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Rubriques : actu, déforestation, peuples premiers
La société de consommation incite à la recherche du profit et tristement, celui-ci se fait parfois au détriment des richesses naturelles. C'est le cas des forêts primaires qui disparaissent un peu plus chaque jour alors que nous devrions les considérer aujourd'hui, comme un patrimoine mondial. Seulement, dans notre société actuelle, préserver les dernières forêts a un coût.

‹‹ Cinq associations de protection de l’environnement dénoncent aujourd’hui la position du gouvernement français devant les mesures proposées par les députés européens pour contrer les importations de bois illégal. D’après une note qu’ils se sont procurés, Les Amis de la Terre, France Nature Environnement (FNE), Greenpeace, Sherpa et WWF dévoilent que « la France demandait aux députés européens français de voter contre le principe d’une traçabilité des produits bois, des forêts de productions aux consommateurs finaux ». ›› lire l'article Univers-nature
Une loi contre le bois illégal | les Amis de la Terre
39% des bois tropicaux importés en France seraient d'origine illégale
Bois illégal: le projet de réglementation européenne est trop frileux selon WWF
92% des Européens veulent une loi contre le bois illégal
Terra Eco - Le bois illégal dans le viseur de l'Europe
Un récent sondage du WWF et des Amis de la Terre exprime l'inquiétude des citoyens européens sur l'exploitation du bois illégal : Bois d'origine légale ou illégale ?.pdf

Le Brésil toujours à la pointe de la déforestation
L'écocertification forestière épinglée

La plus grande forêt d’Afrique en danger - Photos de Patrick Landmann
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Rubriques : actu, déforestation
Lorsque la science du raisonnement analyse le futur de l'humanité, le constat est lugubre et incontournable; l'humanité traversera une ère chaotique et devra réapprendre à vivre sur une planète saccagée.
Chercheur et écrivain français, spécialiste de parapsychologie, anciennement professeur de philosophie, docteur en sociologie et membre du comité directeur de l'Institut métapsychique international, Bertrand Méheust vient de publier un excellent ouvrage ‹‹ La politique de l’oxymore ››, une réflexion sur la société occidentale face à l’urgence écologique.
"Les démocraties modernes possèdent-elles les ressorts nécessaires pour prévenir et affronter la catastrophe écologique due au réchauffement climatique ? Comme l’explique Bertrand Méheust, ce n’est pas de l’écologie libérale et du « développement durable » que viendra la réponse : ces discours consistent à graver dans l’esprit du public l’idée que l’écologie est compatible avec la croissance et même mieux, qu’elle la réclame afin de masquer l’incompatibilité entre la société globalisée dirigée par le marché et la préservation de la biosphère.
Un univers mental ne renonce jamais à lui-même si des forces extérieures ne l’y contraignent pas. Le système a saturé tout l’espace disponible et est à l’origine de tensions de plus en plus fortes. Pour les masquer, ceux qui nous gouvernent pratiquent la politique de l’oxymore. Forgés artificiellement pour paralyser les oppositions potentielles, les oxymores font fusionner deux réalités contradictoires : « développement durable », « agriculture raisonnée », « marché civilisationnel », « flexisécurité », « moralisation du capitalisme », « mal propre », etc. Ils favorisent la destruction des esprits, deviennent des facteurs de pathologie et des outils de mensonge.
Plus l’on produit d’oxymores et plus les gens sont désorientés et inaptes à penser. Utilisés à doses massives, ils rendent fou. Ainsi, si le pouvoir de Sarkozy fait rupture, c’est par la production et l’usage cynique, sans précédent dans la démocratie française, d’oxymores à grande échelle." La politique de l'oxymore - Éditions la découverte

Extraits de ‹‹ La politique de l’oxymore ››
recueillis sur biosphere.ouvaton.org.
