déchets radioactifs en France, mais aussi en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Russie. La quête de la vérité est loin d’être simple, le contexte étant le même partout : les scientifiques ne trouvent pas de solution acceptable pour traiter les déchets, les populations en ont peur, les industriels s’évertuent à rassurer celles-ci, et les politiques préfèrent, pour leur part, éviter le sujet. ››
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