A lire absolument.
la pression de confort
La pression du confort est une notion décisive. Il est sous-entendu (hors discussion, sauf dans les milieux encore marginaux de la décroissance), que le confort moderne, au sens large où nous l’entendons aujourd’hui, est un acquis irréversible. Cette façon de penser est largement due au fait que les générations nées depuis les années 1970 n’ont pas connu d’autres conditions de vie et ne disposent pas d’éléments de comparaison. Un jeune des banlieues déshéritées, aujourd’hui, dispose de moyens de confort que n’avait pas le roi Louis XIV, notamment l’eau chaude au robinet, les WC et le chauffage. Cette révolution du confort est le premier moteur de la pression sur la nature entraînée par nos gestes quotidiens.
Or un univers psychique qui n’admet par principe aucune limitation, aucun interdit, court vers l’abîme. Pendant la seconde guerre mondiale, la vitesse des voitures aux Etats-Unis a été plafonnée à 55 km/h pour économiser le carburant. Il a fallu une menace extérieure pour mettre en place cette mesure qui devrait s’imposer aujourd’hui. Le danger du système libéral, c’est que, ayant disqualifié tous ses concurrents, il n’a plus d’extérieur et ne peut se contraindre lui-même dans des délais utiles. Aucun effort méthodique pour prévoir le futur et organiser le décrochage du pétrole n’a été conduit : si c’était le cas, cela se saurait, des voitures ultralégères seraient déjà disponibles depuis longtemps sur le marché, leurs moteurs seraient bridés, etc.
Les Hikikomoris, ces jeunes japonais gavés d’informatique qui ne sortent plus de leur chambre, sont un des premiers symptômes de l’épuisement vital vers lequel nous tendons. En moins d’un siècle, le marché, couplé à la technologie, en instrumentalisant et en artificialisant les désirs, aura stérilisé tout ce qui donnait aux hommes le goût de vivre depuis des millénaires. La publicité, cette forme moderne, insidieuse et inédite de contrôle des esprits, que l’on devrait débaptiser et nommer une fois pour toutes propagande, va bien au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer dans les débuts optimistes et naïfs de la « réclame » d’après guerre.
la pression démocratique
Il se trouve qu’aucun système démocratique ne semble pouvoir fonctionner aujourd’hui en dessous d’une certaine pression de confort. Si une Sparte démocratique existe quelque part dans le monde contemporain, je demande qu’on me la montre. Inéluctablement, la démocratie moderne, c’est-à-dire la démocratie libérale où l’individu prime sur le collectif, démultiplie les besoins des hommes et augmente la pression sur l’environnement. Partout où l’individu devient une valeur centrale, ses besoins personnels s’accroissent avec l’étendue de sa sphère personnelle ; son espace vital minimal augmente en même temps que ses exigences de mobilité ; il lui faut manger plus de viande ; il lui faut consommer davantage de produits culturels ; il veut tout cela, et plus encore, pour ses enfants.
L’aveuglement des élites et le formatage subséquent de l’opinion via les médias continueront pendant longtemps à alimenter un cercle vicieux qui paralysera ou videra de leur substance les décisions urgentes. Les réserves de poisson sont-elles en train de s’effondrer à cause de la sur-pêche ? Alors, et alors seulement, des normes et des quotas seront mis en place. Mais ils le seront à la suite d’un calcul complexe qui prendra en compte les intérêts des industries agroalimentaires et de la pêche industrielle, le poids de leurs lobbies, et la solution retenue à l’instant T sera toujours le point d’équilibre entre des exigences contradictoires. Comme l’a montré l’exemple de l’amiante, comme le montre celui des pesticides, comme le montreront sans doute les effets différés des téléphones portables, jamais on ne peut arrêter immédiatement une technologie dangereuse : on calcule la décélération en fonction des impératifs économiques et des rapports de force.
L’individualisme consumériste pourra alors fort bien se marier avec des dictatures d’un genre nouveau, dans une reprise moderne du Panem et circenses romain. Le ticket sera sans retour car il n’y aura plus de contestation possible, le système ayant périmé et disqualifié tous ses opposants. En résumé, la démocratie du futur, telle qu’on la voit se dessiner, risque fort de devenir une barbarie molle d’un genre inédit, une barbarie froide et raisonnée, disposant de moyens de contrôle mental sans précédent.
Pour « créer de la richesse », la démocratie moderne doit tirer des traites gigantesques sur le futur. Pour installer la petite bulle de justice et de prospérité qu’elle propose comme modèle à l’humanité, la démocratie moderne risque de commettre la faute la plus grave jamais perpétrée par une société, un crime différé et silencieux, le crime contre la biosphère. Et de ce fait, malgré ses grandioses réalisations, qu’il serait insensé de chercher à contester et même à minimiser, elle sera peut-être maudite par les générations futures comme un âge noir de l’humanité.
la politique de l’oxymore

Le propre de l’oxymore est de rapprocher deux réalités contradictoires. Développement durable, agriculture raisonnée, marché civilisationnel, financiarisation durable, flexisécurité, moralisation du capitalisme, vidéoprotection, etc. La montée des oxymores constitue un des faits révélateurs de la société contemporaine. Le clip publicitaire qui nous montre la chevauchée d’un 4x4 dans un espace vierge cherche à nous conditionner à l’idéologie consumériste : en associant deux réalités contradictoires, l’espace naturel et la machine qui le dévore, il nous suggère perfidement la possibilité de leur conciliation. Si la contradiction et le conflit sont inhérents à tout univers mental, ils atteignent dans le nôtre une dimension inégalée. Exemples :
La société contemporaine dispose d’une perspective temporelle incommensurablement plus profonde que toutes les sociétés du passé, avec les quinze milliards d’années de la cosmologie. Et pourtant elle lie son activité à l’instantanéité de la bourse.
- Ses théoriciens affirment que toute la vie humaine est réglée par des processus sans sujets (la loi du marché), mais d’autre part elle promeut l’individu comme valeur centrale.
- Elle promeut comme valeur centrale l’individu mais produit à la chaîne des êtres formatés, qui se dépossèdent de leur individualité par les pratiques mêmes à travers lesquelles ils pensent la développer.
- Elle vante le risque et l’initiative individuelle mais prône par ailleurs le risque zéro. Elle développe jusqu’à la folie l’obsession de la sécurité dans un monde sur le point d’exploser.
- Elle exalte l’individu et la vie privée mais en même temps met en place des moyens de contrôle panoptiques qui, inexorablement, vont empiéter sur la vie privée et la grignoter peu à peu.
- Elle développe une sensiblerie anthropomorphique à l’égard des animaux, mais fait reposer sans frémir son économie sur l’élevage industriel. Elle s’indigne le l’eugénisme appliqué aux hommes mais le prône pour les animaux.
- Elle dénonce la politique insidieuse des sectes mais repose dans ses fondements mêmes sur le contrôle des esprits – et particulièrement de l’esprit des enfants – par la propagande publicitaire.
- Elle fait de la lutte contre le chômage et la délinquance deux de ses priorités, mais a besoin pour fonctionner d’un taux de chômage et de délinquance très élevé.
- Elle prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Mais dans le même temps, elle met de plus en plus de barrières au libre déplacement des êtres humains originaires des pays pauvres.
- Elle prône (et c’est là sa contradiction majeure) une croissance infinie dans un monde fini. Or nous savons désormais que la biosphère est une pellicule fine et fragile, une sorte d’exception miraculeuse ; et que cette fragile biosphère ne pourra longtemps encore supporter une croissance continue sans s’effondrer. C’est cette contradiction fondamentale qui sous-tend toutes les autres. C’est pour masquer cette vérité incontournable que notre société multiplie les oxymores. Pour se cacher à elle-même cette horrible vérité, que son projet fondamental est insensé et intenable et qu’il mène l’humanité aux abymes.
Plus la tension va s’accroître, plus les usines de communication s’alimenteront aux ressources des sciences humaines et produiront des oxymores raffinés. Transformés en injonction contradictoire par des idéologues, ils deviennent un poison social. Plus l’on produira des oxymores, plus les gens soumis à une sorte de double bind permanent, seront désorientés, et inaptes à penser et à accepter les mesures radicales qui s’imposeraient. C’est ici le lieu de rappeler l’étymologie grecque d’oxymore, qui signifie « folie aiguë ».
l’impasse technologique
Les partisans de la fuite en avant comptent sur des découvertes nouvelles pour réparer les dégâts des technologies précédentes. Ce raisonnement est inacceptable moralement pour la bonne raison que l’on ne joue pas au poker avec la survie de l’humanité. Ensuite ce raisonnement linéaire fait l’impasse sur les longues incubations invisibles, sur les effets différés, sur les effets de seuil, sur les synergies des nuisances. Venons à l’argument principal. La nature et la vie sont infiniment plus complexes que l’intelligence humaine, qui n’en constitue qu’un extrait, et qu’en conséquence l’illusion artificialiste est condamnée d’avance à l’échec. Si la planification socialiste a échoué à remodeler la société et à réparer les maux qu’elle a engendrés, à plus forte raison l’intervention technologique échouera-t-elle à son tour à remodeler la biosphère sans être submergée par les processus qu’elle a déclenchés et qui se développeront toujours plus vite que les moyens de les maîtriser.
Ainsi l’usage massif des pesticides a-t-il été rendu nécessaire par celui des engrais qui délabrent les sols et affaiblissent les plantes. Mais les pesticides, couplés à d’autres facteurs environnementaux, déciment les abeilles. Poussé par sa fuite en avant, le système agro-industriel en viendra, tôt ou tard, à demander à la technologie de remplacer les abeilles disparues et d’assurer la pollinisation des plantes.
Les outils performants dont nous nous sommes dotés pour maîtriser le devenir et que l’on brandit comme preuve d’une synthèse possible entre le marché et l’écologie contribueront à nous confirmer dans notre trajectoire fatale.
la descente aux enfers
J’énonce un constat cruel qui me semble difficilement contournable et que nous devons regarder en face, quelles que soient nos opinions religieuses, philosophiques ou politiques : le mode de vie que nous avons promu, et qui fait rêver la misère du monde – notre mode de vie occidentalisé n’est pas généralisable sous sa forme actuelle, sauf suicide de l’espèce.
Mais il faut être né dans la France rurale de l’après-guerre pour disposer d’éléments de comparaison et comprendre ce que recouvre l’idée de la « pression de confort ». Il faut avoir connu les chambres non chauffées, les toilettes au fond du jardin, les déchets que l’on recycle intégralement, le lapin du dimanche midi, l’eau que l’on va tirer au puits, l’orange à Noël, le bain du samedi soir dans la bassine chauffée sur la cuisinière, les enfants qui se lèvent à cinq heures du matin pour venir à pied à l’école – il faut avoir connu tout cela pour comprendre la pression que nos gestes quotidiens exercent sur la nature. Assurément, dans mon enfance, notre « bilan carbone » était optimal.
Imaginons, par exemple, que la catastrophe de juin 1940 – la débâcle – se déroule en juin 2008. La France de 1940 a pu en partie absorber le choc parce qu’elle était encore en grande partie rurale. En 2008, tout contribuerait à transformer la débâcle en un inimaginable chaos : les moyens de communication modernes démultiplieraient les rumeurs et amplifieraient la panique ; la structure étendue des villes rendrait impossible l’approvisionnement de la population ; l’organisation de l’espace et du travail, basé sur l’automobile, paralyserait la plupart des déplacements et donc des activités ; les traites, de ce fait, ne pourraient pus être payées ; l’économie s’effondrerait brutalement ; le repli sur les campagnes serait difficile ou impossible dans des délais si courts, à cause de la disparition presque totale du monde rural, de ses savoir-faire, des chevaux de trait ; le chauffage, essentiellement fourni par le fioul et l’électricité, ne pourrait plus être assuré ; les centrales nucléaires seraient abandonnées par leur personnel ; les banlieues mourraient de faim et s’embraseraient ; les personnes âgées et handicapées seraient abandonnées dans leurs mouroirs.
conclusion
Il y a de fortes chances que nos descendants vivent dans un monde dégradé et appauvri, et nous pouvons difficilement imaginer ce que pensera et espérera cette humanité d’après le déluge. Cela ne sert plus à grand chose de réfuter le néolibéralisme, qui est insensible aux arguments, et que seul le choc contre le mur écologique pourra remettre à sa place. La question qui se pose donc, pour ceux qui s’intéressent au devenir de l’humanité, est de réfléchir à l’après-catastrophe, à la Reconquête.
C’est précisément parce qu’il est un être historique, c’est parce que son devoir est de s’envisager dans la très longue durée, que l’être humain doit s’autolimiter. C’est précisément au nom d’une conception élargie de l’histoire et du progrès qu’il faut refuser par tous les moyens la marchandisation du monde.
Site Officiel de Bertrand Méheust
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Rubriques : actu, bibliothèque, réflexions
Voici une vidéo de l'ONG portugaise Quercus : ‹‹ Si vous abandonnez, ils abandonnent ››. Le message est clair, nous ne devons pas nous résigner au réchauffement climatique et devons continuer de lutter en nous efforçant d'adopter un comportement responsable.
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Rubriques : changement climatique, vidéos
Voici une information destinée à tous les consommateurs responsables.

Il est possible de savoir d'où vient un produit grâce aux premiers chiffres de son code-barre qui correspondent au code pays.
Quoi de plus facile que de survoler le code-barre pour s'assurer de consommer des produits locaux ou boycotter les produits d'un pays en particulier. Les industriels chinois, par exemple, connaissent la piètre notoriété de leurs produits dans le monde ; ainsi, l'information "Fabriqué en Chine" n'apparaît pas forcément.
Liste Wikipédia des codes pays :




"Les codes commençant par 2 sont libres d'utilisation, il n'est pas nécessaire d'être membre du système EAN pour les utiliser. Ils ne peuvent en revanche pas servir à l'identification du producteur. Ceux-ci sont fréquemment utilisés dans les supermarchés pour des produits qui pour une raison ou une autre ne sont pas marqués du symbole EAN, comme les produits vendus à la coupe, venant d'un pays en voie de développement ou d'une petite entreprise.
(codes internes = codes pouvant être utilisés librement au sein d'une entreprise ou association)"
En savoir plus sur les codes-barre :
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Rubriques : eco-citoyens
Pouvons-nous imaginer le prochain siècle comme le faisaient nos ancêtres optimistes ? Notre évolution nous a placé au premier rang des espèces intelligentes et n'a fait qu'accroître nos connaissances, notre imagination et nos espoirs. Ainsi, nous avons conquit la Terre toute entière, au détriment des autres espèces vivantes et de la biotope. Seulement voilà, aujourd'hui, nos connaissances sont suffisamment riches pour que nous puissions manifester nos craintes, de notre imagination surgissent les pires scénarios catastrophes et nos espoirs sont menacés. Je crois que notre évolution nous condamnera. Nous sommes au XXIème siècle et les enjeux sont réduits aux sentiments de chacun. Finalement, la science aura beau se creuser, tout ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est prendre conscience, sensibiliser et éduquer pour tenter de préserver notre environnement.
A défaut de pouvoir raisonner les puissants lobbies, les gouvernements et organisations sont de plus en plus nombreux à inciter les âmes sensibles à agir par le biais de campagnes de sensibilisation.

En 2004, la fondation Nicolas Hulot lançait une vaste campagne de sensibilisation sur la biodiversité déclinée intitulée Sans nature, pas de futur, puis enchainait, en 2005, avec sa campagne Défi pour la Terre.
En 2004, le WWF lançait la plus grande campagne de son histoire sur le climat et l'énergie PowerSwitch! (Changeons de courant!). Toujours d'actualité et sans résultat apparent, cette campagne mondiale s'est poursuivie dans 80 pays qui ont récemment planifié des coupures d'électricité durant une heure. Si seulement une heure de sagesse annuelle pouvait changer le monde...
En 2007, le gouvernement costaricien était fier de présenter sa campagne A que sembras un arbol (Plante un arbre) (1) pour appuyer le projet mondial Plant for the planet mis en place par l'ONU (Campagne pour un milliard d'arbres / UNEP).
Protéger l'environnement est un combat de tous les jours et la responsabilité de chacun.

(1) Traduction du texte de Mario Ugalde C. Sous-directeur du Diario Extra (périodique costaricien) - source : Diario Extra - Continúa la tala de árboles
Costa Rica : La coupe d'arbres continue
Le Costa Rica, en tant que pays, devrait faire très attention pour éviter que le monde nous qualifie comme un lieu où nous effaçons avec le coude ce que nous faisons avec la main, il est très regrettable de constater qu'au XXIème siècle, sont encore coupés des arbres dans nos forêts, le pire est que beaucoup de «Robles ou Cenízaros» (arbres à pluie) jetés au sol ont une autorisation des autorités elles-mêmes du Ministère de l'Energie, de l'Environnement et des Télécommunications (MINAET) ; il semble très étrange qu'elles permettent de couper des arbres qui sont en danger d'extinction.
Il y a quelques jours, nous avons été informés d'un problème qui a eu lieu entre un propriétaire d'un ‹‹Cenízaro›› et ses voisins, ceux-ci ne permettaient pas que l'emblématique masse soit coupée. Les habitants du lieu affirmaient « comment peut-il venir à l'esprit de permettre la coupe d'un cenízaro de plus de 100 ans, qui se trouve en outre dans une ronde municipale et tout proche d'une rivière » ; bien qu'il soit difficile de le croire, plusieurs branches avaient déjà été taillées car selon les autorités chargées de protéger la flore, le propriétaire du terrain en avait le droit et ils ne pouvaient pas l'en empêcher ; finalement, le permis a temporairement été suspendu tandis que « le cas est étudié ».
C'est ici que nous nous demandons comment le cas peut-il être étudié s'il l'avait déjà été ? Ou bien est-ce que les autorités n'ont jamais visité la zone pour vérifier les données qui lui ont été fournies ? Je ne sais pas mais en réalité, je leur dis que nous sommes nombreux à ne pas comprendre leurs appels pour que nous plantions des petits arbres, et quand enfin l'un prend et grandit, il est permis qu'il soit coupé. Comment convaincre mon fils sur l'importance de planter des arbres si, tous les jours, nous observons des exemples qui indiquent le contraire ? Nous voyons et lisons dans les médias de communication, les informations relatives à la saisie de bois coupé illégalement ; bien évidemment, les camions circulent sur les routes nationales, remplis de rondins qui ont été coupés dans nos forêts, certains d'entre eux « protégés » et quelle punition reçoivent les responsables ? Une amende équivalente à un salaire minimum ou quelque chose dans ce style. Attention messieurs, qu'est-ce qui nous vaut de planter 7 millions de petits arbres par an dont sûrement beaucoup n'arriveront pas à leur « maturité », si nous n'évitons pas la coupe des arbres adultes.

Pourquoi planter et planter si ensuite viennent les « dévoreurs » de forêts raser tout ce qu'ils rencontrent, nous comprenons que le MINAET n'ait peut-être pas les ressources suffisantes pour engager plus de gardes ou d'inspecteurs pour poursuivre ceux à qui le futur du Costa Rica et de la planète leur importe peu ; et bien souvent, la seule chose qu'ils doivent faire est de se rendre dans les zones qui sont détruites pour constater les barbaries qui s'y produisent. Ici sont coupés des arbres comme s'il s'agissait de débrousailler des pâturages remplis de buissons.
La vérité est que la destruction de forêt primaire continue d'être notre pain de chaque jour. Les zones sud, nord, est et ouest sont en train de se transformer en véritables déserts et pourtant, il y a plus d'une personne qui reste les bras croisés. Les « mangeurs de forêts » continuent de couper des arbres de toute part, appuyés par des tromperies et astuces légales. Ces dévastateurs frappent tous les jours, transformant des milliers d'arbres en « victimes » de l'ambition démesurée qui nous attaque de toute part, parce qu'il y a des exploitants qui n'ont pas encore pris conscience ou la conservation ne les intéressent pas, ce sont eux qu'il faut envoyer en prison.
liens en espagnol :
Paz con la Naturaleza - Costa Rica (site officiel)
Dia del ambiente y maquillaje verde gubernamental
Protestas en Costa Rica en el Día Mundial del Ambiente
Jornada Nacional de Reforestación - Mexico (site officiel)
Un engaño la "jornada histórica" de reforestación - Mexico
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